Bataille de La Marsaille
| Bataille de La Marsaille | ||||||||||||||||
| Informations générales | ||||||||||||||||
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| Guerre de la ligue d'Augsbourg | ||||||||||||||||
| Batailles | ||||||||||||||||
| Philippsburg — Sac du Palatinat — Baie de Bantry — Mayence — Walcourt — Fleurus — Cap Béveziers — Boyne — Staffarda — Cuneo — Mons — Leuze — Aughrim — La Hougue — Namur (1692) — Steinkerque — Lagos — Neerwinden — La Marsaille — Charleroi — Rivière Ter — Texel — Camaret — Bruxelles — Namur (1695) — Dogger Bank — Carthagène — Barcelone — Baie d'Hudson | ||||||||||||||||
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La bataille de La Marsaille, ou bataille de Marsaglia, est une bataille victorieuse livrée le 4 octobre 1693 par une armée française commandée par Nicolas de Catinat face à une armée hispano-savoyarde commandée par le duc de Savoie Victor-Amédée pendant la guerre de la ligue d'Augsbourg.
[modifier] Déroulement des hostilités
Victor-Amédée ayant bloqué Pignerol et assiégé Casal en août 1693, Catinat, qui avait reçu la gendarmerie en renfort et était retranché dans son camp de Fenestrelle, décida de passer à l'attaque. Il forma son armée sur trois lignes, l'infanterie au centre et la cavalerie aux ailes. Le duc de Vendôme commandait la première ligne de l'aile droite; le marquis de Larré, la seconde; La Hoguette, l'infanterie du corps de bataille; le marquis de Vins et le grand prieur de Vendôme, l'aile gauche.
Bien que le prince Eugène et d'autres lui eussent conseillé d'attendre une occasion favorable et de se replier sur Turin, Victor-Amédée, voulant prendre sa revanche de sa défaite à Staffarde, rangea ses troupes en trois lignes. Les forces étaient identiques (35 000 Français contre 30 000 alliés) mais Catinat disposait d'une position dominante.
L'attaque eut lieu sur tout le front : les troupes hispano-savoyardes furent enfoncées, l'infanterie française renversa à la baïonnette les escadrons intercalés avec les bataillons, sans tirer. À l'aile droite, la cavalerie déborda l'aile gauche alliée. La gendarmerie, exemplaire, ramena au combat les bataillons de première ligne et attaqua l'infanterie ennemie par le flanc.
Les alliés fuirent, laissant sur le champ de bataille 8 000 morts ou blessés, 2 000 prisonniers, leurs canons et 32 drapeaux ou étendards. Les Français perdirent quant à eux 1 800 hommes.
Cependant, faute de matériel et d'argent, Catinat ne put assiéger Turin mais Casal était débloquée.