Surgénérateur de Kalkar

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Surgénérateur de Kalkar
Image illustrative de l'article Surgénérateur de Kalkar
Le surgénérateur de Kalkar en 2004
Administration
Pays Allemagne
Coordonnées 51° 45′ 47″ N 6° 19′ 37″ E / 51.7631, 6.32694 ()51° 45′ 47″ Nord 6° 19′ 37″ Est / 51.7631, 6.32694 ()  
Opérateur Schneller Brüter Kernkraftwerksgesellschaft MBH
Année de construction 1973
Date de mise en service -
Statut Jamais mis en service
Réacteurs
Réacteurs actifs 0
Production d’électricité
Divers

Géolocalisation sur la carte : Allemagne

(Voir situation sur carte : Allemagne)
Surgénérateur de Kalkar

Le surgénérateur de Kalkar est l'un des plus importants projets industriels d'Allemagne n'ayant jamais abouti. Situé sur la commune de Kalkar en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, il abrite depuis 1995 un parc de loisirs, le Wunderland Kalkar (en français : « Pays des merveilles de Kalkar »).

Le projet de réacteur était appelé SNR 300 en raison de sa filière de réacteur rapide refroidi au sodium (SNR signifiant Schneller Natriumgekühlter Reaktor) et de sa puissance électrique de 300 MW.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1972, les Pays-Bas, la Belgique et l'Allemagne s'accordent sur la construction d'un surgénérateur nucléaire en Basse-Rhénanie. Les travaux commencent l'année suivante et provoquent de vives protestations : 10000 personnes se mobilisent ainsi contre ce projet dès 1974[1]. Les considérations de sécurité autour de cette nouvelle technique présentée au départ comme la technique de l'avenir (le système de refroidissement devait utiliser du sodium et non de l’eau) et les nécessaires modifications du réacteur accroissent les coûts du projet. (de l'ordre de 150 000 000 000 de FBE soit un peu plus de 3,7 milliard € . L'État belge avait, à l'époque, investi près de 250 millions € )

Bien que la construction soit achevée en 1986 (avec 7 ans de retard), le ministre de la recherche Heinz Riesenhuber annonce le 21 mars 1991, après de longues tergiversations, l'arrêt définitif du surgénérateur. Ce réacteur coûtait 50 millions € par an et employait 220 personnes pour la sécurité et l'entretien des bâtiments.

En 1995, le complexe est racheté par l'investisseur néerlandais Hennie van der Most, et transformé en un parc de loisirs. Le complexe abrite également un centre des congrès, des hôtels et des restaurants. Selon certaines sources[Lesquelles ?], le prix de la vente se serait élevé à 2,5 millions d'euros. Les travaux de démolition, s'ils avaient été réalisés, auraient coûté 75 millions d'euros.

Participants à la grande manifestation anti-nucléaire contre la construction de la centrale atomique de Kalkar en 1977

Destin des réacteurs[modifier | modifier le code]

Les réacteurs sont aujourd'hui placés sous la surveillance de l’État à Hanau. Ils sont la propriété de la société RWE Power AG. Celle-ci ne disposant pas d'autorisation pour recycler le matériel nucléaire enrichi à environ 35 % de plutonium, ils devront être envoyés à l'usine de retraitement de la Hague. Le combustible MOX produit pourra être ensuite utilisé dans des centrales nucléaires traditionnelles. Il a par ailleurs été envisagé de réutiliser certaines parties du noyau et de la centrale pour des projets de surgénérateurs en Chine.

Parc de loisirs[modifier | modifier le code]

La tour de refroidissement fait partie du parc et abrite un manège

Le parc de loisirs propose de nombreuses activités sportives, tels que tennis, badminton, volley-ball, basket-ball, minigolf, karting et escalade. Aucun matériel radioactif n'ayant jamais été entreposé sur le site, aucune radiation n'y est à craindre.


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Thomas Keller, Les verts allemands: un conservatisme alternatif, L'Harmattan,‎ 1993 (ISBN 2-7384-1768-X)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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