Centrale nucléaire de Fukushima Daini

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Centrale nucléaire de Fukushima Daini
Image illustrative de l'article Centrale nucléaire de Fukushima Daini
Fukushima Daini
福島第二原子力発電所
(ou Fukushima II)
Administration
Pays Drapeau du Japon Japon
Bourgs Naraha et Tomioka, Préfecture de Fukushima
Coordonnées 37° 18′ 58″ N 141° 01′ 32″ E / 37.316, 141.0256 ()37° 18′ 58″ Nord 141° 01′ 32″ Est / 37.316, 141.0256 ()  
Opérateur Compagnie d'électricité de Tokyo (TEPCO)
Date de mise en service De 1981 à 1986
Statut À l'arrêt (suite au tremblement de terre de mars 2011)
Réacteurs
Type À eau bouillante
Réacteurs actifs 4 × 1 067 MWe
Production d’électricité
Divers
Source froide Océan Pacifique

Géolocalisation sur la carte : préfecture de Fukushima

(Voir situation sur carte : préfecture de Fukushima)
Centrale nucléaire de Fukushima Daini

Géolocalisation sur la carte : Japon

(Voir situation sur carte : Japon)
Centrale nucléaire de Fukushima Daini

La centrale nucléaire de Fukushima-Daini (福島第二原子力発電所, Fukushima daini genshiryoku hatsudensho?), aussi dénommée centrale nucléaire de Fukushima II, est située dans les bourgs de Naraha et Tomioka de la préfecture de Fukushima sur Honshu, l'île principale du Japon, à 240 km au nord de Tokyo, au bord de l'Océan Pacifique.

Elle est exploitée par la compagnie d'électricité de Tokyo (TEPCO), de même que la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, qui se trouve à 12 km plus au nord.

Description[modifier | modifier le code]

La centrale nucléaire comprend 4 réacteurs à eau bouillante (REB) de capacité nominale égale construits entre 1981 et 1986 :

  • Fukushima-Daini 1 : 1067 MWe, mis en service en 1981.
  • Fukushima-Daini 2 : 1067 MWe, mis en service en 1983.
  • Fukushima-Daini 3 : 1067 MWe, mis en service en 1984.
  • Fukushima-Daini 4 : 1067 MWe, mis en service en 1986.

Les réacteurs 1 et 3 ont été construits par Toshiba et les réacteurs 2 et 4 par Hitachi.

Caractéristiques des réacteurs de Fukushima-Daini[modifier | modifier le code]

Les caractéristiques détaillées de chaque réacteur sont données ci-après[1].

Nom du réacteur Modèle Capacité [MW] Exploitant Constructeur Début constr. Raccord. au réseau Mise en service comm.
Thermique (MWt) brute (MWe) Nette (MWe)
Fukushima Daini-1 BWR-5 3 293 1 100 1 067 TEPCO TOSHIBA mars 1976 juil 1981 avril 1982
Fukushima Daini-2 BWR-5 3 293 1 100 1 067 TEPCO HITACHI mai 1979 juin 1983 fév 1984
Fukushima Daini-3 BWR-5 3 293 1 100 1 067 TEPCO TOSHIBA mars 1981 déc 1984 juin 1985
Fukushima Daini-4 BWR-5 3 293 1 100 1 067 TEPCO HITACHI mai 1981 déc 1986 août 1987

Incidents[modifier | modifier le code]

Incident de 1989[modifier | modifier le code]

Le 6 janvier 1989, un cinquième d'un disque de contrôle de flux de 100 kg s'est désintégré et a été emporté à l'intérieur de l'enceinte de confinement du réacteur no 3. Cet incident a nécessité l'arrêt de ce réacteur[2].

Incident de 2011 (niveau 3)[modifier | modifier le code]

Selon l’Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) (14 mars à h 15 CET), les quatre réacteurs (automatiquement arrêtés le 11 mars) sont stabilisés, et bien que les préparatifs étaient faits pour les dépressuriser, cette opération n’a pas été nécessaire[3]. Le 14 mars en fin de soirée, les réacteurs 1, 2 et 3 ont atteint l'« arrêt à froid » (une température inférieure à 100 °C et une pression de l'ordre de la pression atmosphérique)[3].

  • Pour le réacteur numéro 1, l’exploitant a pu restaurer un système d’évacuation de chaleur résiduelle pour refroidir le réacteur[3].
  • Pour le réacteur numéro 2, l’opérateur travaille à rétablir les systèmes de dissipation de la chaleur résiduelle[3].
  • Le réacteur numéro 3 est stabilisé, en « arrêt à froid » (moins de 100 °C, correctement refroidi).
  • Pour le réacteur numéro 4, l’opérateur travaille à rétablir les systèmes de dissipation de la chaleur résiduelle[3].

Selon l’AIEA, le 13 mars (avant les fortes émissions de la centrale de Fukushima I), des mesures de débit de dose radioactive faites à quatre endroits autour du périmètre de la centrale durant 16 heures donnaient des niveaux dans les normes[3].

Le 18 mars, l'incident est temporairement classé au niveau 3 INES[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]