Charles II de Cossé

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Officier général francais 7 etoiles.svg Charles II de Cossé
Duc de Brissac
Portrait équestre du maréchal de Cossé-Brissac
Portrait équestre du maréchal de Cossé-Brissac

Naissance 1550
au Château d'Ételan
Décès juin 1621 (à 71 ans)
au Château de Brissac
Origine Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Dignité d'État Maréchal de France
Conflits Guerres de religion
Distinctions Chevalier des Ordres du Roi
Pair de France
Autres fonctions Gouverneur du Poitou, de La Rochelle, du pays d'Aunis et de l'île de Ré
Gouverneur de Paris, lieutenant-général en Bretagne
Famille Maison de Cossé-Brissac
Blason Maison de Cossé-Brissac.svg
De sable à trois fasces d’or, dentelées par le bas

Charles II de Cossé, comte puis duc de Brissac, né en 1550 au Château d'Ételan[1] chez sa grand-mère maternelle Madeleine d'Esquetot, mort en juin 1621, est un militaire français des XVIe et XVIIe siècles. Pair de France, il est fait maréchal de France par Henri IV.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et famille[modifier | modifier le code]

Fils de Charles Ier de Cossé, comte de Cossé-Brissac, frère cadet de Timoléon de Cossé, après la mort duquel il est nommé Grand Fauconnier de France.

Le 6 octobre 1579, il épouse Judith d'Acigné, dont il eut une fille (carmélite sous le nom de sœur Angélique de la Trinité) et deux fils, François qui lui succéda dans la dignité de duc et pair et Charles qui fut marquis d'Acigné. À la mort de sa femme en 1598, il épouse en secondes noces le 21 mai 1602 Louise d'Ongnies, veuve de Robert de Sepois[2].

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Il fut colonel de douze vieilles bandes d'infanterie, qui prirent le nom de Brissac, et à la tête desquelles il servit jusqu'à l'évacuation du Piémont, en 1574. En 1582, il embarqua sur la flotte commandée par Strozzi, qui portait 6 000 hommes destinés à secourir dom Antoine de Portugal, et à le conduire aux îles Açores, où celle de Tercère tenait encore pour lui. Les troupes descendirent dans l'île Saint-Michel, défirent 2000 Espagnols, et s'emparèrent de Villefranche. La flotte espagnole parut bientôt après ; on en vint à une action générale, Strozzi fut blessé à mort. Le vaisseau du comte de Brissac, criblé de coups de canon, coulait à fond ; il se sauva dans sa chaloupe et revint en France avec les débris de la flotte.

Il obtint le gouvernement du château d'Angers, qu'il reprit sur les calvinistes en 1585. Il suivit le duc de Guise en 1586, à la prise de Douai, de Rocroi, et aux combats de Vimori et d'Auneau. Le prince l'envoya à Paris en 1588, pour commander un des quartiers de cette capitale, que les seize avaient entrepris de soulever contre le roi. Il fut le premier à y former des retranchements connus sous le nom de barricades, et, secondé des habitants du faubourg Saint-Germain, il enferma si bien entre les ponts le brave Crillon, qu'il le mit hors d'état de faire aucun mouvement. Il arrêta ensuite le tumulte, garantit les Suisses que le peuple maltraitait, et les conduisit vers le Louvre.

Il présida la chambre de la noblesse aux États de Blois, en 1588. Henri III le fait arrêter après la mort du duc de Guise, mais lui rend bientôt après la liberté. Il se jette alors dans le parti de la ligue, défend Falaise, où le roi le fait prisonnier. Le duc de Mayenne le nomme gouverneur du Poitou, de La Rochelle, du pays d'Aunis et de l'île de Ré, pour la ligue. Il y commanda jusqu'en 1594. Mayenne l'avait créé, dès 1593, maréchal pour la ligue, et l'établit, en janvier 1594, gouverneur de Paris qu'il remit, le 22 mars suivant, à Henri IV. Le brave Saint-Luc, qui avait épousé sa sœur, avait ménagé sa réconciliation avec le roi, et refusa le bâton de maréchal de France, qu'il demanda pour Brissac à qui le roi l'accorde.

Chevalier des Ordres du Roi en 1595, il commanda l'armée du roi en Bretagne en 1596, défit en 1597 les troupes du duc de Mercœur à Messac, prit Dinan, Quimper et Hennebont. Duc et pair en 1611, il accompagna en 1615 Louis XIII, qui allait en Guyenne au-devant de la future reine Anne d'Autriche.

En 1615, déjà lieutenant général de la province, il devient gouverneur de Bretagne, jusqu'à ce que son fils lui succède en 1621[3].

En 1616, le 11 janvier, conjointement avec Villeroi, secrétaire d'État, il conclut une trêve avec M. le prince, et la paix de Loudun le 3 mai suivant. Il assista à l'assemblée des grands du royaume, tenue à Rouen en 1617, et se rendit à l'armée du roi en 1621 ; mais étant tombé malade au siège de Saint-Jean-d'Angély, on le transporta au château de Brissac, où il mourut en juin 1621.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. "Les Brissac", Maison de Cossé, Pierre de Cossé, duc de Brissac, éditions Fasquelle, 1952, p. 133
  2. "Les Brissac", Maison de Cossé, Pierre de Cossé, Duc de Brissac Edition Fasquelle Editeurs (1952), page 155
  3. Les Noms qui ont fait l'histoire de Bretagne, 1997. Au moins, cinq rues portent son nom en Bretagne.

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Sources[modifier | modifier le code]