Bombardement du quartier-général du groupe Panzer Ouest

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Le château à La Caine aujourd'hui

Le bombardement du quartier-général du groupe Panzer Ouest fut une raid aérien réussi de la Royal Air Force contre le quartier général du groupe Panzer Ouest récemment installé à La Caine, à une quinzaine de kilomètres au sud-ouest de Caen. Le bombardement eut lieu le 10 juin 1944, aux premiers jours de la bataille de Normandie, et priva les Allemands du contrôle de leur arme blindée, désorganisant le commandement à un moment important de la bataille. L'attaque tua plusieurs officiers, blessa le commandant du groupe Panzer, le général von Schweppenburg, détruisit les moyens de communications et entraina le retrait du QG vers Paris.

Attaque[modifier | modifier le code]

Au début de la bataille de Normandie, le quartier général de la 5e armée Panzer s'établit dans un château à La Caine, au sud-ouest de Caen. Le 9 juin 1944, trois jours après le débarquement, ce nouvel emplacement de l'état-major Panzer fut révélé aux services de renseignements britanniques grâce au décryptage d'un message de communication allemand[1]. Le 10 juin 1944, des avions de la Seconde Force aérienne tactique bombardent le village[1] Le raid est mené par 40 Typhoons armés de roquettes RP-3 qui attaquent en trois vagues à basse altitude et par 61 Mitchells qui lâchent des bombes de 220 kg à 4 000 m d'altitude[2].

Bilan[modifier | modifier le code]

18 membres de l'état-major sont officiellement morts dans l'attaque, dont le chef d'état-major, le Generalmajor Sigismund-Helmut von Dawans[3],[2] , officier de plus haut rang tué pendant le bombardement. Le commandant du groupe Panzer, le général Leo Geyr von Schweppenburg est blessé[4]. Même si le château n'est pas durement touché, le verger voisin où les véhicules du quartier-général sont garés est largement bombardé[2] et les équipements de communications détruits.

Effets[modifier | modifier le code]

La quartier général n'est plus opérationnel et se retire sur Paris[5]. Le commandement allemand du secteur fut temporairement donné au 1er SS-Panzerkorps[2] L'attaque a détruit l'unique structure de l'armée allemande sur le front ouest capable de commander un grand nombre de divisions mobiles[6].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b [html] « D-Day 1944 Air Power Over the Normandy Beaches and Beyond », HyperWar Foundation (consulté le 23 avril 2007)
  2. a, b, c et d RAF Air Historical Branch Records (typed manuscript), The Liberation of North-West Europe - Operation "Overlord", Volume 3 - The Landings in Normandy, pages 129 and 130.
  3. [html] « Liste des généraux morts durant la bataille de Normandie », debarquement.com (consulté le 23 avril 2007)
  4. [html] « New Zealanders with the Royal Air Force–(Vol. II) - Chapter 10 Normandy », New Zealand Electronic Text Service (consulté le 23 avril 2007)
  5. Wilmot, C.: "The Struggle for Europe", pages 331 and 332. The Reprint Society, 1954
  6. [html] Williamson Murray, « ULTRA: Some Thoughts on its Impact on the Second World War », Air University Review, Air University,‎ July August 1984 (consulté le 30 septembre 2007)

Source[modifier | modifier le code]

49° 02′ 05″ N 0° 31′ 16″ O / 49.034605, -0.521009