5e Panzer Armee

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5e Panzer Armee
5. Panzerarmee
Période 8 décembre 1942 - 30 juin 1943 (en Afrique du Nord)
24 janvier 1944 (reformation en France) – 18 avril 1945
Pays Drapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand
Branche Wehrmacht
Type Armée blindée
Fait partie de District militaire (Wehrkreis) VI
Guerres Seconde Guerre mondiale
Batailles Débarquement de Normandie

La 5e Panzer Armee, (aussi connue comme 5. Panzerarmee, Panzergruppe West ou Panzergruppe Eberbach) était une armée blindée allemande en activité d'abord en Afrique du Nord lors de la guerre du Désert puis en Europe sur le front de l'Ouest. Dissoute à l'issue des combats nord-africains, elle est reformée pour contrer le débarquement allié attendu dans le nord-ouest de l'Europe. Suite au débarquement allié le 6 juin 1944, elle combattit sans relâche pendant toute la bataille de Normandie. Elle participa ensuite à l'offensive allemande dans les Ardennes. Les éléments restants de la 5e Armée de panzers se sont rendus dans la poche de la Ruhr en avril 1945.

Histoire[modifier | modifier le code]

Afrique du Nord[modifier | modifier le code]

La 5. Panzerarmee fut créée le 8 décembre 1942 pour défendre la Tunisie, après le succès du débarquement des Alliés en Afrique du Nord. L’armée lutta aux côtés de la 1ère armée italienne comme élément de l’Afrika Korps. Elle capitula le 13 mai 1943 avec son commandant Hans-Jürgen von Arnim. L’armée fut dissoute le 30 juin 1943.

Normandie[modifier | modifier le code]

La 5e Armée de panzers fut reformée le 24 janvier 1944 comme réserve blindée pour l’OB West (Oberbefehlshaber West, commandement suprême Ouest) et fut connue sous le nom de Groupe blindé Ouest (Panzergruppe West). La nouvelle armée fut placée sous les ordres du general der Panzertruppen Geyr von Schweppenburg. La méthode pour employer le Groupe blindé Ouest en cas de débarquement allié fut l'objet de nombreuses controverses au sein du commandement allemand, le maréchal von Rundstedt, commandant l'OB West, et le maréchal Rommel, commandant du groupe d'armée B ayant des vues différentes. Von Rundstedt pensait que le Groupe blindé devait se tenir en réserve, assez loin de la côte, pour pouvoir mener une contre-attaque massive lors de la pénétration alliée. Rommel lui était convaincu que la suprématie aérienne et l'artillerie alliées - dont il avait vu les effets à El Alamein en 1942 - ne permettraient pas aux Allemands de déplacer de grandes formations et insistait pour que les panzers soient déployés au plus près des côtes. En plus, Hitler refusait que les panzers soient engagés dans la bataille sans son autorisation explicite.

Parmi les unités qui composent alors ce groupe, on peut citer :

Lors du débarquement en Normandie, en juin 1944, le 5e Groupe blindé Ouest reçoit le premier choc sur la partie Est du front face aux Britanniques.

Quatre jours après le débarquement, les Britanniques, qui avaient eu connaissance en décryptant une communication allemande du nouvel emplacement du QG du Groupe blindé Ouest à La Caine, au sud-ouest de Caen, y menèrent un raid aérien réussi d'une centaine d'avions, tuant de nombreux officiers dont le chef d'état-major, le generalmajor Sigismund-Helmut von Dawans, blessant le général Schweppenburg, détruisant véhicules et matériels de communication. Ce raid désorganisa considérablement le contrôle allemand de l'arme blindée à un moment important.

La 5e Panzer Armee lutta contre les Alliés durant toute la bataille de Normandie et subit de lourdes pertes. Beaucoup de divisions,alors sous le commandement du général Heinrich Eberbach, furent piégées dans la poche de Falaise du 12 au 21 août 1944. Après que des éléments purent s’échapper de Falaise, la 5e Panzer Armee se retira vers la frontière allemande.

Retraite – Ardennes[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Bataille des Ardennes et Bataille de Saint-Vith.

Après la fin de la bataille de Normandie, la 5. Panzerarmee se retira vers la Lorraine où elle mena de durs combats pour retarder l'avancée fulgurante de la 3e armée américaine de Patton. Elle fut ensuite placée en réserve dans la région d'Aix-la-Chapelle au courant octobre-novembre 1944. Elle participa ensuite à l'offensive des Ardennes le 16 décembre 1944. Fer de lance de l'attaque, la 5. Panzerarmee devait couvrir le flanc sud de l'opération et s'emparer de Bastogne et de Dinant. Les errements du commandement allemand empêchèrent la prise de Bastogne, farouchement défendue par les parachutistes américains. Après l'échec de l'opération, la 5. Panzerarmee recula sous les coups de boutoirs des Américains et se retrancha derrière le Rhin en février 1945, après de nouveaux combats sur la ligne Siegfried. En mars 1945, les soldats américains franchissent le Rhin à Remagen tandis que les Britanniques et les Canadiens lancent au nord l'opération Varsity. Ces deux opérations mènent à l'encerclement du groupe d'armées B du Generalfeldmarschall Model, dont dépend la 5. Panzerarmee. Commandée par le Generaloberst Von Lüttwitz[réf. nécessaire], elle finit par capituler le 12 avril 1945 dans la poche de la Ruhr.

Commandants successifs[modifier | modifier le code]

5. Panzerarmee (Afrique du Nord)[modifier | modifier le code]

5. Panzerarmee (France)[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Campagne de Tunisie

Source[modifier | modifier le code]