Gnafron

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Gnafron
Image illustrative de l'article Gnafron
Gnafron

Créateur(s) Laurent Mourguet
Date de création Début du XIXe siècle
Type d'élément Marionnette
Type de marionnette gaine
Matériaux Bois
Caractère Buveur, comique
Type de spectacle Comique
Lieux d'utilisation Drapeau de la France France
Manipulateurs célèbres Louis Josserand

Gnafron est une marionnette à gaine lyonnaise, compagnon de Guignol. Dans certaines pièces du répertoire classique, il est le père de Madelon. Savetier amateur de Beaujolais, il est traditionnellement représenté avec la barbe mal rasée, le nez et les pommettes rouges, la bouche édentée portant un galurin de travers, un foulard en guise de cravate ou un nœud papillon à carreaux ou à pois, un chapeau ou une casquette et le tablier de cuir du savetier. Philosophe dont les propos sont toujours pleins de bon sens, il tempère l'ardeur de Guignol mais aime faire la fête avec lui[1].

Origine[modifier | modifier le code]

Gnafron est le premier personnage créé par le lyonnais Laurent Mourguet selon la tradition le 22 novembre 1804, mais probablement mis au point entre 1804 et 1808[2].

Au début du XIXe siècle, la soierie lyonnaise est en crise. Ancien canut au chômage, Laurent Mourguet devient un temps colporteur, puis arracheur de dents en 1797. Il attire ses clients avec Polichinelle, Colombine et Arlequin en improvisant des saynètes avec ces marionnettes animées. Cela lui permet également d'éviter à ses futurs clients la peur causée par les cris des patients[3].

Encouragé par le succès, il abandonne sa tenaille et se lance dans une carrière de marionnettiste, en compagnie de Grégoire Lambert Ladret (dit le Père Thomas), cordonnier, amuseur public et joueur de violon, ce dernier ayant exercé à Paris avec des gaines, technique plus simple que celles à fils et qu'adopte rapidement Mourguet. Lorsqu’une querelle sépare les deux acolytes, Laurent Mourguet décide de remplacer Polichinelle par un authentique canut, la marionnette Gnafron, le cordonnier (gnafre en lyonnais), inspirée par son ancien complice[4]...

La première marionnette connue de Gnafron est exposée au musée des arts de la marionnette, à Lyon.

Gnafron est célébré par les vignerons dès 1931 lorsqu'une statue est érigée en son honneur à Beaujeu, capitale du Beaujolais[5].

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Références[modifier | modifier le code]

  1. Paul Fournel, L'Histoire véritable de Guignol, Fédérop, , p. 83
  2. Paul Fournel, L'Histoire véritable de Guignoléditeur=Fédérop, , p. 40
  3. Michel Dechaume, Pierre Huard, Marie-José Imbault-Huart, Histoire illustrée de l'art dentaire: stomatologie et odontologie, R. Dacosta, , p. 265
  4. [PDF] Musée des arts de la marionnette, fiche passeport Guignol
  5. Claude Neven, Claude Neven et Lucile Haertjens, La Marionnette liégeoise, Éditions du CEFAL, , p. 29

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]