Screwball comedy

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Carole Lombard, une des reines de la screwball comedy, dans La Joyeuse Suicidée (1937)

La screwball comedy ou comédie loufoque est un sous-genre de la comédie hollywoodienne. Elle tire son nom de l'argot américain dans lequel screwball désigne un individu au comportement étrange voire excentrique. Le terme est lui-même dérivé du jargon du baseball dans lequel la screwball, c'est-à-dire la balle tire-bouchon, ou balle « vissée », est une balle lancée de telle manière que sa trajectoire soit imprévisible.

Bien qu’aucune définition ne fasse réellement autorité, on considère généralement que ses caractéristiques principales sont la combinaison d'humour slapstick et de dialogues vifs, autour d’une intrigue centrée sur des questions de mœurs, notamment les thèmes de la rupture, du divorce ou du remariage.

La comédie loufoque mêle donc des éléments de la comédie de situation, de la comédie romantique et de la farce.

Les limites temporelles d'une comédie loufoque sont, à l’image de la définition du genre, difficiles à tracer. Le film de Frank Capra New York-Miami, en 1934, est généralement considéré comme son premier représentant significatif et, si son âge d’or se termine avant le milieu des années 1940, des éléments du genre continuent d’apparaître, parfois sous la forme d’hommages ou de citations, dans des films contemporains. Pour expliquer son déclin, on avance notamment le fait que l'irruption de la Seconde Guerre mondiale et la fin de la Grande Dépression minèrent les codes thématiques qui faisaient la colonne vertébrale du genre, à savoir un exutoire à la misère. Par ailleurs, après la guerre, les personnages féminins du cinéma américain sont devenus un peu plus effacés, or la forte personnalité des femmes est l'ingrédient le plus notable du genre.
Les comédies romantiques actuelles découlent des modèles mis en place par ces comédies loufoques mais dans une perspective nettement plus conformiste, notamment quant à la place de la femme dans la société ou dans le couple.

Éléments de définition[modifier | modifier le code]

  • des personnages féminins libres et aux personnalités fortes
  • situation ridicule, farce.
  • vivacité des réparties. Empruntant à d'autres genres antérieurs (films de gangster, journalisme ou comédies romantiques...), la comédie loufoque porte à son apogée la virtuosité des dialogues qui deviendront une de ses marques de fabrique.
  • snobisme de classe inversé : convention implicite ou explicite que les gens modestes ont des valeurs supérieures à celles des gens prospères. Les possédants finissent généralement par adopter les valeurs et les attitudes populaires et révéler ainsi la noblesse de leurs sentiments.
  • élément romantique. La comédie loufoque met souvent en scène un couple de protagonistes destiné à se compléter mais rencontrant des difficultés à vivre ensemble ou à s'avouer leurs sentiments.
  • divorce et remariage. Quelques érudits pointent cet aspect comme étant une évolution dans le code éthique américain vers une plus grande facilité pour le divorce mais avec la réassurance que le mariage reste finalement la meilleure façon de vivre.
  • les intrigues tournent souvent autour de la vie d'un riche oisif, entrant en conflit avec un personnage contraint d'avoir une occupation rémunérée.

Quelques exemples caractéristiques[modifier | modifier le code]

Un des premiers films du genre : New York-Miami avec Clark Gable et Claudette Colbert

Quelques acteurs de la screwball comedy[modifier | modifier le code]

Cary Grant, Katharine Hepburn et James Stewart acteurs récurrents de la screwball comedy dans Indiscrétions (1940)

Films plus récents empruntant à la screwball comedy[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]