Centrale nucléaire de Tsuruga

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Centrale nucléaire de Tsuruga
Image illustrative de l'article Centrale nucléaire de Tsuruga
Administration
Pays Drapeau du Japon Japon
Préfecture Fukui
Coordonnées 35° 45′ 07″ N 136° 01′ 08″ E / 35.751944, 136.01888935° 45′ 07″ Nord 136° 01′ 08″ Est / 35.751944, 136.018889  
Opérateur Compagnie japonaise de l'énergie atomique
Année de construction 1966
Date de mise en service 14 Mars 1970
Statut À l'arrêt
Réacteurs
Réacteurs actifs 0 (actuellement)
Puissance nominale 357 MW
1160 MW
Production d’électricité
Production annuelle d'électricité 0 (actuellement)
Production totale 234 086 GWh
Divers
Source froide Mer du Japon

Géolocalisation sur la carte : Japon

(Voir situation sur carte : Japon)
Centrale nucléaire de Tsuruga

La centrale nucléaire de Tsuruga (敦賀発電所, Tsuruga hatsudensho?) est exploitée par la compagnie japonaise de l'énergie atomique (JAPC). Elle a été construite dans la baie de Wakasa sur la préfecture de Fukui, dans la région centrale de l'île de Honshu, l'île principale du Japon, sur une faille qu'une expertise de 2013 a considéré comme encore active[1].

Description[modifier | modifier le code]

La centrale de Tsuruga est équipée de deux réacteurs de production :

  • Tsuruga 1 : 340 MWe, mis en service en 1969.

Cette unité est un réacteur à eau bouillante (REB) construit par l'entreprise américaine General Electric :

  • Tsuruga 2 : 1 115 MWe, mis en service en 1986.

La tranche 2 est un réacteur à eau pressurisée (REP) à quatre boucles construit par l'entreprise japonaise Mitsubishi.

Risque sismique[modifier | modifier le code]

L'Autorité de réglementation du nucléaire (ARN) du Japon affirme que le réacteur n°2 est situé sur une faille active, ce qui peut mettre en péril le site en cas de séisme. L'ARN réclame donc l'arrêt de cette installation[2].

Incidents[modifier | modifier le code]

Un dysfonctionnement du circuit de refroidissement du réacteur n°1 a causé le rejet de 16 tonnes d’eau fortement radioactive. L’accident a été révélé en avril 1981, quarante jours après les faits[3].

Autres réacteurs de recherche[modifier | modifier le code]

Les deux réacteurs suivants appartiennent à l'Institut du cycle du combustible japonais.

Fugen[modifier | modifier le code]

148 MWe, mis en service en 1978. Ce réacteur est un réacteur ATR (Advanced Thermal Reactor) à eau lourde construit par Hitachi.

Monju[modifier | modifier le code]

246 MWe, construction commencée en 1985 et achevée en 1991, mis en service en 1994.

Le réacteur de Monju est le premier réacteur à neutrons rapides (RNR) construit par Mitsubishi, et refroidi par du sodium liquide, élément particulièrement difficile à gérer en cas d'incendie. En cela, il est similaire au réacteur français Superphénix.

Mis à l'arrêt en 1995 en raison d'un accident pendant lequel une fuite de sodium a provoqué un important incendie. Sa remise en service, initialement envisagée fin 2008[4], est réalisée le 6 mai 2010[5]. Le réacteur poursuivra une phase de recherche dans l'objectif d'être pleinement opérationnel au printemps 2013[6].

En août 2010, un autre accident provoque à nouveau l'arrêt du réacteur. En juin 2011, le réacteur n'a produit de l'électricité que pendant une heure depuis les premiers tests effectués il y a plus de 20 ans[7].

En mai 2014, selon le journal Yomiuri shinbun, la France a demandé au Japon de relancer le réacteur Monju, ceci afin de pouvoir y tester les combustibles du projet français de surgénérateur Astrid[8].

Incidents connus[modifier | modifier le code]

Le 8 décembre 1995, dans le réacteur Monju d'intenses vibrations du circuit secondaire de refroidissement causent la rupture d'une sonde thermométrique, permettant la fuite de plusieurs centaines de kg de sodium. Le sodium s'enflammant au contact de l'air, un intense incendie survient, sans pour autant déclencher immédiatement d'alarme ni d'arrêt d'urgence. Le réacteur est arrêté manuellement 90 minutes après le début de la fuite[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des réacteurs nucléaires.

Lien externe[modifier | modifier le code]