Camille Flers

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Camille Flers, né le 15 février 1802 à Paris et mort le 27 juin 1868 à Annet-sur-Marne (Seine-et-Marne), est un peintre paysagiste français, de l'École de Barbizon.

Biographie[modifier | modifier le code]

Paysage des environs d'Annet-sur-Marne, Barnard Castle, Bowes Museum.

rue des Amandiers à Paris, Camille Flers est le fils de Jean Charles Flers, caissier puis directeur de la manufacture de porcelaine Nast, et de Marie Thérèse Bloufflerd, originaires d'Annet-sur-Marne. Flers est l'élève de Joseph François Paris (1784–1871)[1] et apprend l'art du pastel avec un pastelliste de l'école de Maurice Quentin de La Tour. Flers débute au Salon de 1831 où il envoie son Village de Pissevache. Il expose ensuite ses paysages et ses pastels au Salon jusqu'en 1863.

Engagé comme cuisinier sur un bateau, il part pour le Brésil en 1821. À Rio de Janeiro, il est cuisinier, puis peintre et enfin danseur au théâtre impérial. Il revient en France en 1823, en passant par Cadix. Le 11 novembre 1826, à Paris, il épouse Louise Adèle Clauss, fille de Jean Marx Clauss, fabricant de porcelaine au numéro 8 rue de la Pierre-Levée à Paris, et de Odille Seeger, fille et petite fille de peintres et chimistes en porcelaine et faïence de la manufacture de Niderwiller.

Flers est l'aîné de l'école naturaliste[2] de 1830. Ce « romantique-naturaliste », tel qu'il se dénomme lui-même, est l'un des premiers à travailler sur le motif en forêt de Fontainebleau, à Barbizon, où il rejoint Jacques Raymond Brascassat (1804-1867), Antoine-Louis Barye (1795-1875) ou Alexandre-Gabriel Decamps (1803-1860). Il n'habitera à Paris qu'en hiver et cela pendant sept ans. À partir de 1848, il est considéré comme un des maîtres[réf. nécessaire] du mouvement réaliste.

Camille Flers est inhumé à Paris au cimetière du Père Lachaise (35ème division).

Collections publiques[modifier | modifier le code]

  • Autun, musée Rolin : Noisetiers sur le bord de la Bresle à Aumale, 1861, huile sur toile[3]
  • Dijon, musée Magnin :
    • Paysage avec une ligne de maisons, 1852, pierre noire[4]
    • Vieilles maisons, vers 1829, plume et mine de plomb[5]
  • Paris, musée du Louvre :
    • Paysage, environs de Paris, 1854, huile sur toile[6]
    • Paysage avec une barque sur une rivière, fusain[7]
    • Paysage de campagne, 1842, mine de plomb, aquarelle[8]

Expositions[modifier | modifier le code]

Élèves[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire Bénézit
  • Pierre Miquel, Le Paysage français au XIXe siècle, Collection « L’école de la Nature », Tomes I, Éditions de la Martinelle, Maurs-La-Jolie, 1975

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]