Léon Morin, prêtre (film)

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Léon Morin, prêtre

Réalisation Jean-Pierre Melville
Scénario Jean-Pierre Melville d'après le roman de Béatrix Beck
Acteurs principaux
Sociétés de production Rome-Paris Films, Compania Cinetografica Champion, Lux Compagnie Cinématographique de France
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau de l'Italie Italie
Genre Comédie dramatique
Sortie 1961
Durée 130 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Léon Morin, prêtre est un film franco-italien réalisé par Jean-Pierre Melville, sorti le 15 septembre 1961.

Il s'agit d'une adaptation du roman Léon Morin, prêtre de Béatrice Beck, publié en 1952.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Durant l'occupation, dans une ville de province, la jeune veuve de guerre d'un juif communiste, mère d'une fillette, défie un prêtre sur le terrain de la religion. Certaine de sa rhétorique, elle est pourtant déconcertée par les réponses du prêtre. Peu à peu, elle perd pied. Chaque nouvelle rencontre avec ce prêtre la rapprochera de la conversion. Sa résistance cédera devant le travail de la grâce. Une amie lui ouvrira involontairement les yeux sur l'une des raisons de sa conversion : l'Abbé Morin est beau.

Chapitrage: 1 Sous l'occupation - 2 L'abbé Morin - 3 Conversations avec l'abbé - 4 L'altercation avec Christine - 5 Un prêtre en commun - 6 L'ami Gunther - 7 La conversion - 8 Arlette rencontre l'abbé - 9 Marion - 10 Visites à domicile - 11 Désirs interdits - 12 Les adieux

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Réception critique[modifier | modifier le code]

À la sortie du film les critiques sont partagés[2].

Certains reconnaissent la qualité du travail de J-P. Melville et de ses acteurs :

  • le cinéaste (également adaptateur), à coup de menus détails, de légères ellipses, d’infimes retouches, est parvenu à restituer les lumières du livre tout en estompant ses ombres. Du très beau travail. - Jean Rochereau, La Croix du 03/10/1961
  • Film probe, émouvant, beau − comme le roman qu’il reproduit si fidèlement. Nous sommes étonnés d’êtres émus, troublés, de sentir passer le surnaturel - Claude Mauriac, Le Figaro du 30/09/1961
  • La grâce s’imite donc, me disais-je. Qu’un bon acteur [Belmondo] puisse devenir n’importe quelle créature, entrer dans toutes les peaux, je le savais. Mais ici il fallait devenir ce saint qui ne sait pas qu’il est un saint et qu’il fût en même temps ce garçon aimé d’une jeune femme et qui sait qu’il est aimé. - François Mauriac, Le Figaro littéraire du 18/11/1961
  • L’interprétation est ici primordiale. En témoigne, s’il était besoin, l’effacement presque total de la technique. Les scènes qui ouvrent le film (ces scènes qui se réduisent souvent à des plans uniques) constituent, par leur concision, un modèle d’exposition. - André S. Labarthe, France Observateur du 21/09/1961
  • Jean-Pierre Melville a réalisé là, sans bruit, un travail d’une honnêteté et d’une intelligence remarquables. Il y a été bien aidé par deux interprètes tout à fait exceptionnels : Jean-Paul Belmondo [et] Emmanuelle Riva. - Jacqueline Michel, Le Parisien libéré du 27/09/1961

D'autres sont moins flatteurs :

  • Aussi le film est-il bavard, très bavard, trop bavard. (…) les arguments pour ou contre la croyance, déversés par les protagonistes tout au long de la projection, n’ont pas le relief souhaité. Claude Garson, L'Aurore du 25/09/1961
  • Et ce pourrait être du Delannoy, en plus soigné. Pas un instant on ne sent la griffe d’un créateur. - Pierre Marcabru, Combat du 25/09/1961
  • Melville a un vrai talent de cinéaste. Mais peut-être a-t-il été trop fidèle parfois, à la lettre de l’œuvre originale. Le film n’est pas construit. Il se déroule chapitre par chapitre. Certains sont remarquables, d’autres sonnent plus creux. - France Roche, France-Soir du 27/09/1961
  • Le film, bien que magistralement interprété par deux grands acteurs (…), risque fort de n’emporter l’adhésion d’aucun public et même de lasser certains spectateurs par sa longueur et la passivité monotone de la récitante. - Armand Monjo, L'Humanité du 27 septembre 1961

Récompenses et distinctions[modifier | modifier le code]

  • Grand Prix de la ville de Venise 1961

Vidéographie[modifier | modifier le code]

  • Léon Morin Prêtre - Collection Classique - Studio Canal 2007. Supplements: Entretien avec un Entretien avec le père Frédéric Roder, réalisé par Philippe Saada. Film annonce. Filmographies.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Elle est créditée au générique comme Emmanuele Riva
  2. Cf. Extraits sur le site de La Cinémathèque Française

Liens externes[modifier | modifier le code]