Urmatt

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Urmatt
La mairie d'Urmatt.
La mairie d'Urmatt.
Blason de Urmatt
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Bas-Rhin
Arrondissement Molsheim
Canton Mutzig
Intercommunalité C.C. de la Vallée de la Bruche[1]
Maire
Mandat
Alain Grisé
2014-2020
Code postal 67280
Code commune 67500
Démographie
Population
municipale
1 489 hab. (2014)
Densité 108 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 31′ 40″ nord, 7° 19′ 32″ est
Altitude Min. 224 m
Max. 900 m
Superficie 13,83 km2
Localisation

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Liens
Site web http://mairie-urmatt.fr

Urmatt est une commune française située dans le département du Bas-Rhin, en région Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

Urmatt se trouve dans la vallée de la Bruche, à proximité de forêts et de la route départementale reliant Strasbourg à Schirmeck.

Arrosage du bois de scierie.
Maison des associations.

Histoire[modifier | modifier le code]

On ne connaît pas de façon certaine l'origine du village mais il est établi[réf. nécessaire] cependant qu'en 250 av. J.-C. une population clairsemée de Celtes peuplait le bas de la vallée de la Bruche.

Le chemin le long duquel s'implanta plus tard Urmatt serait un ancien chemin celte datant de l'époque où une tribu germanique vint peupler les rives du Rhin vers 70 av. J.-C., repoussant les Celtes vers l'intérieur des terres. Les menhirs érigés sur le Langenberg consolident cette thèse.

Les Germains, restés après la victoire du chef de guerre romain Julius sur le germain Arioviste dans la plaine d'Alsace, repoussaient de plus en plus les Celtes vers les montagnes. La vallée de la Bruche demeurait néanmoins sous l'influence celte alors que dans la plaine du Rhin l'influence germanique se faisait de plus en plus ressentir. Par la soumission de toute la Gaule, l'Alsace passa également sous la domination romaine, mais les Romains n'obligèrent pas les habitants à changer leurs habitudes et laissèrent au temps le soin de faire les choses.

Au cours du IIe siècle apr. J.-C., l'Alsace est à nouveau envahie, mais par des Alamans franchissant le Rhin.

Saint Florent, venu pour évangéliser la région, eut une grande influence sur elle vers 660. Le docteur Guri[Qui ?], ancien maire de la commune, nous a laissé un manuscrit dans lequel il écrit : « il semble qu'Urmatt soit nommé pour la première fois dans l'histoire en 810, au temps de Charlemagne ». L'historien alsacien Grandidier[Qui ?] remonte pour le nom Urmatt à la racine latine urus. C'était selon lui l'endroit idéal pour chasser les aurochs dans des tranchées sur un sol marécageux. D'après Schoepflin, un autre historien, ur-mat viendrait de ur : 'vieux', et mat : prés, c'est-à-dire « vieux prés ».

Urmatt faisait partie du chapitre (assemblée tenue par des chanoines ou religieux) de Haslach, et de ce fait devait des jours de corvée, la dîme, etc. La paroisse devint indépendante en 1802 seulement.

Il semblerait qu'au tout début de l'installation du village sur le site d'Urmatt, une chapelle ait été construite à l'endroit où se trouve la route devant l'ancien cimetière. Le puits du village avait été à l'emplacement du parking devant l'actuel cimetière, il fut comblé au XIXe siècle lors du tracé de la conduite d'eau potable. Aucune preuve, mise à part la mémoire collective, ne peut être apportée à l'existence de cette chapelle et de ce puits. En 1444, l'église de Lutzelhouse est incendiée. Celle d'Urmatt a probablement subi le même sort, mais il n'en est pas fait état. Puis vint la guerre de Trente Ans, une guerre terrible pour la vallée de la Bruche. Ainsi disparaissaient plusieurs villages de la vallée, dont « Walterspach » situé sur le ban d'Urmatt, dans la forêt, au pied du Katzenberg.

Pendant la Révolution, très mouvementée dans le village qui comptait 290 habitants, deux clans de famille s'affrontaient violemment, le premier était celui de la famille Ignace Schuller, révolutionnaire, et le deuxième clan celui des familles Schneider, Siat, Valentin, Stern, anti-révolutionnaires et défenseurs de l'Église.

Sous le Second Empire, les jeunes gens ayant tiré le mauvais numéro partaient au service militaire pour sept longues années. Plusieurs de ces jeunes moururent au service de l'Empereur guerroyant dans de nombreuses contrées. Lors de la guerre de Crimée, sept jeunes gens originaires de la localité sont morts au combat durant la seule année 1855.

Le 18 août 1914, Urmatt est bombardé de 291 obus depuis le fort de Mutzig.

En 1999, lors du recensement, Urmatt comptait environ 1 350 habitants. Aujourd'hui, la population est estimée à 1 425 personnes selon le recensement de 2008.

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason d'Urmatt

Les armes d'Urmatt se blasonnent ainsi :
« D'argent à l'aurochs furieux de gueules sur une terrasse de sinople. »[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1860 1860 Joseph Valentin SE  
1940 1947 Henri Wahlmann SE  
1947 1965 Edouard Touchemann SE  
1965 1975 Albert Arbogast SE  
1975 1983 Édouard Gabriel SE  
1983 1995 François Pouget SE  
1995 2014 Vincent Metzger[3] SE  
2014 en cours Alain Grisé SE  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 489 habitants, en augmentation de 3,04 % par rapport à 2009 (Bas-Rhin : 1,65 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
319 402 399 440 530 580 619 693 703
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
633 700 733 689 664 681 636 685 722
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
825 854 894 828 924 991 1 009 963 942
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
980 1 042 1 092 1 121 1 243 1 357 1 447 1 487 1 489
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église de la Sainte-Croix.
Chœur de l'église.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Philippe Matter, créateur du personnage mini-loup.
  • Laura Strubel, Miss Alsace 2013, 8e à Miss France 2014

Évènements[modifier | modifier le code]

  • Mai 2009 : Le président Nicolas Sarkozy est à Urmatt pour présenter son plan de relance de la sylviculture, durement touchée par la crise.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marie-Odette Bindel, Urmatt à travers les âges, Comité communal d'édition et de diffusion, Urmatt, 1997

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]