Émilienne d'Alençon

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Émilienne d'Alençon vers 1902

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Émilie André, dite Émilienne d'Alençon, née à Paris le 18 juillet 1869 et morte à Nice en 1946, est une danseuse de cabaret et grande courtisane française.

Surnommée l'une des Trois Grâces de la Belle Époque, avec Liane de Pougy et Caroline Otero, elle est lancée dans le demi-monde, en 1885, par Charles Desteuque, dit « l’intrépide vide-bouteilles[1] ». Elle fait ses débuts comme danseuse au Cirque d'été en 1889, avant de jouer au Casino de Paris, aux Menus-Plaisirs, aux Folies Bergère, à la Scala, aux Variétés.

Elle est entretenue par le jeune duc Jacques d'Uzès, puis par Léopold II de Belgique. Elle épouse, avant 1895, le jockey Percy Woodland. On lui prête une liaison avec La Goulue, en 1889 et la poétesse Renée Vivien, vers 1908. Le guide Paris-Parisien la décrit en 1899 comme une « notoriété de la vie parisienne » et une « jolie demi-mondaine »[2].

Ses biens, parmi lesquels une importante collection de veilleuses en porcelaine et son précieux mobilier décoré de plaques de porcelaine, furent vendus à l'Hôtel Drouot en 1931[3]. Elle mourut à Nice et fut inhumée à Paris[4], au cimetière des Batignolles. Ses chapeaux furent les premiers de Coco Chanel, qu'elle contribua à lancer. Elle figure d'ailleurs dans le film Coco avant Chanel, où elle est interprétée par Emmanuelle Devos.

Galerie[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • Sous le masque, poésies (1918)
  • Secrets de beauté pour être belle, recueil de conseils utiles et pratiques pour les soins de la femme (1919)
  • Le Temple de l'amour, 1 acte en vers, Théâtre de la foire Saint-Germain, 5 juin 1927

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Selon Auriant, critique au Mercure de France, qui révéla l'histoire lors de la publication des mémoires de Mlle d'Alençon, dans le numéro du 1er avril 1940.
  2. Paris-Parisien, Ollendorff,‎ 1899, p. 24
  3. Pol Neveux, fit don de l'élégant catalogue à la bibliothèque municipale de Reims.
  4. Où elle avait eu pour domiciles successifs : rue d'Artois, vers 1900 ; 32, avenue des Champs-Élysées, en 1901 ; 14, avenue des Sycomores, villa Montmorency, en 1928 ; 2, rue Narcisse-Diaz, en 1931.

Source[modifier | modifier le code]

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