Heinrich Eberbach

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Heinrich Eberbach
Eberbach en tant qu'Oberst dans la Panzerwaffe.
Eberbach en tant qu'Oberst dans la Panzerwaffe.

Naissance 24 novembre 1895
Stuttgart
Décès 13 juillet 1992 (à 96 ans)
Notzingen
Origine Allemand
Allégeance Flag of the German Empire.svg Empire allemand
Flag of Germany.svg République de Weimar
Flag of German Reich (1935–1945).svg Troisième Reich
Arme War Ensign of Germany 1903-1918.svg Deutsches Reichsheer
Flag of Weimar Republic (war).svg Reichswehr
Balkenkreuz.svg Wehrmacht, Heer
Grade General der Panzertruppe
Années de service 1914 – 1945
Conflits Première Guerre mondiale,
Seconde Guerre mondiale
Commandement Panzer-Regiment 35
5. Panzer-Brigade
4. Panzer-Division
XLVIII. Panzerkorps
7. Armee
Distinctions Croix de chevalier de la Croix de fer
Croix allemande

Heinrich Kurt Alfons Willy Eberbach (24 novembre 1895 à Stuttgart - 13 juillet 1992 à Notzingen) est un General der Panzertruppe allemand qui a servi au sein de la Wehrmacht pendant la Seconde Guerre mondiale.

Il a été récipiendaire de la Croix de chevalier de la Croix de fer avec feuilles de chêne. La Croix de chevalier de la Croix de fer avec son grade supérieur : les feuilles de chêne sont attribués pour récompenser un acte d'une extrême bravoure sur le champ de bataille ou un commandement militaire avec succès.

Biographie[modifier | modifier le code]

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Durant la fin de 1914, Eberbach combat en France en tant que caporal. En février 1915, il est promu au grade de leutnant. Durant 1915, il est blessé à deux reprises en France, et perd son nez en raison d'une balle française (en remplacement, une prothèse en caoutchouc a été faite) et est capturé par les Français. En décembre 1916, il est échangé contre un prisonnier français.
En 1918, il est affecté à Palestine. Comme il parle la langue turque, il sert avec le personnel de la 8e armée turque.

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Durant les années 1920, Eberbach est officier de la police civile à Wurtemberg. En 1935, il rejoint l'armée allemande. En 1937, il est promu au Oberstleutnant et en 1938, il devient le commandant du Panzer-Regiment 35, un élément de la nouvelle 4.Panzer-division sous les ordres du Generalmajor Georg-Hans Reinhardt à Bamberg.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Eberbach participe à l'invasion allemande de la Pologne en septembre 1939 en conduisant son Panzer-Regiment 35 dans les batailles près de Łódź et à Varsovie.

Durant les années 1940, toujours aux commandes du Panzer-Regiment 35, au cours de la Bataille de France, l'Oberst Eberbach soutient le général Hasso von Manteuffel pendant l'offensive à travers la Meuse en Flandre jusqu'à Lyon.

Eberbach est encore aux commandes du Panzer-Regiment 35 au début de juin 1941 au cours de l' invasion de l'Union soviétique, mais il est promu six semaines plus tard, aux commandes de la 5. Panzer-brigade sous les ordres du Generaloberst Heinz Guderian, commandant du XXIV. Panzerkorps. En mars 1942, il est promu commandant général de la 4.Panzer-division à Tula en Russie. Plus tard, il devient commandant du XLVIII. Panzerkorps en activité près de Kiev.

Uniforme d'Heinrich Eberbach (Deutsches Panzermuseum de Munster)

À la fin de novembre 1942, Eberbach est blessé près de Stalingrad et hospitalisé jusqu'en février 1943. Peu après, il devient inspecteur des troupes blindées de l'armée en Allemagne, reçoit la Croix de chevalier de la Croix de fer et est promu au grade de Generalleutnant (lieutenant général).

En novembre 1943, Eberbach devient commandant du Groupe d'Armées Nikopol et combat dans les batailles autour de Jitomir en Union soviétique. En décembre, il est atteint d'une maladie du rein et, plus tard, il devient inspecteur des troupes blindées.

Au début de 1944, Eberbach est promu au rang de General der Panzertruppe. Pendant l'invasion de la Normandie, il combat contre les débarquements britanniques le long des plages « Juno » et « Sword ». En juillet, il prend le commandement du Groupe de Panzer Ouest dans la région de Caen et, après une réorganisation de son unité, celle-ci est renommée 5e Panzer Armee. En août, il forme le Panzergruppe Eberbach au sein de la 7. Armee lors de sa tentative avortée de reconquérir Avranches. Plus tard, il devient commandant de cette 7.Armee.

« Le ou vers le 1er août 44, le Général Walter Warlimont, de l'OKW, est arrivé à mon quartier général pour obtenir une vue détaillée de la situation… Je lui ai dit que je l'ai considérée comme l'attaque de Mortain désespérée parce que les forces aériennes de l'ennemi allaient bientôt arrêter l'attaque… De plus, je lui ai dit que, à mon avis, la seule solution possible était une retraite immédiate de la ligne Seine-Yonne. » [Heinrich Eberbach, Groupe Panzer Eberbach et l'encerclement de Falaise, l'armée américaine et du patrimoine: Educatiuon Center, Carlisle Barracks, PA, p. 9 et 10.] Poche de Falaise.
Cependant, le général Warlimont rejette sa proposition de retraite. Le 31 août, alors qu'il effectue une patrouille de reconnaissance, Eberbach est capturé par les britanniques à Amiens.

Après-guerre[modifier | modifier le code]

Eberbach est prisonnier de guerre dans un camp jusqu'en 1948. Peu après, il devient directeur d'un organisme de charité protestant. Au cours du début des années 1950, il reprend du service actif en tant que conseiller sur la réorganisation de la nouvelle armée allemande : la Bundeswehr.

Promotions[modifier | modifier le code]

1er juillet 1914 Fahnenjunker
25 février 1915 Leutnant
1937 Oberstleutnant
14 août 1940 Oberst
1er janvier 1942 Generalmajor
1er avril 1943 Generalleutnant
1er mai 1944 General der Panzertruppe

Décorations[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Citations
  1. Alman 2008, p. 108.
  2. a et b Alman 2008, p. 109.
Source
Bibliographie
  • (de) Fellgiebel, Walther-Peer (2000). Die Träger des Ritterkreuzes des Eisernen Kreuzes 1939-1945. Friedburg, Allemagne: Podzun-Pallas. ISBN 3-7909-0284-5.
  • (de) Scherzer, Veit (2007). Ritterkreuzträger 1939–1945 Die Inhaber des Ritterkreuzes des Eisernen Kreuzes 1939 von Heer, Luftwaffe, Kriegsmarine, Waffen-SS, Volkssturm sowie mit Deutschland verbündeter Streitkräfte nach den Unterlagen des Bundesarchives. Jena, Allemagne: Scherzers Miltaer-Verlag. ISBN 978-3-938845-17-2.
  • (en) Battle of the Falaise Gap, G. Florenton, Hawthron Books, 1967.
  • (en) Battle Group! German Kampfgruppen Action of WWII, James Lucas, Arms & Armour Press, 1993.
  • (en) Bravery in Battle, D. Eshel, ppg. 47-48.
  • (en) Hitler's Commanders, James Lucas, 2000.
  • (en) Panzer: A Revolution In Warfare, Roger Edwards.
  • (de) Alman, Karl (2008). Panzer vor - Die dramtische Geschichte der deutschen Panzerwaffe und ihre tapferen Soldaten. Würzburg, Allemagne: Flechsig Verlag. ISBN 978-3-88189-638-2.
Liens externes