Nicolas de Catinat

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Officier général francais 7 etoiles.svg Nicolas Catinat de la Fauconnerie
Seigneur de Saint-Gratien
Image illustrative de l'article Nicolas de Catinat

Naissance 1er septembre 1637
à Paris, France
Décès 22 février 1712 (à 75 ans)
Saint-Gratien, France
Origine Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Dignité d'État Maréchal de France
Années de service 16601701
Conflits Guerre de Hollande
Guerre de la Ligue d'Augsbourg
Guerre de Succession d'Espagne
Commandement Armée du Rhin
Faits d'armes Bataille de Staffarde
Bataille de La Marsaille
Bataille de Carpi
Hommages Éloge de La Harpe (1775)
statue à Saint-Gratien (1860)

Nicolas Catinat de La Fauconnerie, seigneur de Saint-Gratien, né à Paris le 1er septembre 1637 et mort à Saint-Gratien le 22 février 1712, est un militaire français du XVIIe siècle. Il prend part aux principaux conflits impliquant la France sous le règne de Louis XIV, guerre de Hollande, guerre de la Ligue d'Augsbourg et guerre de Succession d'Espagne, ce qui lui vaut d'être élevé à la dignité de maréchal de France (1693).

Biographie[modifier | modifier le code]

Nicolas de Catinat naît rue de la Sorbonne à Paris[1]. Issu d’une famille de la petite noblesse du Perche, fils de Nicolas II Catinat, magistrat, doyen des conseillers du Parlement de Paris, et de Catherine Poisle, il quitta dans sa jeunesse le barreau pour les armes : Catinat rejoint les Gardes-Françaises dès 1660 et gravira, par son mérite, tous les échelons du commandement.

Dès 1667, il se distingue lors de l'attaque de la contrescarpe au siège de Lille et reçoit du Roi une lieutenance dans le régiment des gardes. Blessé à la bataille de Seneffe, il sert avec distinction lors de la guerre de Hollande en 1676-1678. En mai 1679, il est capitaine et commande le détachement qui enlève près de Turin le comte Mattioli, secrétaire d'État du duc de Mantoue, convaincu d'avoir joué un double jeu et ridiculisé Louis XIV[2].

Maréchal de camp en 1680, il fut employé contre les Vaudois en 1686 et nommé lieutenant général en 1688. Après avoir pris part au siège de Philippsburg au commencement de la guerre de la Ligue d'Augsbourg, il fut nommé commandant en chef en 1690. Le 18 août 1690, il remporte la victoire de Staffarde contre l'Espagne et la Savoie, le jour suivant il occupe Saluces et le 18 novembre Suse. Le 4 octobre 1693, il gagne la bataille de La Marsaille contre le duc de Savoie. Cette série de revers força la Savoie à s'allier à la France en 1696. Catinat reçut le bâton de maréchal de France le 27 mars 1693 comme prix de ces exploits.

Responsable des opérations en Italie au début de la guerre de Succession d'Espagne, il eut à combattre le prince Eugène ; mais le mauvais état de l'armée, le manque d'argent et de subsistances paralysèrent ses efforts, et il éprouva quelques échecs, notamment il souffrit un revers à la bataille de Carpi (9 juillet 1701). En disgrâce, il fut remplacé par Villeroy, qu'il seconda pour la campagne de Chiari.

Il subit en philosophe cet injuste traitement, et vécut dès lors en retraite dans son château de Saint-Gratien (près de Montmorency), fuyant la cour et s'adonnant au quiétisme. Il y meurt le 12 février 1712. Il est enterré dans l'église du village. Il a son buste dans le parc de l'hôtel de ville de Saint Gratien.

Références[modifier | modifier le code]

  • Louis de Blanchefort de Créquy, Mémoires pour servir à la vie de Nicolas de Catinat, Paris, Veuve Duchêne, 1775
  • Nicolas de Catinat, Mémoires et correspondances du maréchal de Catinat, publié par Bernard Le Bouyer de Saint-Gervais, 3 vol. in-8, Paris 1819
  • Son Éloge a été écrit par La Harpe en 1775. Une statue lui a été érigée à Saint-Gratien en 1860.
  • Association Saint-Gratien d'hier et d'aujourd'hui, Catinat : maréchal de France, seigneur de Saint-Gratien, Paris : Éd. du Valhermeil, 1988
  • Catinat, Histoire d'une famille, par Ghislaine Chouet et Bruno Jousselin, Amis du Perche, Rémalard, 2010.

Armoiries[modifier | modifier le code]

Figure Blasonnement
Blason ville fr Saint-Gratien (Val-d'Oise).svg

D'argent, à une croix de gueules chargée de neuf coquilles d'or.[3],[4]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire historique des rues de Paris, Jacques Hillairet, éditions de Minuit, p.527
  2. voir l'Homme au masque de fer
  3. Johannes Baptist Rietstap, Armorial général : contenant la description des armoiries des familles nobles et patriciennes de l'Europe : précédé d'un dictionnaire des termes du blason, G.B. van Goor,‎ 1861, 1171 p. (lire en ligne), et ses Compléments sur www.euraldic.com
  4. www.heraldique-europeenne.org

Source partielle[modifier | modifier le code]

Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Nicolas de Catinat » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie,‎ 1878 (Wikisource)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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