Centrale nucléaire de Kashiwazaki-Kariwa
| Centrale nucléaire de Kashiwazaki-Kariwa | |||
Vue aérienne du site de Kashiwazaki-Kariwa. |
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| Administration | |||
|---|---|---|---|
| Pays | Japon | ||
| Préfecture | Niigata | ||
| Coordonnées | |||
| Opérateur | compagnie d'électricité de Tokyo (TEPCO) | ||
| Statut | À l'arrêt | ||
| Réacteurs | |||
| Type | réacteurs à eau bouillante (REB) | ||
| Réacteurs actifs | 7 | ||
| Production d’électricité | |||
| Divers | |||
| Source froide | Mer du Japon | ||
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Géolocalisation sur la carte : Japon |
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La centrale nucléaire de Kashiwazaki-Kariwa (柏崎刈羽原子力発電所, Kashiwazaki-Kariwa genshiryoku-hatsudensho?), exploitée par la compagnie d'électricité de Tokyo (TEPCO), est à l'arrêt depuis le séisme de 2011 de la côte Pacifique du Tōhoku et (dans l'hypothèse d'une reprise de la production d'électricité d'origine nucléaire au Japon) ne devrait pas redémarrée avant le mois de juin 2013, compte tenu des travaux restant à faire pour la protèger des tsunamis[1].
Cette centrale se situe non loin de la ville de Kashiwazaki, dans la préfecture de Niigata à 250 km au nord de Tōkyō, elle regroupe sept réacteurs nucléaires, et elle est la plus puissante au monde avec une puissance installée totale de 8 212 mégawatts (soit 13 % de la capacité de production[2] de la compagnie TEPCO).
Sommaire |
Description [modifier]
Les sept réacteurs nucléaires sont du type REB. Les cinq premiers ayant une puissance électrique unitaire de 1 100 MW. Ils ont été mis en service respectivement en 1985 pour le réacteur n°1, 1990 pour les n°2 et 5, 1993 pour le n°3 et 1994 pour le n°4. Les deux derniers réacteurs, de type ABWR[3] ayant une puissance électrique unitaire de 1 356 MW, ont été mis en service en 1996 (n°6) et 1997 (n°7).
Après leur arrêt total le 16 juillet 2007 en raison d'un séisme de magnitude 6,8 sur l'échelle de Richter, ces réacteurs ont été relancés le 9 mai 2009 et ont été soumis à des tests avant une remise en service durant l'été 2009, après que TEPCO a pu démontrer qu'il n'y a pas eu de dommages structurels importants[4].
Interdiction du MOX [modifier]
En mai 2001, un référendum organisé dans le village de Kariwa (3605 électeurs) s'est prononcé à 53 % contre l'utilisation du combustible MOX par la centrale nucléaire. L'exploitant TEPCO aurait donc dû renoncer à utiliser le combustible MOX à Kashiwazaki-Kariwa.
Selon la porte-parole japonaise de Greenpeace, Kazue Suzuki, l'utilisation du MOX réduit « la marge de sécurité du réacteur nucléaire (...) dans la mesure où le plutonium réagit plus rapidement que l'uranium. »
En août 2002, l'Agence japonaise de sûreté nucléaire (qui dépend du ministère) a révélé que TEPCO a dissimulé de nombreux rapports d'inspection dans la centrale de Kashiwazaki-Kariwa. À la suite des révélations sur les dissimulations, le gouverneur de la préfecture de Niigata et les maires de la ville de Kashiwazaki et du village de Kariwa ont retiré leur aval à l'utilisation du combustible MOX, obtenu après de laborieuses négociations avec les populations locales, estimant que la compagnie d'électricité « avait détruit le rapport de confiance mutuelle par des agissements malhonnêtes ». Avant d'annoncer sa démission, le président de TEPCO, Nobuya Minami, a déclaré que l'utilisation du MOX dans la centrale de Kashiwazaki-Kariwa était différée indéfiniment.
Incidents [modifier]
La centrale a subi un tremblement de terre de magnitude 6,8 en juillet 2007[5] qui a provoqué un incendie et des fuites d'eau contenant des éléments radioactifs[6].
Les conséquences radiologiques de ce séisme apparaissent très faibles :
- des fûts de déchets de faible activité (genre fûts pétroliers) gerbés sont renversés dans le hangar où ils étaient entreposés ;
- une piscine de désactivation a débordé et l’eau a été rejetée en mer[7] ;
- de la vapeur s'est dégagée le long d’un arbre de turbine[7];
- des gaz radioactifs (cobalt-60, chrome-51 et iode) ont été relâchés dans l'atmosphère[8].
À la suite de ce séisme les réacteurs de la centrale ont été arrêtés le 18 juillet. Le coût total du séisme pour la centrale est évalué à plus de 600 milliards de yens (plus de 3,6 milliards d'euros) sur l'année comptable qui prend fin en mars 2008, entraînant un déficit de 95 milliards de yens (570 millions d'euros) pour cette même année[2].
À noter que la Haute Cour de Justice de Tōkyō avait rejeté une remise en cause en 2005 de la fiabilité des études sismiques qui constataient l'absence de faille sur le site de la centrale, évitant ainsi à TEPCO d'avoir à fermer la centrale[9].
Alors que la centrale est arrêtée depuis le tremblement de terre, 8 incendies se sont déclarés dans les différentes unités, dont le dernier a brûlé un ouvrier au visage. Pour autant, les autorités ont donné le feu vert en février 2009 pour le redémarrage de l'unité n°7[10].
Notes et références [modifier]
- Tepco ne redémarrera pas sa centrale nucléaire de Kashiwazaki-Kariwa - Actu-environnement.com du 14 novembre 2012
- Financial Times, édition du 31 octobre 2007 : Tepco pushed into red by quake damage
- AFP, Japon/centrale de Kashiwazaki : redémarrage partiel pas avant 2 ans dans Romandie News le 1er décembre 2007.[lire en ligne (page consultée le 20 décembre 2007)]
- [1]
- alors que la conception de la centrale n'était prévue que pour des séismes de magnitude 6,5 au maximum
- Japon - La plus grande centrale nucléaire du monde inspire des craintes, La Presse canadienne Le Devoir, 2007-07-18
- 'LE POINT DE VUE DE L’IRSN SUR LA SURETE ET LA RADIOPROTECTION DU PARC ELECTRONUCLEAIRE FRANÇAIS EN 2007'
- WikiNews, 17 juillet 2007 : Nuclear leaks after Japan quake are worse than first reported
- The Japan Times, édition du 27 octobre 2007 : Hamaoka reactors quake-safe, court rules
- The Japan Times, édition du 6 mars 2009 : Nuke plant blaze burns worker