Microbiote intestinal

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Escherichia coli, une des nombreuses espèces de bactéries présente dans la flore intestinale.

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C'est sur les villosités intestinales (ici vues en coupe) que se développe une partie du microbiote du tube digestif, permettant la bonne finalisation du processus de digestion.

Le microbiote intestinal, aussi appelé flore intestinale, est l'ensemble des micro-organismes (archées, bactéries, protistes) qui se trouvent dans le tube digestif. Il ne s'agit pas uniquement de bactéries intestinales, mais également de celles de l'estomac. Le mot « bactérie » désigne un micro-organisme et son étymologie provient du grec « petit bâton ».

La flore intestinale est un bon exemple de mutualisme : coopération entre différentes sortes d'organismes impliquant un avantage pour chacun.

Le terme flore, associé aux bactéries, provient de ce que les premiers "scientifiques" à s’intéresser à ces micro-organismes étaient des botanistes.

Exemples[modifier | modifier le code]

Humain[modifier | modifier le code]

Article détaillé : microbiote intestinal humain.

Ruminants[modifier | modifier le code]

Les ruminants hébergent une quantité très importante d'espèces symbiotes. La capacité à digérer la cellulose, par exemple chez les ruminants est due à ces hôtes.

Étude du microbiote[modifier | modifier le code]

Un des moyens d'en étudier les propriétés, fonctions et interactions avec la physiologie et le métabolisme de l'hôte est de coloniser de manière contrôlée le tube digestif de rats ou souris axéniques (c'est-à-dire nés et élevés sans exposition à des microbes vivants). Ces animaux sont colonisés par une flore microbienne sélectionnée d'une ou plusieurs espèces, ou de communautés entières provenant de murins normaux ou malades ou d'humains. Les chercheurs peuvent alors examiner la transmissibilité de phénotypes supposés physiologiques et/ou pathologiques, et tester le rôle du microbiote pour un ou plusieurs phénotype(s) particulier(s). On a ainsi récemment montré que le microbiote intestinal contrôle ou régule chez les souris ainsi testées la masse osseuse[1], le stockage des graisses corporelles[2], l'angiogenèse intestinale[3],[4] et le bon développement de la réponse immunitaire[5].

On a aussi montré chez les souris axéniques que la flore intestinale semble jouer un rôle majeur dans le métabolisme énergétique avec des liens possibles avec au moins une partie des formes d'obésité.

Le microbiote se montre même capable de réguler l'expression de certains gènes de l'hôte, ce qui pourrait évoquer des relations symbiotiques avancées[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Sjogren, K et al. « The gut microbiota regulates bone mass in mice », J Bone Miner Res. 27, 1357–1367 (2012)
  2. (en) Bäckhed F et al. « The gut microbiota as an environmental factor that regulates fat storage » Proc Natl Acad Sci USA 101, 15718–15723 (2004).
  3. (en) Reinhardt C « Tissue factor and PAR1 promote microbiota-induced intestinal vascular remodelling » Nature 483, 627–631 (2012).
  4. (en) Stappenbeck, T. S., Hooper, L. V. & Gordon, J. I. « Developmental regulation of intestinal angiogenesis by indigenous microbes via Paneth cells » Proc Natl Acad Sci. USA, 2002;99:15451–15455.
  5. (en) Gaboriau-Routhiau V « The key role of segmented filamentous bacteria in the coordinated maturation of gut helper T cell responses » Immunity 2009;31:677–689.
  6. (en) Larsson E, Tremaroli V, Lee YS, Koren O, Nookaew I, Fricker A, Nielsen J, Ley RE, Bäckhed F. « Analysis of gut microbial regulation of host gene expression along the length of the gut and regulation of gut microbial ecology through MyD88 » Gut 61, 1124–1131 (2011) PMID 22115825