Bardane

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Les bardanes sont des plantes bisannuelles souvent de grande taille, reconnaissables à leurs capitules dont les bractées se terminent par des sortes de crochets, ce qui permet à ces capitules de s'accrocher aux vêtements et au pelage des animaux.

Elles appartiennent au genre Arctium et à la famille des Astéracées (ou Composées).

Le nom scientifique du genre (Arctium) correspond au grec arktos (= ours). Quant au nom vernaculaire (bardane), il est issu du latin médiéval bardana, altération du latin tardif dardana mentionné par Apulée, qui lui-même correspondrait au germanique *daroth (= dard)[1]. Les graines ingérées peuvent causer des irritations du tube digestif d'animaux domestiques, mais la plupart des animaux sauvages évitent généralement de les manger.

Ce sont des plantes de milieux ouverts à semi-ouverts, plutôt nitrophiles.

Originaire de l'Ancien Monde, plusieurs espèces ont été largement dispersées par l'homme puis par zoochorie dans le monde entier[2].

Caractéristiques du genre[modifier | modifier le code]

Les plantes du genre Arctium sont bisannuelles.

Elles sont érigées, à feuilles abondantes, alternes, plus ou moins velues ou laineuses sur la face inférieure et en forme de cœur pour les plus basses, entières ou légèrement dentées. Les feuilles peuvent atteindre 71 cm de long, ce qui les fait parfois confondre avec de la rhubarbe, ou des plantes du genre Xanthium.

Le pétiole est généralement creux.

Les espèces d'Arctium fleurissent généralement de juillet à octobre.
L'inflorescence se présente sous la forme de racèmes de capitules.
Les capitules sont globuleux, à sommet aplati, avec des fleurs tubulées le plus souvent pourpres.
L'involucre est formé de très nombreuses bractées, chacune terminée par une soie en crochet.

Les diverses espèces sont génétiquement très proches l'une de l'autre et s'hybrident facilement.

Taxonomie[modifier | modifier le code]

Un grand nombre d'espèces ont autrefois été classées dans le gencre Arctium, mais la plupart ont été reclassée depuis dans le genre Cousinia. Les délimintations entre les genre Arctium et Cousinia sont définies par la biologie moléculaire et leur phylogénie.

Principales espèces en France[modifier | modifier le code]

Ennemis[modifier | modifier le code]

La chenille du papillon de jour (rhopalocère) suivant se nourrit de Bardane :

Utilisation[modifier | modifier le code]

Les racines et les jeunes pousses de la grande bardane se consomment cuites. Leur consommation est peu courante en Europe, mais Arctium lappa est un légume populaire au Japon sous le nom de gobo (牛蒡).

La bardane contient de l'inuline dans ses racines et dans ses fruits. La décoction de ses petits fruits luisants développe la flore intestinale et apaise les douleurs intestinales[réf. nécessaire]. Pour cela, il faut, après avoir fait bouillir de l'eau, y plonger ces petits fruits parfumés, les laisser bouillir quelques minutes et ensuite laisser reposer. Filtrer et boire cette décoction. Elle peut être sucrée au miel.

En herboristerie traditionnelle, la bardane (surtout l'huile extraite de sa racine) freine la chute des cheveux et prévient donc la calvitie. C'est pourquoi on la retrouve dans un grand nombre de formules de lotions capillaires[3].

Sa racine est employée pour traiter les affections cutanées liées à un excès de séborrhée, telles que l'acné, ainsi que les furoncles et les abcès[4] ou encore le psoriasis[réf. nécessaire].

Les feuilles sont utilisées en traitement d'appoint, en usage externe, pour soigner les prurits, crevasses, gerçures, et les piqûres d'insecte[4].

L'activité détoxifiante, dépurative et hépatoprotectrice de la grande bardane (Arctium lappa) est reconnue dans diverses pharmacopées traditionnelles[5],[6].

Le fruit de la bardane est à l'origine de l'invention du Velcro.

Utilisé en agriculture biologique sous forme d'extrait fermenté qui contiendrait de la potasse ainsi qu'un pouvoir "restructurant". Source : livre  : purin et compagnie aux éditions du Terran.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Strauss Steven D., The Big Idea: How Business Innovators Get Great Ideas to Market , consulté é008-05-09; Édité en dec 2001, par Kaplan Business ; ISBN 0793148375 ; Voir pp.15-18
  2. Arctium, in Flora of North America Consulté 2008-01-04
  3. herboristerie
  4. a et b Gérard Chenuet et al., Phytothérapie : la santé par les plantes, Vidal - Sélection du reader's digest,‎ 2007, 320 p. (ISBN 978-2-7098-1851-3)
  5. Wichtl M., éditeur: Herbal Drugs and Phytopharmaceuticals: A Handbook for Practice on a Scientific Basis, 3° Edition. Stuttgart: Medpharm GmbH Scientific Publishers, 2004
  6. Bradley PR editor, 1992. British Herbal Compendium: A Handbook of Scientific Information on Widely Used Plant Drugs, vol 1. Bournemouth: British Herbal Medicine Association

Annexes[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]