Theodore Appleby

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Theodore Appleby
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Theodore Appleby (Long Beach[1], New Jersey, Alba-la-Romaine, 1985[2]) est un peintre et graveur américain installé en France dont l’œuvre s'apparente à l'expressionnisme abstrait.

Biographie[modifier | modifier le code]

Theodore Franklin Appleby Jr. appartient à une famille installée à Asbury Park vers 1875[3]. Il fréquente la Pauling School de New York et étudie en 1938 et 1939 dans l'atelier de John Corneal. En il s'engage dans la Marine américaine et participe à des opérations dans les îles Marshall, à Kwajalein), Engebi et Eniwetok (Opération Catchpole). En 1945 et 1946 il est stationné à Yokohama où il étudie les gravures japonaises.

Alba-la-Romaine
Tombe de Hope Manchester à Alba-la-Romaine.

En 1947 et 1948 Theodore Appleby séjourne au Mexique et étudie à l'université San Miguel de Allende où il réalise des peintures murales[4]. En 1949 il s'installe à Paris où il visite régulièrement l'atelier de Fernand Léger. À la suite de l'appel publié le dans Combat par André Lhote pour sauver le village d'Alba-la-Romaine en Ardèche, de nombreux artistes de toutes nationalités en relèvent les maisons en ruine, y séjournent et y travaillent durant l'été, comme Stanley William Hayter, Ginés Parra, Eudaldo, Honorio García Condoy et Jean Le Moal, Alejandro Obregón. Theodore Appleby (surnommé Ted[5]) et sa femme Hope Manchester (Warwick, 1907 – Alba-la-Romaine, 1976), elle-même peintre et sculpteur, y achètent en 1950 une maison. Theodore Appleby participe ainsi en septembre à la Première manifestation d'art à Alba puis aux éditions ultérieures du salon qui réunit amicalement les artistes.

Il fait alors partie des artistes américains qui s'inscrivent dans la vie artistique parisienne et expose au Salon des réalités nouvelles (1950, 1952, 1959, 1961) et au Salon d'automne (1953, 1954). Ami de Jackson Pollock, il participe, avec Sam Francis également né en 1923, à des expositions collectives à Rouen, Rennes, Nantes, Nancy, Saint-Étienne, Tours, et à Paris au Studio Paul Facchetti. Il reçoit en un prix lors de la 62nd American Exhibition of Painting and Sculpture de l'Art Institute of Chicago.

Il meurt en 1985 à Lyon[6], et est incinéré.

L'œuvre[modifier | modifier le code]

Appleby se détache de la figuration schématique (Paysage rose, 1954, 47,5 x 64,5 cm ) pour juxtaposer librement des formes colorées libérées de toute allusion (Composition, 1954, 47,5 x 64,5 cm) qui se morcellent dans les années suivantes (Composition, 1956). Les surfaces mouchetées de ses tableaux, auxquels il ne donne plus guère de titres et qu'il préfère le plus souvent ne dater qu'au verso de ses toiles, sont alors traversées de fins réseaux (Composition abstraite, 1958, 61 x 40,5 cm; Composition verte, 1958, 146 x 97 cm, Musées royaux des beaux-arts de Belgique), parfois composés de fines gouttelettes de peinture. Il aborde à cette époque de larges formats (Composition, c. 1958, 181 x 195,5 cm).

Appleby s'inscrit ainsi dans la démarche spontanée de l'expressionnisme abstrait américain, en affirmant simultanément un souci de construction qui n'est pas sans l'apparenter aux artistes non-figuratifs de la nouvelle École de Paris au milieu de qui il développe son œuvre.

Expositions personnelles[modifier | modifier le code]

Expositions collectives[modifier | modifier le code]

  • 1948 : Groupe 48, Mexique
  • 1950 : Salon de l'art libre, Paris
  • 1953 et 1954 : Musée d'art moderne, Paris; Arts contemporains, Lisbonne[réf. nécessaire]
  • 1955 et 1958 : Conférence internationale des artistes, Portugal
  • 1956 : Galerie Arnaud, Paris
  • 1956 : Junge amerikanische kunst, Kunstmuseum, Düsseldorf (catalogue).
  • 1956 : Peintres américains abstraits de Paris, exposition itinérante, Allemagne
  • 1956 : Arts contemporains, Musée de Lisbonne
  • 1957 : 50 ans de peinture abstraite, Galerie Raymond Creuze, Paris, mai-juin (35 exposants à l’occasion de la publication du Dictionnaire de la peinture abstraite de Michel Seuphor)
  • 1957 : Post Picasso Paris, Hanover galerie, Londres, -
  • 1957 : 62nd American Exhibition of Painting and Sculpture, Institut d'art de Chicago, - (Composition, Grey, 1956)
  • 1958 : Pittsburgh international centenial, Carnegie Museum of Art, Pittsburgh
  • 1958 : Neues aus der neuen Malerei, textes de Curt Schweicher et Charles Delloye, Städtisches Museum Leverkusen, -
  • 1959 : 20 Peintres Américains, 20 Peintres Français, Centre culturel France-Amérique, Paris
  • 1959 : L'École de Paris dans les collections belges, Musée national d'art moderne, Paris,
  • 1960 : Expression d'aujourd'hui (UNESCO), Château de Lunéville
  • 1960-1961 : Artistes américains en France, Centre Culturel Américain, Paris[7]
  • 1961 : exposition itinérante à Rouen, Rennes, Nantes, Nancy, Saint-Étienne, Tours.
  • 1961 : Galerie Le Point Cardinal, Paris
  • 1961-1962 : 14 american artists, Smithsonian institute, Washington D. C.
  • 1963 : Riverside museum, New York
  • 1964 : Edward Williams College, Hackensack, New Jersey
  • 1964 : Université Fairleigh Dickinson, New Jersey
  • 1988 : Atlantic gallery, New York
  • 1990 : Collection Alla et Bénédict Goldschmidt, Musées royaux des beaux-arts de Belgique, Bruxelles, -
  • 1990 : Atlantic gallery, New York
  • 2007-2008 : Quadrum, revue internationale d’art moderne (1956-1966), Bruxelles, Musées royaux des beaux-arts de Belgique, 23.11.2007-30.03.2008; Paris, Centre Wallonie-Bruxelles, 14.05.2008-30.08.2008[8]
  • 2011 : Los Angeles Art show 2011, Abby M. Taylor fine art, Los Angeles,
  • 2012 : Les Américains à Paris 1945-1970[9], Galerie Artemper, Art Elysées, Champs-Élysées, Paris

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Éléments de bibliographie[modifier | modifier le code]

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Catalogues[modifier | modifier le code]

  • Appleby, texte de Michael Sayers, Studio Paul Facchetti, Paris, .
  • 62nd American Exhibition of Painting and Sculpture, Institut d'art de Chicago, 1957. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Post Picasso Paris, Hanover galerie, Londres, 1957.
  • Appleby - Stackpole, Centre Culturel Américain, Paris, .
  • Artistes américains en France 1860-1961, Centre Culturel Américain, Paris, 1961.
  • Appleby, Galerie Marie-Jane Garoche, Paris, 1990.
  • Collection Alla et Bénédict Goldschmidt, Musées royaux des beaux-arts de Belgique, 1990[11].
  • Quadrum : revue internationale d'art moderne (1956-1966), Musées royaux des beaux-arts de Belgique et Éditions Snoeck, 2007. (ISBN 978-90-5349-666-4)
  • Los Angeles Art show 2011, Abby M. Taylor fine art, Los Angeles, , p. 58 (reproduction: Composition, vers 1958, 181 x 195,5 cm, p. 58).

Articles[modifier | modifier le code]

  • Pierre Restany, « Appleby au Studio Facchetti », dans Prisme des Arts, Paris, .
  • Appleby, dans Quadrum, Bruxelles, Palais des Beaux-Arts, 1960.

Ouvrages généraux[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. le plus généralement, mais aussi Long Branch, selon le catalogue de l'exposition 62nd American Exhibition of Painting and Sculpture en janvier-mars 1957 à l'Institut d'art de Chicago. Ask Art qui assure que ses informations ont été fournies par Thomas Appleby, Sr., frère de l'artiste, mort en 2010 ([1]), indique Asbury Park.
  2. 1985 selon la plupart des notices, dont celle du Centre Pompidou, mais aussi 1987, ou 1986 selon celle des Musées royaux des beaux-arts de Belgique
  3. Theodore Appleby est le lointain descendant du Duc d'Appleby dans le Westmorland dont la capitale porte le nom. Theodore Franklin Appleby (1831-1888), son arrière-grand-père (né de James Appleby), s'installe à Asbury Park en tant que marchand. Son grand-père Théodore Frank Appleby (1864-1924) y construit notamment le « Appleby building » en 1886 et développe ses activités dans les domaines de l'assurance et de la politique (Parti républicain). Theodore Franklin Appleby, père du peintre, naît en 1895, s'inscrit dans la tradition familiale, se marie en 1916 avec Marie Estelle Windsor. Ils auront quatre enfants, Marie Windsor (1919), Jean Franklin (1921), Théodore Franck, le peintre, (1923) et Thomas Windsor (1930) (Prominent familiers of New Jersey, Volume I, p. 198-199).
  4. 62nd American Exhibition of Painting and Sculpture, Institut d'art de Chicago, 1957, p. 5.
  5. « Quand il a acheté à Alba le restaurant La Petite Chaumière [son] grand-père est tombé amoureux de ce « village d'artistes », habité entre autres par « le grand peintre américain Tel Appleby » ». (Robin Charbonnier, « Rencontre sur la terrasse/Alba : Fanny Cottençon », dans Le Dauphiné libéré, Ardèche, 21 juillet 2012
  6. ou selon quelques sources à Montélimar
  7. Notice BNF
  8. avec notamment Arman, Eduardo Chillida, Jean Deyrolle, Niki de Saint Phalle, Emile Gilioli, Hans Hartung, Robert Jacobsen, Asger Jorn, Roberto Matta, Richard Mortensen, Ben Nicholson, Claes Oldenburg, Jean-Paul Riopelle, Antonio Saura, Pierre Soulages, Mark Tobey, Cy Twombly et Victor Vasarely
  9. avec notamment Oscar Chelimsky, Don Fink, Sam Francis, Stanley William Hayter, John-Franklin Koenig, John Levee, Jean-Paul Riopelle, Mark Tobey
  10. [2]
  11. Reproductions des œuvres exposées et notices notamment sur Théodore Appleby, Arman, Maria Blanchard, Georges Braque, Marcel Broodthaers, Alberto Burri, Pol Bury, Alexander Calder, Marc Chagall, Gaston Chaissac, Giorgio de Chirico, Jean Degottex, Jean Deyrolle, Pierre Dmitrienko, Eugène Dodeigne, Oscar Dominguez, James Ensor, Max Ernst, Hans Hartung, Robert Jacobsen, Asger Jorn, Paul Klee, Alfred Manessier, Georges Mathieu, E. L. T. Mesens, Joan Miró, Claes Oldenburg, Constant Permeke, Pablo Picasso, Serge Poliakoff, Jean-Paul Riopelle, Mark Tobey, Toulouse-Lautrec, Cy Twombly et Ossip Zadkine.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]