Diolas

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Diolas

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Diola (vers 1902)

Populations significatives par région
Autres
Langues

Diola

Religions

majorité: Islam, Religion traditionnel, minorité: christianisme

Ethnies liées

Manjaques, Mancagnes, Balantes, Baynunks

Les Diolas sont un peuple d'Afrique de l'Ouest établi sur un territoire qui s'étend sur la Gambie, le sud du Sénégal (Casamance) et la Guinée-Bissau, dont l'histoire est marquée par l'héritage des empires coloniaux britannique, français et portugais auquel il faut ajouter le rayonnement des Vénitiens qui sont les premiers Occidentaux à avoir abordé cette région en 1456. De nos jours, plusieurs Diolas ont immigré, principalement, à Dakar, en France, en Grande Bretagne, au Portugal, aux États Unis, au Canada, etc. (Il s'agit de la diaspora Diola ou Ajamat). L'identité des Diolas est caractérisée par l'usage de la langue Diola. Ils représentent 3,7 % de la population sénégalaise. Les Diolas (Ajamat) sont principalement des cultivateurs et récolteurs de riz depuis plusieurs siècles (ce sont les propriétaires du riz Casamançais avant même notre ère) et des récolteurs de vins de palme (Bunuck). Ils cultivent et récoltent également du manioc, des haricots, de l'arachide, etc. et ils récoltent du miel, etc. À cela s'ajoutent les activités de chasse, d'élevage, de pêche, etc. Les fruits (mangue, orange, mandarine, ananas, papaye, goyave, pamplemousse, etc.) ainsi que les légumes sont également présents dans les milieux Diolas. L'autosuffisance alimentaire est un aspect très important en milieu Diola et elle a pu être atteinte durant les anciennes époques (voire jusqu'à une période récente). L'épargne occupe une place primordiale dans l'économie Diola et elle permet de financer les besoins familiaux, communautaires ou des cérémonies religieuses, etc.

Ethnonymie[modifier | modifier le code]

Selon les sources, on observe plusieurs variantes : Diolas, Djola, Dyamate, Dyola, Jola, Joola, Joolas, Kudamata, Kujamatak, Yola[1]. Mais le véritable nom de cette ethnie est « Ajamat » ou « Ajamaat » ou « Adjamat » ou encore Adjamaat qui signifie « l'Être Humain » ou « lui-même ». De nos jours, ce vocabulaire est généralement utilisé pour désigner un sous-groupe Diola qui se trouve en Basse Casamance et en Guinée-Bissau et qui a toujours gardé ce vocabulaire authentique de l'ethnie.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les traditions orales sénégambiennes attestent que les peuples de Sénégambie dont les ancêtres des Diolas, apparentés aux Sereres et aux Peuls, sont originaires de la vallée du Nil[2]. Les Diolas, à l'époque de l'Empire du Mali vivaient beaucoup plus à l'est, vers le Mali. Ils furent amenés à occuper la région de la Casamance, de la Gambie, et de la Guinnée-Bissau suite à l'avancée des Malinkés (ou Mandingues) conquérants. Ainsi, les historiens ont montré que les Joolas (ou Diolas) sont les premiers habitants de la Gambie, de la Casamance et de la Guinée-Bissau. Les Diolas, une fois installés en Casamance, en Gambie et en Guinnée-Bissau ont, par la suite, cohabité avec d'autres ethnies, tels que, les Balantes, les Manjaques, les Mankagnes, les Peuls, les Sossés ou mandingues, etc. Notons que les Joolas se sont beaucoup distingués par leurs farouches oppositions à l'esclavage. Les Diolas créent plusieurs villages indépendants en Casamance, en Gambie et en Guinnée-Bissau. Les Diolas sont aussi composés de plusieurs sous-groupes (Ajamat, Kassa, Fogni, Bluff ou Blouff...). Les Diolas de Fogni (et les Diolas de Bluffs) et les Mandingues, s'influencèrent et s'empruntèrent des éléments culturels. Par exemple, les rois malinkés du Kaabu avaient souvent des origines Diolas par leur matrilinéaire, cette cohabitation entre Diolas-fognis et Malinkés, explique, par exemple, certains patronymes qu'ils ont en commun (Mané, Sané, Diaby, Sonko, Sagna, etc). De plus, les Joolas de Fognis et les Joolas de Bluffs (département de Bignona, par exemple)ont adopté "de gré ou de force" deux rites des Mandingues qui sont l'excision et la danse du Kankuran. En effet, l’excision et la danse du Kankuran n'existent pas dans la culture authentique des Diolas (ou les valeurs traditionnelles authentiques du Diola ou Joola). De plus, l'excision n'existe pas et elle n'a jamais existé chez les divers sous-groupes Diolas (Ajamat, Kassa, etc.) du département d'Oussouye qui considèrent l'excision comme une violation des Droits Humains ou comme "de la pure folie". Les Diolas ont toujours été réputés pour leur fierté, la quasi-impossibilité de les soumettre à toute forme d'asservissement et l'ardeur au travail. C'est un peuple à la fois guerrier et pacifique, ouvert d'esprit, œuvrant pour la sauvegarde de leur valeurs culturelles ou traditionnelles, etc. Aucun peuple n'a réussi à coloniser complètement les Diolas.

Culture[modifier | modifier le code]

Nous retrouvons principalement le peuple Ajamat (ou Diola) en Gambie, en Casamance et en Guinée Bissau. Des sources historiques montrent qu'ils sont les premiers habitants de ces trois zones. La société Diola est une société égalitaire avec l'absence totale de caste. La culture Diola est caractérisée par le respect sacré des valeurs ancestrales qui sont : l'égalité entre les êtres humains, la liberté des individus, la protection et le respect des personnes, des ancêtres et de la nature, l'interdiction d'exploiter l'être humain, l'interdiction de tuer son prochain, l’honnêteté, l'ardeur au travail (ou la persévérance individuelle et collectif au travail), l'honneur, le courage, la solidarité, la fraternité, l'indépendance (ou l'autonomie), la paix, la cohésion sociale, la réussite individuelle et communautaire, etc. Leur sens aigu de la liberté, d'égalité et leur besoin de référence par rapport à leur identité ont été les racines de leur évolution historique propre. Ils ont refusé toute domination étrangère et toute collaboration avec les esclavagistes dès la première heure. Leurs chefs ont estimé qu'une personne ne peut ni être vendue ni être arrachée aux siens au nom de la force ou pour des raisons commerciales ou financières et économiques. Ils se sont opposés au recrutement forcé de jeunes hommes par la France pour les deux guerres mondiales (1914-1918 et Seconde Guerre mondiale 1939-1945)). Ils se sont également opposés au paiement des impôts au détriment des populations locales Joolas sous l'impulsion de la prêtresse et l'héroïne Aline Sitoé Diatta, etc.

La scolarisation a rapidement évolué de quelques unités pour mille en 1942 à pratiquement 100 % dans les années 1980. Le français est d'usage quotidien en Casamance et les jeunes voire les intellectuels alternent librement avec le Diola. Cette alphabétisation n'a produit aucun élan enthousiaste et à grande échelle vers la transcription écrite du Diola. C'est le peuple le plus scolarisé de tout le Sénégal avant l'indépendance du Sénégal et après les premières décennies d'indépendance du Sénégal.

fétiches (bekin) au Musée des traditions Diolas de Mlomp
Le kajendo, outil traditionnel utilisé dans les rizières

L'histoire comparée des Diolas en Gambie, en Casamance et en Guinée-Bissau reflète des différences de comportements significatives. En Gambie, l'Angleterre a pu éviter par le respect des traditions et des coutumes, les conflits vécus par les Portugais et surtout par les Français en Casamance. Les contacts des Portugais avec la Guinée Bissau et la Casamance ont débouché sur de nombreux conflits et une guerre de libération dont l'aboutissement a été l'indépendance de la Guinée Bissau.

Les Diolas, les Manjaks, les Mankagnes, les Balantes et les Cap-Verdiens n'ont jamais cessé de servir de trait d'union entre la Gambie, la Casamance et les îles du Cap-Vert. Le créole portugais est la passerelle culturelle entre ces groupes. En Guinée-Bissau, les Diolas, les Manjaks, les Balantes et les Pepels constituent les groupes les plus typiques.

En Gambie, un dialecte, l'aku, dérivé de l'anglais, constitue un facteur d'unité entre les ethnies. La Casamance apparaît comme un trait d'union entre la Gambie et la Guinée Bissau, où les Diolas, les Mandingues, les Manjaks, les Mankagnes et les Balantes jouent un rôle prédominant. Ce lien est apparu de façon évidente dans les luttes pour l'indépendance de la Guinée et des Îles du Cap-Vert et par les changements de régime en Gambie qui ont secoué la Casamance. Chaque conflit a provoqué des mouvements de réfugiés au-delà des frontières politiques à l'intérieur de cette entité culturelle.

Jeunes filles lors du boukout de Baïla

Si la Gambie est à dominante musulmane, la Casamance est en grande majorité musulmane et de religions traditionnelle et chrétienne. Certains villages comme Brin, par exemple, sont entièrement catholiques tout en gardant également des habitudes de la religion initiale (traditionnelle Diola).

La lutte traditionnelle Diola est une lutte sans frappe. Les lutteurs combattent entre les villages par tranches d’âge. Elle est encore pratiquée par les garçons entre 7 et 30 ans dans certains villages de la Casamance : région d’Oussouye et du Cap Skirring. Les combats ont lieu avant ou à la fin de la saison de la culture du riz et durant la saison sèche: entre janvier et juin ou entre septembre et décembres. Exemples de villages organisant toujours des séances de luttes Mlomp, Kagnout et Youtou, Suzana, Éjatène, Éramé, Kasolol, Katon, Karuhey (milieu Ajamat), etc.

La circoncision chez les Diolas[modifier | modifier le code]

Les Diolas sont un des rares peuples qui pratiquent la circoncision ou Boukout, une cérémonie initiatique qui permet aux jeunes garçons de passer de l'âge d'adolescence à l'âge adulte. Elle se déroule sur une période de deux à trois mois voire 6 mois à un an dans certains villages avant la période coloniale. Le boukout est le ciment de la culture Diolas, cette cérémonie permet non seulement l'initiation et la circoncision des jeunes males, mais de resserrer les liens familiaux entre chaque familles et affiliation. Cette pratique de la circoncision assez particulière en pays Diolas avec des rites initiatiques qui poussent les chercheurs a se poser des questions sur l'origine de ces pratiques qui ressemblent fort bien aux tribus perdus de Dan .

Si le Diolas croit en un seul Dieu qui est Atemi ou Ata Emi, ses pratiques animistes lui viennent des différentes tribus rencontrées avec lesquels ils ont cohabités durant ses longues périodes d'exode jusqu'en pays Diolas actuel.

Religion[modifier | modifier le code]

La religion traditionnelle des Diolas est typiquement africaine. Les Diolas croient en un seul Dieu créateur: 'Atemit', puissance invisible à l'origine de toute chose, il est l'esprit et l'ordre d'essence cosmique : Atemit sembe (Dieu est force et puissance). Comme dans toutes les religions africaines, les ancêtres de la communauté servent d'intermédiaires entre Dieu et les hommes, entre le monde visible et le monde invisible, Dieu étant considéré comme trop élevé pour lui adresser des prières directes. Pour le Diola, les esprits jouent également un rôle dans l'ordre de la nature et leur relation avec Dieu. Chaque élément de la création ayant une essence divine, protégé par des esprits (Boechin), pour le Diola, le respect de la nature et de la vie est primordial. Le Diola est remarquablement respectueux des principes inscrits dans sa vie religieuse, dans sa conduite, dans son histoire, dans la nature et dans son travail. La religion régit toute la vie du Diola. Les cérémonies religieuses sont nombreuses et elles sont accompagnées de prières, de sacrifices ou d'offrandes, pour évoquer les ancêtres, les Boechin, permettant d'atteindre Atemit (ou Dieu) et les bienfaisances de sa création. Les cérémonies de l'initiation, liées aux diverses étapes de la vie, qui ont pour but de faire découvrir à l'homme ou à la femme Diola, les enseignements ésotériques. Les femmes et les hommes sont initiés séparément, ils ont leur propre Bois sacré (lieu de l'initiation). Les grands initiés peuvent devenir prêtre ou prêtresse. Il y a également la cérémonie de la circoncision pour les garçons. L'homme s'abandonne à la justice divine, ce qui explique le refus de la domination de l'homme par son semblable. Les conflits entre les Diolas et les pouvoirs administratifs du Sénégal depuis l'indépendance sont l'expression d'une volonté de conserver la tradition, la liberté culturelle et l'identité ou le développement économique, social et culturel. Bon nombre de Diolas se sont convertis au christianisme, une religion introduite et propagée par les colons européens. La religion traditionnelle (d'origne Ajamat ou Joola) est de moins en moins pratiquée, ou elle subsiste sous forme de syncrétisme surtout avec le christianisme. De nombreux Diolas, se sont également convertis à l'islam (une religion d'originaire des pays arabes). Il reste quand même un faible pourcentage de Diolas qui pratiquent uniquement la religion traditionnelle Ajamat. Les tenants de la religion traditionnelle Ajamat luttent pour préserver leur religion monothéiste.

Groupes[modifier | modifier le code]

Sur la rive droite du fleuve Casamance se situent :

  • Le Boulouf, peuplé du peuple Bluf Eblufayi en Diola (singulier : Abluf) ou Ejugutayi). (vers le barrage d'Affiniam...). Exemples de villages : Elana, Affiniam, Boutame, Mangagoulack, Kartiack, Tendouck, Boutégol, Thionck-Essyl (le plus grand village du Sénégal) Balingore, Diatock, Tendimane, Djimande, Kagnobon, Djégoune, Bassire, Mlomp, etc.
  • Le Fogny (Bignona et la Gambie), peuplé de Fognis Efogniayi en Diola, Fogni Kombo et Efogniayi (singulier Afogni) avec une forte composante Manding. Exemple de villages du Fogni: Bignona (même), Bessire, Batingné, Koubalan, Finthiok, Mampalago, Tendimane, Tanghori, Soutou, etc. Parmi les Joolas habitant en Gambie, les Joola-fognis y sont majoritaires.
  • Le Kalunay (à l'Est du Boulouf) peuplé d'un melting-pot de Diola et de Manding Elunay (singulier Alunay)
  • Sur le littoral de l'océan Atlantique et dans les îles s'étend le pays des Blis-Karones dont les habitants sont appelés Eblinayi et Eronayi (singulier Ablin). Exemple de villages, Kafountine, etc.

Dans le Fogny et le Boulouf le fond culturel baïnouk est présent. Les Baïnouks (ou Baynunks, singulier Abaynunk) vivent en symbiose avec leurs voisins Diolas qu'ils ont souvent précédés sur leur sol. Diola et Baynunk deviennent de plus en plus synonymes.

Sur la rive gauche du fleuve Casamance se situent :

  • Hulun, le pays des Elunayi (singulier Alun). C'est le pays de Brin à l'ouest de Ziguinchor.
  • Le pays du roi Ayi ou Mofayi s'étend à l'ouest de Ziguinchor. Il comprend les villages de Enampor, Essyl, Kamogueul, Badiatte, Eloubaline, Banjal, Etama et Séléki. On l'appelle aussi Banjal ou pays des Banjal (singulier Abanjal).
  • Séléki, pays des Elekiayi (singulier Aleki).
  • A l'Ouest de Mofayi, un ensemble appelé pays des Flups ou Kasa.
  • Huluf, habité par les Elufayi (singulier Aluf), est le pays voisin immédiat du village de Husuy (Oussouye)
  • Eyun, habité par les Eyunayi (singulier Ayun), au sud de Husuy.
  • Esulasu, habité par les Esulaluayi (singulier Asulalu), au nord de Husuy.
  • Essoukoudiack
  • Selhek, au sud-ouest de Husuy.
  • Selhek, Huluf et Eyun constituent le royaume de Analufay.
  • Le pays de Kabrus (Kabrousse) à l'ouest de Analufay, habité par les Ehelayi (singulier Ahel) ou habitants de Her.

Diembéring ou juwaat, au nord de Kabrus, habité par les éwaat (singulier 'awaat)

  • Le pays des Ejamat, (ou Éjamaat) ou un Ajamat (ou Ajamaat) ou Adjamat (ou Adjamaat) (vers le parc de Basse Casamance et en Guinnée Bissau). Exemples de villages: Youtou, Éffock, Kaguitte (au Sénégal), Suzana, Éjatène, Éramé, Kasolol, Katon, Karuhey, Bujin, Yall, etc. (en Guinée-Bissau). Ses habitants sont les Ejamatayi (singulier Ajamat). Parmi les Joola habitant en Guinée-Bissau les Joola d'Ejamat y sont majoritaires.
  • Les îles appelées Batoghatabu (singulier Atoghat) dont les habitants portent le même nom.
  • NB: Les populations sont de plus en plus mélangées. Évitons de faire un découpage trop accentué ou poussé des populations Joolas car actuellement dans les grandes villes des trois pays (Sénégal, Gambie et Guinée-Bissau), nous avons plutôt un mélange des populations Joolas voire des Joolas avec les autres ethnies africaines.

Quelques patronymes Diola : Adioye, Assine, Biagui, Badiane, Badiate, Badji, Bassène, Bodian, Batendeng, Batiga, Coly, Deme, Diabone, Diamacoune, Diatta, Diadhiou, Diamé, Diandy, Diassy, Diédhiou, Diémé, Djiba, Djibalène, Djiboune, Djicoune, Djihounouck, Ehemba, Goudiaby, Himbane, Lambal, Mané, Manga, Niassy, Ngandoul, Nyafouna, Sadio, Sagna, Sambou, Sané, Senghor, Sonko, Tamba, Tendeng, etc.

Quelques personnages (distinctifs ou d'intérêt public):

NB: N'oublions pas que la société Diola est égalitaire. Elle soutenait et félicitait les bonnes initiations ou exploits individuels ou collectifs. Cependant, ces valeurs culturelles interdisent les mauvaises actions individuelles ou collectifs.

Les héros et héroïnes: La prêtresse Aline Sitoé Diatta (1940: elle sillonne la Casamance et lance le " Message du Ciel ". Elle réclame l'indépendance de la Casamance et elle appelle aux boycotts des impôts, aux refus de la monoculture imposée par les colons), Le prêtre Djignoeb Badji ou Djignabo Bassène dit Bigolo ou Djignabo (le 18 mai 1906: il attaque le camp français de Séléki et Il sera tué après une farouche résistance), Aloendiso Bassène (elle incarna pendant 40 ans la résistance casamançaise et elle est décédée en 1955), Victor Sihumehemba Diatta (il fut le premier agrégé en lettres françaises, des temps modernes, tout le continent africain, membre fondateur et leader du MFDC en 1947 et il est assassiné en 1947 pour avoir réclamé l'indépendance de la Casamance), Kafandyen (il tua le 9 février 1943 le Sergent Maurice Scobry qui dirigeait les colons français), l'Abbé Augustin Diamacoune Senghor (ancien prêtre et leader du MFDC, il a prôné la paix, le développement et l'indépendance de la Casamance et il fut emprisonné pour avoir réclamé l'indépendance de la Casamance puis libéré après avoir purgé sa peine en prison), quelques Rois Sihalébil Sambou, Ahoumoussel Diabone, Sibiloumbay Diédhiou du Kassa - Royaume d'Oussouye etc. Les Hommes politiques (ancien Ministres, Maires, Députés): Émile Badiane (premier maire de Bignona et ministre de l'Enseignement technique et de la formation des cadres, puis ministre de la Coopération (sous la présidence de Senghor) jusqu'à sa mort brutale le 22 décembre 1972 et membre fondateur du MFDC), Dembo Coly (ancien député et il fut mis en prison pour avoir réclamé l'indépendance de la Casamance avant l'accession des indépendances des pays africains), Famara Ibrahima Sagna (ancien ministre sous la présidence de Diouf), Robert Sagna (ancien ministre sous la présidence de Diouf et maire de Ziguinchor), Laye Diop Diatta (ancien Député PDS, fidèle d'Abdoulaye Wade), Ousmane Egouloubène/Agouloubène Diédhiou (Homme politique influant à Oussouye et dans l'ombre de l'humilité et de l'efficacité, Chevalier de l'Ordre du Mérite sous Abdou Diouf, Ancien Maire PDS de la Commune d'Oussouye et 1er Maire de l'opposition dans l'histoire politique - expérience multipartite/multipartisme - du Sénégal indépendant, un fidèle d'Abdoulaye Wade. Il fut nommé par ce dernier comme Conseiller de la République pour les Affaires Economiques et Sociales. Il fut avec Laye Diop Diatta, des camarades et amis qui ont marqué l'histoire politique du Département d'Oussouye, dans un contexte de crise casamançaise complexe), Christian Sina Diatta de Oussouye (Scientifique - NASA - et ancien Ministre de la Recherche Scientifique sous la présidence de Wade, ancien Sénateur et Ami de toujours du Maire Ousmane Egouloubène/Agouloubène Diédhiou), Marcel Bassene(ancien député), Youba Sambou (ancien ministre des forces armées), Benoit Sambou (ancien ministre de l'agriculture et de l'équipement rural (pendant 6 mois) puis ministre de la Jeunesse, de l'emploi et de la promotion des valeurs civiques sous la présidence de Sall), Malam Bacam Sanhan (ou Sagna ) (ancien président par intérim de la République de Guinée-Bissau après la chute du régime Nino Vieira), Yahya Jammeh (ou Diémé) (président de la République de Gambie), Pascal Kotimagne Manga (ancien député sous la présidence de Diouf), etc. Les hommes d'affaires : Pierre Atépa Goudiaby (Architecte), etc. "Hommes religieux": Feu Monseigneur Augustin Sagna (ancien et premier évêque de Ziguinchor), Feu Monseigneur Maixent Coly (ancien évêque de Ziguinchor, successeur de Mgr A.S. et décédé avant ce dernier), Feu Monseigneur Pierre Sagna (Ancien évêque de Saint-Louis), Monseigneur Ernest Sambou (évêque de Saint-Louis), Monseigneur Jean Pierre Bassène (évêque de Kolda et de Sédhiou), Monseigneur Paul Abel Memba Diatta (évêque de Ziguinchor), etc. Femmes religieuses: "Professeurs d'université": Christian Sina Diatta, Abbé Nazaire Diatta, etc.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Source RAMEAU, BnF [1]
  2. Diop, 1979

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Alice Joyce Hamer, Tradition and Change : A Social History of Diola Women (Southern Senegal) in the twentieth Century, Michigan University, 1983, 329 p. (Thèse)
  • (en) Olga Linares de Sapir, « Shell middens of lower Casamance and problems of Diola protohistory », West African Journal of Archaeology (Oxford University Press), Ibadan, 1971, vol. I, p. 23-54
  • (en) Olga F. Linares, Prayer, Power, and Production: The Jola of Casamance, Cambridge University Press, 1992, 280 p.
  • A. Badji, La lutte traditionnelle joola. Étude et perspectives, Dakar, INSEPS, 1982, 47 p. (Mémoire de Maîtrise STAPS)
  • Saloum Badji, Habitat et occupation du sol dans les pays jolla (du XVe au XXe siècle, Dakar, Université Cheikh Anta Diop, 2000, 121 p. (Mémoire de Maîtrise)
  • Alioune Diatta, Structures politiques et sociales du monde traditionnel Joola, Paris, Université de Paris I, 1982, 345 p. (Thèse de 3e cycle).
  • Nazaire Diatta, Le taureau, symbole de mort et de vie dans l’initiation de la circoncision chez les Diola (Sénégal), Paris, EHESS, 1979, 3+292 p. (Mémoire EHESS)
  • Nazaire Diatta, Anthropologie et herméneutique des rites joola : funérailles, initiations, Paris, EHESS, 1982 (Thèse de 3e cycle)
  • Nazaire Diatta, Proverbes Jóola de Casamance, Karthala, 1998, 416 p. (ISBN 2865377180)
  • Christian Sina Diatta, Parlons Jola - Langue et culture Diolas, L'Harmattan, 1998, (ISBN 2-7384-7169-2)
  • Athanase Diédhiou, Chants funèbres et rites traditionnels dans la société Diola, Dakar, Université de Dakar, 198? (Mémoire de Maîtrise)
  • Lamine Diédhiou, Riz, symboles et développement chez les diola de Basse Casamance, PU Laval, 2005, (ISBN 2763781802)
  • Paul Diédhiou, L'identité joola en question : La bataille idéologique du MFDC pour l'indépendance, Édition Karthala, 2011.
  • Odile Journet-Diallo, Les créances de la terre. Chroniques du pays jamaat (Joola de Guinée-Bissau), Turnhout, Brepols, collection BEHE, n° 134, 2007, (ISBN 978-2-503-52666-9)
  • Pape Chérif Bétrand Akandijack Bassène, Histoire authentique de la Casamance, Édition Injé Ajamaat, La Brochure, 2011
  • Cheikh Anta Diop, Nations nègres et culture, 1979.
  • Françoise Ki-Zerbo, Les sources du droit chez les Diola du Sénégal : logiques de transmission des richesses et des statuts chez les Diola du Boulouf (Casamance, Sénégal), Karthala, 1997, 217 pages (ISBN 2865376516)
  • Michel Bokar Mballo, Le personnage du prêtre dans la société traditionnelle diola cassa et la société traditionnelle romaine dans ses différentes attributions, Dakar, Université de Dakar, 1981, 97 p. (Mémoire de Maîtrise)
  • Michel Bokar Mballo, Les survivances des religions traditionnelles chez les chrétiens de l’époque de saint Augustin et chez les chrétiens diola kassa de la Basse Casamance, Dakar, Université de Dakar, 1985 (Thèse de 3e cycle)
  • Paolo Palmeri, Retour dans un village diola de Casamance, L’Harmattan, 1995, 488 p. ISBN 2-7384-3616-1
  • Jean-Joseph Sambou, La notion de Boekin dans le conte diola, Dakar, Université de Dakar, 1984, 154 p. (Mémoire de Maîtrise)
  • Francis G. Snyder, L’évolution du droit foncier Diola de basse-Casamance (république du Sénégal) : étude d’anthropologie juridique des rapports entre les hommes et les terres chez les Diola-Bandial, Paris, Université de Paris I, 1973, 550 p. (Thèse de 3e cycle)
  • Louis-Vincent Thomas, Les Diola. Essai d’analyse fonctionnelle sur une population de basse-Casamance, Dakar, IFAN, Université de Dakar, 1958, 821 p. (Thèse d’Etat publiée)
  • Louis-Vincent Thomas, Et le lièvre vint : Récits populaires diola, Nea, 1982, 266 p. (ISBN 2723608301)

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • (de) Das Fest der Ringer. Bei den Diola im Südsenegal, téléfilm documentaire allemand de Essibyé Augustin Diatta et Ulla Fels, 1999

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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