Abrus precatorius

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Le Pois rouge encore appelé haricot paternoster (Abrus precatorius) est un arbuste grimpant de la famille des Fabacées.

Autres noms communs : cascavelle, liane réglisse, réglisse marron, graine d'église, jéquirity, graine diable, herbe de diable, soldat, pater noster[réf. nécessaire].

Description[modifier | modifier le code]

Pois rouge

Cette liane est une plante grimpante ligneuse pouvant atteindre 50 m de haut[réf. nécessaire] et donc le sommet des plus grands arbres.
La plante présente des feuilles alternes composées de petites fleurs violet-pâle à rose en grappes.
Les feuilles composées ont de 8 à 17 paires de follioles[réf. nécessaire] membraneuses, oblongues ou oblongues-obovales. Les inflorescences sont longues de 2 à 7 cm[réf. nécessaire], la corolle est rose à pourpre.
Les fruits sont des gousses qui souvent se mêlent, s'entortillent en grappe et renferment de 3 à 7 graines très dures[réf. nécessaire], écarlates avec une tache noire près du hile.

Abrus precatorius peut être malencontreusement confondu avec le Bois de condori (Adenanthera pavonina).

Toxicité et utilisation[modifier | modifier le code]

La graine est hautement toxique. Elle contient de l'abrine (un ensemble de 5 glycoprotéines voisines de la ricine) qui est le toxique végétal connu le plus dangereux[réf. nécessaire]. Croquer une seule graine peut être mortel pour un enfant[réf. nécessaire].

La toxicité des graines était utilisée au Viet Nam, pour le suicide, d'où le nom vernaculaire "Tuong tu tu"[réf. nécessaire], et en Inde, pour les flèches empoisonnées[réf. nécessaire]. L'abrine servait autrefois pour traiter le trachome[réf. nécessaire]. La plante entière fraîche ou séchée servait à traiter la toux ou la dysenterie[réf. nécessaire].

En République démocratique du Congo, la plante entière (racines, tige et feuilles ensemble) est utilisée pour soigner les coliques abdominales des nouveau-nés[réf. nécessaire].

Graines du haricot paternoster (Abrus precatorius)

Les graines étaient utilisées jadis par les Ashantis d'Afrique comme carats pour peser l'or[réf. nécessaire].

Dans certaines régions de l'Inde, les graines bouillies sont cependant consommées car la cuisson inactive la toxine[réf. nécessaire]. À La Réunion, les graines sont aussi utilisées dans le kayamb ou "caïambe", instrument de musique rectangulaire fait de bambou creux, qu'on remue des mains pour avoir la "grainée" sonore de la danse maloya[réf. nécessaire].

Très décoratives, les graines sont utilisées pour la fabrication de chapelets (usage à l'origine du nom vernaculaire « haricot paternoster ») ou de bijoux. Si porter de tels bijoux ne présente normalement aucun danger[1], il est toutefois vivement recommandé de s'abstenir de les mettre en bouche ou de les donner à de jeunes enfants[2]. En mars 2012, des bracelets vendus au Royaume-Uni ont été retirés du marché après que des personnes aient présenté des symptômes d' empoisonnement[réf. nécessaire].

Répartition[modifier | modifier le code]

La plante est originaire d'Indonésie[réf. nécessaire] mais on la trouve maintenant en Nouvelle-Calédonie, à Madagascar, à l'île Maurice,a l' ile de la Réunion , à Hawaï, en Amérique du Sud, au Suriname, en Floride et aussi aux Antilles.

Usage médicinal[modifier | modifier le code]

Propriétés[modifier | modifier le code]

  • Expectorant
  • Fébrifuge
  • Anti-inflammatoire

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Indications[modifier | modifier le code]

  • Asthme
  • Bronchite
  • Fièvre

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Constituants utilisés[modifier | modifier le code]

De l'abrine, des saponines triterpéniques[réf. nécessaire], des anthocyanes ...

Parties utilisées[modifier | modifier le code]

Les graines, la racine et les feuilles.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le Daily Mail rapporte toutefois un cas d'empoisonnement et d'hallucinations lié au port d'un bracelet de graines d’Abrus precatorius.
  2. Office fédéral de la santé publique (OFSP) de la Confédération suisse

Liens externes[modifier | modifier le code]

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