Centrale nucléaire de Kashiwazaki-Kariwa

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Centrale nucléaire de Kashiwazaki-Kariwa
Image illustrative de l'article Centrale nucléaire de Kashiwazaki-Kariwa
Vue aérienne du site de Kashiwazaki-Kariwa.
Administration
Pays Japon
Préfecture Niigata
Coordonnées 37° 25.77′ N 138° 36.1′ E / 37.4295, 138.601737° 25.77′ Nord 138° 36.1′ Est / 37.4295, 138.6017  
Opérateur compagnie d'électricité de Tokyo (TEPCO)
Statut À l'arrêt
Réacteurs
Type réacteurs à eau bouillante (REB)
Réacteurs actifs 7
Production d’électricité
Divers
Source froide Mer du Japon

Géolocalisation sur la carte : Japon

(Voir situation sur carte : Japon)
Centrale nucléaire de Kashiwazaki-Kariwa

La centrale nucléaire de Kashiwazaki-Kariwa (柏崎刈羽原子力発電所, Kashiwazaki-Kariwa genshiryoku-hatsudensho?), exploitée par la compagnie d'électricité de Tokyo (TEPCO), est à l'arrêt depuis le séisme de 2011 de la côte Pacifique du Tōhoku et l'accident de Fukushima. Son redémarrage reste à ce jour incertain [1].

Cette centrale se situe non loin de la ville de Kashiwazaki, dans la préfecture de Niigata à 250 km au nord de Tōkyō, elle regroupe sept réacteurs nucléaires, et elle est la plus puissante au monde avec une puissance installée totale de 8 212 mégawatts (soit 13 % de la capacité de production[2] de la compagnie TEPCO).

Description[modifier | modifier le code]

Les sept réacteurs nucléaires sont du type REB. Les cinq premiers ayant une puissance électrique unitaire de 1 100 MW. Ils ont été mis en service respectivement en 1985 pour le réacteur n°1, 1990 pour les n°2 et 5, 1993 pour le n°3 et 1994 pour le n°4. Les deux derniers réacteurs, de type ABWR[3] ayant une puissance électrique unitaire de 1 356 MW, ont été mis en service en 1996 (n°6) et 1997 (n°7).

Après leur arrêt total le 16 juillet 2007 en raison d'un séisme de magnitude 6,8 sur l'échelle de Richter, ces réacteurs ont été relancés le 9 mai 2009 et ont été soumis à des tests avant une remise en service durant l'été 2009, après que TEPCO a pu démontrer qu'il n'y a pas eu de dommages structurels importants[4].

Interdiction du MOX[modifier | modifier le code]

En mai 2001, un référendum organisé dans le village de Kariwa (3605 électeurs) s'est prononcé à 53 % contre l'utilisation du combustible MOX par la centrale nucléaire. L'exploitant TEPCO aurait donc dû renoncer à utiliser le combustible MOX à Kashiwazaki-Kariwa.

Selon la porte-parole japonaise de Greenpeace, Kazue Suzuki, l'utilisation du MOX réduit « la marge de sécurité du réacteur nucléaire (...) dans la mesure où le plutonium réagit plus rapidement que l'uranium. »

En août 2002, l'Agence japonaise de sûreté nucléaire (qui dépend du ministère) a révélé que TEPCO a dissimulé de nombreux rapports d'inspection dans la centrale de Kashiwazaki-Kariwa. À la suite des révélations sur les dissimulations, le gouverneur de la préfecture de Niigata et les maires de la ville de Kashiwazaki et du village de Kariwa ont retiré leur aval à l'utilisation du combustible MOX, obtenu après de laborieuses négociations avec les populations locales, estimant que la compagnie d'électricité « avait détruit le rapport de confiance mutuelle par des agissements malhonnêtes ». Avant d'annoncer sa démission, le président de TEPCO, Nobuya Minami, a déclaré que l'utilisation du MOX dans la centrale de Kashiwazaki-Kariwa était différée indéfiniment.

Incidents[modifier | modifier le code]

Kashiwazaki Kariwa-April 2011.jpg

La centrale a subi un tremblement de terre de magnitude 6,8 en juillet 2007[5] qui a provoqué un incendie et des fuites d'eau contenant des éléments radioactifs[6].

Les conséquences radiologiques de ce séisme apparaissent très faibles :

  • des fûts de déchets de faible activité (genre fûts pétroliers) gerbés sont renversés dans le hangar où ils étaient entreposés ;
  • une piscine de désactivation a débordé et l’eau a été rejetée en mer[7] ;
  • de la vapeur s'est dégagée le long d’un arbre de turbine[7];
  • des gaz radioactifs (cobalt-60, chrome-51 et iode) ont été relâchés dans l'atmosphère[8].

À la suite de ce séisme les réacteurs de la centrale ont été arrêtés le 18 juillet. Le coût total du séisme pour la centrale est évalué à plus de 600 milliards de yens (plus de 3,6 milliards d'euros) sur l'année comptable qui prend fin en mars 2008, entraînant un déficit de 95 milliards de yens (570 millions d'euros) pour cette même année[2].

À noter que la Haute Cour de Justice de Tōkyō avait rejeté une remise en cause en 2005 de la fiabilité des études sismiques qui constataient l'absence de faille sur le site de la centrale, évitant ainsi à TEPCO d'avoir à fermer la centrale[9].

Alors que la centrale est arrêtée depuis le tremblement de terre, 8 incendies se sont déclarés dans les différentes unités, dont le dernier a brûlé un ouvrier au visage. Pour autant, les autorités ont donné le feu vert en février 2009 pour le redémarrage de l'unité n°7[10].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]