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Simca-Chrysler 1307 / 1308 / 1309

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Simca-Chrysler 1307 / 1308 / 1309
Simca-Chrysler 1307 / 1308 / 1309
Simca 1307 GLS

Appelé aussi Chrysler 150 (Espagne)
Marque Simca-Chrysler
Années de production 1975 - 1979
Production Europe : 894 687 exemplaire(s)
Classe Familiale
Usine(s) d’assemblage Drapeau de la France Poissy
Drapeau du Royaume-Uni Ryton-on-Dunsmore
Drapeau de la Colombie Bogota
Drapeau de la Finlande Uusikaupunki
Drapeau de la Nouvelle-Zélande Porirua
Moteur et transmission
Énergie Essence
Moteur(s) Moteur Poissy:
1 294 cm3
1 442 cm3
1 592 cm3
Position du moteur Transversale avant
Cylindrée 1 292 à 1 592 cm3
Puissance maximale 68 à 89 ch (50 à 65 kW)
Transmission Traction
Boîte de vitesses Manuelle 4 rapports
Automatique
Masse et performances
Masse à vide 1 050 kg
Vitesse maximale 150 à 165 km/h
Châssis - Carrosserie
Carrosserie(s) Berline 5 portes
Dimensions
Longueur 4 250 mm
Largeur 1 680 mm
Hauteur 1 400 mm
Chronologie des modèles

Apparues en juillet 1975, les Simca-Chrysler 1307, Simca-Chrysler 1308 et Simca-Chrysler 1309 sont des modèles d'automobile fabriqués par Simca-Chrysler à l'usine de Poissy.

Le projet "1307" a débuté en 1969 sous le nom de code "Chrysler B-Car", qui a pour vocation de remplacer les anciens modèles de la gamme Simca 1301 / 1501 des années 1960, dérivées des Simca 1300 / 1500 de l'époque Fiat. Le cahier des charges imposa que cette nouvelle gamme dispose de moteurs dont la cylindrée devait être comprise entre 1.500 et 1 800 cm3. Cela imposa la conception d'une nouvelle boîte de vitesses pour supporter le couple plus important des nouveaux moteurs qui devaient avoir un ou deux arbres à cames en tête. Il ne fut donc pas possible d'utiliser la base des anciens moteurs encore valables mais disposant d'un arbre à cames latéral.

Plusieurs esquisses ont été présentées en début d'année 1970 avec une carrosserie classique à 3 volumes et une seule en version deux volumes avec hayon. C'est ce dessin qui sera retenu pour la réalisation d'une maquette en plâtre quelques mois plus tard, malgré les réticences de la direction américaine de Chrysler. Le succès commercial des Renault 16, Autobianchi Primula et Simca 1100, aura suffi pour convaincre Chrysler Europe à continuer dans cette solution. Toutefois, en , quand Chrysler devint détentrice exclusive de la marque de Poissy, les dirigeants firent table rase de tous les projets en cours et imposèrent de tout reprendre à zéro dès début 1971 avec un nouveau projet baptisé "C6 ou A+Car", où "A+" signifie un type de véhicule en-dessous du précédent "B-Car". Le nouveau cahier des charges a maintenu la formule avec hayon afin de rendre l'utilisation de la voiture plus pratique. Concernant les autres éléments, il fut décidé que le volume utile intérieur serait augmenté et la voiture une traction avec le moteur placé transversalement à l'avant.

Le dessin de la carrosserie a été confié au centre style de Whitley, en Angleterre, dirigé par Roy Axe. La ligne fut totalement novatrice pour la marque et se démarqua radicalement des modèles Chrysler 160/180. Le dessin définitif a été choisi le .

En ce qui concerne la mécanique, la direction de Chrysler a refusé l'étude de nouveaux moteurs à arbre à cames en tête, qui fleurissaient sur toutes les voitures italiennes et imposa la vieille technique des moteurs à cames latérales, dérivés de ceux utilisés sur la 1100. C'est ainsi que l'ancien moteur type 366 d'1,3 litre va être modifié pour donner naissance à la version de 1 442 cm3. La boîte de vitesses de la 1100 a été réutilisée sans modification. Le train avant de la 1100 a été adapté pour le nouveau modèle, tandis que l'arrière va recevoir des bras oscillants.

La mise au point définitive a été assurée par le Centro de Carrières-sous-Poissy, où les 13 premiers prototypes ont été assemblés. Les essais ont commencé le et se sont terminés le en Laponie.

Trois préséries de 355 exemplaires ont été fabriquées au printemps 1975.

Début commercial

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Le , Chrysler Europe publie un communiqué de presse qui annonce le lancement officiel d'un nouveau modèle. La gamme 1307/1308 fut officialisée deux semaines plus tard. La présentation de la nouvelle gamme de modèles s'est étalée du au . Au Salon de l'automobile de Paris du 1975, Simca présente simultanément trois modèles inédits : la 1307 GLS, la 1307 S et la 1308 GT, qui s'adressent à la catégorie très prisée en France des berlines moyennes, dans la lignée commerciale des Aronde et des 1300/1500[1]. Ces voitures portent un monogramme Chrysler à l'avant, la marque Simca restant mentionnée à l'arrière[1].

Techniquement, la 1307 GLS reprend de la 1100 la traction avant, le principe du moteur transversal et la suspension avant à barres de torsion ; à l'arrière, en revanche, elle reçoit des ressorts hélicoïdaux. Après avoir hésité entre plusieurs propositions, les stylistes ont retenu des lignes sobres, jugées à l'époque banales mais sans réelle personnalité[1]. La version de lancement 1307 GLS était animée par un moteur de 1 294 cm3 de 68 ch DIN à un seul carburateur Solex, pour une vitesse de pointe de 150 km/h ; la 1307 S reprenait la même cylindrée mais avec une puissance portée à 82 ch DIN grâce à deux carburateurs double corps Weber, tandis que la 1308 GT recevait un moteur de 1 442 cm3 de 85 ch DIN à carburateur double corps, pour 165 à 168 km/h selon les versions[1].

Après le premier choc pétrolier de 1973, l'époque n'est plus à la fantaisie. Les clients recherchent des voitures simples, robustes, pratiques et qui consomment peu. Les meilleurs exemples de l'époque sont les Fiat 131 et Volkswagen Passat qui répondent bien aux attentes.

Destinées à remplacer les Simca 1301 / 1501, elles ont connu un certain succès grâce à leur carrosserie intégrant un hayon malgré de sérieux problèmes de corrosion, comme beaucoup de voitures de l'époque. Les trois appellations disposent d'une carrosserie commune unique, seules les motorisations et le niveau d'équipement/finition les différencient ; le dernier chiffre signalait au départ la puissance fiscale.

C'est le centre d'études de Chrysler France à Carrières-sous-Poissy qui réalisa la mise au point industrielle de ces véhicules. Les activités du style Chrysler Europe étant regroupées à Whitley en Angleterre sous la direction de Roy Axe, la ligne de cette voiture est due au styliste Keith Cockell[2].

La Simca 1307 a été désignée voiture de l'année 1976.

Il s'agit de la première voiture française conçue en CAO par informatique. La gamme Simca 1307/1308 eut une prolongation sous la marque Talbot avec les modèles 1510 et Solara (version tricorps). Elle fut commercialisée en Grande-Bretagne sous le nom Chrysler Alpine et en Espagne sous l'appellation Chrysler 150.

La ressemblance entre la Simca 1307 et la Moskvitch Aleko peut laisser penser que la voiture soviétique est une copie de la Simca 1307, mais à l'architecture moins moderne puisque son moteur est implanté longitudinalement et non transversalement comme sur les Simca.

Évolution commerciale (1976-1980)

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La gamme reste inchangée en 1976 et 1977 (1307 GLS, 1307 S et 1308 GT). Le , Simca célèbre la sortie de la 250 000e 1307/1308 ; l'année 1977 voit 273 747 exemplaires produits[3]. En , les tarifs s'établissaient à 25 810 F pour la 1307 GLS, 28 530 F pour la 1307 S et 30 720 F pour la 1308 GT[3].

En 1978, la gamme ne connaît pas de changement notable (239 567 unités produites) ; le , Simca fête la sortie de la 500 000e 1307/1308[4].

Pour l'année-modèle 1979, la version intermédiaire 1307 S reçoit le moteur de 1 442 cm3 de 85 ch DIN jusque-là réservé à la 1308 GT, les deux versions ne se distinguant alors quasiment plus que par leur niveau de finition ; la 1307 GLS conserve son moteur de 1 294 cm3. Une nouvelle version haut de gamme fait son apparition, la 1309 SX, équipée d'un moteur de 1 592 cm3 de 88 ch DIN disponible exclusivement avec une boîte automatique d'origine américaine ; elle est en outre la première Simca à recevoir une direction assistée, intégrée à la crémaillère, ainsi qu'un régulateur de vitesse commandé par un levier sous le volant[5]. Les tarifs 1979 s'établissaient ainsi : 31 600 F pour la 1307 GLS, 35 100 F pour la 1307 S, 37 850 F pour la 1308 GT et 42 950 F pour la 1309 SX[5]. Début 1979, une série limitée baptisée « Jubilé », reconnaissable à sa carrosserie bicolore, ses pare-chocs assortis, ses jantes spéciales et ses pneus 165 SR 13, est proposée sur la base de la 1308 GT (les gammes Horizon et Matra-Simca Bagheera bénéficient de versions Jubilé similaires)[5]. La production 1979 des 1307/1308/1309 s'élève à 183 430 unités[5].

L'histoire de la marque Simca se termine officiellement à la veille de l'année-modèle 1980 : le groupe PSA, qui avait racheté les filiales européennes de Chrysler (Chrysler France, Chrysler U.K. et Chrysler España) en août 1978, décide le de rebaptiser l'ensemble des modèles de Poissy sous la marque Talbot[4]. Dans les faits, la transition s'échelonne sur plusieurs mois : les 1307/1308/1309 laissent la place aux Talbot 1510 (LS, GL, GLS) et 1510 SX début 1980, avec un écusson Talbot sur le capot, mais conservent encore un temps le monogramme « Simca » sur le hayon, en dernier hommage à la marque abandonnée ; ce n'est qu'à partir de l'été 1980 que le nouvel écusson rond Talbot s'impose définitivement sur les calandres de tous les modèles de Poissy[5]. Au printemps 1980 apparaît également la Solara, variante tricorps de la gamme 1510[5].

  • 1307 GLS : « Moteur Poissy» de 1 294 cm3 68 ch (CV) 150 km/h ; prix février 1977 : 25 810 F[3] ; prix 1979 : 31 600 F[5]
  • 1307 S : 1 294 cm3 avec 2 carburateurs double corps 82 ch (CV), puis à partir de l'année-modèle 1979 moteur 1 442 cm3 de 85 ch DIN, identique à celui de la 1308 GT, 162 à 165 km/h[5] ; prix 1979 : 35 100 F[5]
  • 1308 GT : « Moteur Poissy» de 1 442 cm3 85 ch (CV) 165 km/h ; une série limitée bicolore « Jubilé » est proposée début 1979[5] ; prix 1979 : 37 850 F[5]
  • 1309 SX : « Moteur Poissy» de 1 592 cm3 carburateur double 88 ch (CV) exclusivement en boîte automatique, direction assistée et régulateur de vitesse de série, 158 km/h à partir du modèle 1979[5] ; prix : 42 950 F[5]
  • à l'été 1979/1980, la gamme subit un profond restylage et est rebaptisée Talbot 1510 et Talbot 1510 SX, sous l'écusson Talbot dès le début 1980, l'ancien monogramme Simca subsistant encore quelque temps sur le hayon avant de disparaître définitivement à l'été 1980[5].
AnnéeProduction annuelleRepère
1976(voir 1307/1308)250 000e exemplaire atteint le 16 novembre 1976[3]
1977273 747 unités
1978239 567 unités500 000e exemplaire atteint le 10 novembre 1977[4]
1979183 430 unités (1307/1308/1309)

Bibliographie

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  • La Simca-Talbot 1307/1510/Solara de mon Père, de Gilles Colboc, éditions E.T.A.I.
  • Magazine Rétro-Passion, no 223 de  : Chrysler-Simca 1307 GLS : l'amie de la famille, présentation de la Chrysler-Simca 1307 GLS année-modèle 1979 de M. Bruant et historique des Simca 1307/1308/1309 par Jean-Marc Gay.
  • Revue technique automobile, no 355, Simca 1307 GLS - 1307 S - 1308 GT - 1309 SX 1975-1979.
  • René Bellu, Toutes les Simca : les dossiers complets de René Bellu, Le Conquet, René Bellu, coll. « Toutes les... », , 30 p. (lire en ligne)

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 René Bellu, Toutes les Simca : les dossiers complets de René Bellu, Le Conquet, éd. René Bellu, XXe siècle, p. 24, lire en ligne sur Gallica.
  2. Roy Axe sur http://leroux.andre.free.fr/
  3. 1 2 3 4 René Bellu, Toutes les Simca : les dossiers complets de René Bellu, Le Conquet, éd. René Bellu, XXe siècle, p. 25, lire en ligne sur Gallica.
  4. 1 2 3 René Bellu, Toutes les Simca : les dossiers complets de René Bellu, Le Conquet, éd. René Bellu, XXe siècle, p. 26, lire en ligne sur Gallica.
  5. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 René Bellu, Toutes les Simca : les dossiers complets de René Bellu, Le Conquet, éd. René Bellu, XXe siècle, p. 27, lire en ligne sur Gallica.