Saxon-Sion

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Saxon-Sion
Basilique Notre-Dame de Sionsur la colline de Sion-Vaudémont.
Basilique Notre-Dame de Sion
sur la colline de Sion-Vaudémont.
Blason de Saxon-Sion
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Nancy
Canton Meine au Saintois
Intercommunalité Communauté de communes du Saintois
Maire
Mandat
Francine Parisot
2014-2020
Code postal 54330
Code commune 54497
Démographie
Population
municipale
75 hab. (2012)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 25′ 36″ N 6° 04′ 47″ E / 48.4266666667, 6.0797222222248° 25′ 36″ Nord 6° 04′ 47″ Est / 48.4266666667, 6.07972222222
Altitude Min. 302 m – Max. 528 m
Superficie 6,25 km2
Localisation

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Saxon-Sion est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle, en région Lorraine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Saxon : Saisons (1174), Saysons (1178), Soisons (1276), Saison (1397), Soixon (1496)[1], Saxon ou Sexon (1840)[2].

Ce nom pourrait provenir de celui des Saxons, dont un groupe a pu venir s'installer sur le site à la fin de la période gallo-romaine ou après la chute de l'Empire romain[3]. Une nécropole mérovingienne de la fin de l'Empire a d'ailleurs été retrouvée aux abords de Sion et selon Charles Cournault, archéologue du XIXe siècle, une autre nécropole mérovingienne se trouverait précisément sur le site de Saxon[4].

  • Sion : Sointense (VIe siècle), Suentisium en 870, Soentensi en 877[5]. Ce nom est à rapprocher de celui du Saintois, ancien pagus Sugentensis en 709, puis pago Sungentensi en 800[6].

Le Saintois est donc littéralement le « pays de Sion », mais il n'y a aucune certitude sur l'étymologie des noms Sointense et Sugentensis.

Xavier Delamarre (op. cit.) propose une construction sur le nom de personne gaulois Sugentos (Sion serait alors le domaine de Sugentos), tandis que Jacques Lacroix[7], s'appuyant sur des toponymes similaires concernant des sites perchés en position dominante, comme Suin, ancien Seudonense puis Seduno en Saône-et-Loire et Sion, ancien Sedunum (mais probablement issu du nom du peuple, les Seduni), propose un modèle Sego-dunum, la « Forteresse de la Victoire », qui était aussi l'ancien nom de Rodez. Cette hypothèse, qui reste à confirmer, serait très cohérente avec l'histoire du site, les Celtes y ayant très anciennement installé un oppidum puissant, notamment à l'époque des « princes celtes » au VIIe siècle av. J.-C.. L'évolution de la forme Segodunum au Sion actuel serait d'ailleurs exactement similaire à celle ayant mené de Lug(u)dunum à Lyon (dont le y, non étymologique, est pour distinguer la ville du nom de l'animal).

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Occupée dès le néolithique.
  • Il y eut d'abord un vaste habitat celtique jusqu'au 1er après J.-C., puis une villa du haut Empire.
  • Les Celtes avaient autrefois établi sur la colline, un haut lieu de culte.
  • Lors de la Pax Romana, les rites se tournèrent vers des déesses latines.
  • On y vénéra plus tard Wotan, Mercure et Rosmerta.
  • L'arrivée du christianisme fit doucement transposer le culte important d'une déesse en celui de la Vierge Marie.
  • Les chrétiens y firent leur apparition au Ve siècle et, en 986, une communauté de chanoines y assurait le culte de la Vierge.
  • À partir de 1070, Sion devint un important centre de pèlerinage.
  • Fondation d'une confrérie de chevaliers de Notre-Dame en 1393, puis d'un couvent de franciscains tiercelins en 1627.
  • En 1669, Notre-Dame de Sion fut proclamée souveraine de la Couronne de Lorraine.
  • Les religieux, expulsés en 1792, furent remplacés en 1837 par la communauté organisée par les frères Baillard, bientôt considérés comme schismatiques.
  • Les oblats de Marie assurent le culte depuis 1853.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours
(au 16 avril 2014)
Francine Parisot    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 75 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
205 241 274 251 270 325 384 324 283
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
258 258 260 313 309 291 357 311 297
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
156 153 116 110 145 128 109 102 114
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 -
88 96 84 80 80 71 70 75 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Le , l'écrivain Marek Halter reçoit, lors du festival Festi-Livre de Saxon-Sion, le prix Femmes de paix 2009 pour le récompenser de son œuvre consacrée aux femmes, notamment sa trilogie sur les femmes de la Bible traduite en 22 langues et best-seller.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • Saxon-Sion possède sur son territoire la colline de Sion qui a inspiré Maurice Barrès pour son roman La colline inspirée. Un culte marial ancien est célébré sur la colline, sur laquelle a été édifiée la Basilique Notre-Dame de Sion.
  • Monument Barrès
  • Nombreux vestiges de substructions de l'âge du Fer et surtout de l'époque gallo-romaine ; nombreux éléments de mobilier aux musées de Nancy et d'Epinal.
  • Site archéologique de la colline de Sion.
  • Vestiges d'un château dans la rue Haute.
  • Mémorial des alsaciens et des lorrains : ex-voto patriotique (1870/1918/1945).

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Basilique Notre-Dame de Sion anciennement Église paroissiale de la Nativité de la Vierge ; couvent des Tiercelins, actuellement de missionnaires oblats de Marie-Immaculée, mentionnée en 1065 : elle dépend alors de la Collégiale Saint-Gengoult de Toul ; chœur reconstruit dans le premier tiers du XIVe siècle ; réparée en 1500 et 1505 ; toitures de la nef et du chœur, façade occidentale restaurées en 1627 ; sacristie construite de 1628 à 1630 ; fenêtres du chœur repercées en 1687 ; nef agrandie en 1741, date portée, 2e sacristie construite en 1741 ; tour clocher et 1re travée de la nef construites de 1858 à 1869 ; chapelle absidale construite en 1870 ; exhaussement des murs gouttereaux en 1871 ; intérieur restauré en 1923 ; chœur restauré en 1965, 1966 ; restauration générale en 1988. Couvent fondé le 24 avril 1626 par le duc de Lorraine François II ; corps sud et est construits en 1626, 1627 ; détruits en 1627 par un ouragan, reconstruits en 1629 ; corps nord construit en 1663 pour Charles IV et sa cour ; charpente réparée en 1694 ; corps est reconstruit en 1837, 1838 pour les frères Baillard, nouveaux propriétaires ; racheté en 1868 par Mgr Foulon et donné aux missionnaires oblats de Marie-Immaculée.
  • Éperon Saint-Joseph.
  • Chapelle ermitage des Clarisses.
  • Chapelle en plein air Notre-Dame des Lumières.
  • Chapelle notre-dame de Sion jouxtant la basilique.
  • Croix élevée en 1622 par Marguerite de Gonzague.
  • Sépulture des frères Baillard.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur à la croix patriarcale d'or, accostée de deux lettres S capitales affrontées d'argent
Commentaires : Du haut de la colline inspirée, Notre Dame protège la Lorraine. La croix de Lorraine est donc entourée des deux S, initiales de la commune. Ce blason se trouve au pied de la statue de Notre-Dame de Sion.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Henri Lepage, Dictionnaire topographique du département de la Meurthe, 1862
  2. Aude Wirth, Les Noms de lieux de Meurthe-et-Moselle, Dictionnaire étymologique, Haroué, Gérard Louis,‎ , 313 p. (ISBN 978-2914554435).
  3. Aude Wirth, Les Noms de lieux de Meurthe-et-Moselle, Dictionnaire étymologique, Haroué, Gérard Louis,‎ , 313 p. (ISBN 978-2914554435).
  4. Gilles Hamm, Carte Archéologique de la Gaule : la Meurthe-et-Moselle, Académie des Inscriptions et Belles Lettres, 2004, 468 pages, isbn 2-87754-091-X, page 347.
  5. Aude Wirth, Les Noms de lieux de Meurthe-et-Moselle, Dictionnaire étymologique, Haroué, Gérard Louis,‎ , 313 p. (ISBN 978-2914554435).
  6. Xavier Delamarre, Noms de lieux celtiques de l'Europe ancienne, éditions Errance,‎ , 383 p. (ISBN 978-2-87772-483-8).
  7. Jacques Lacroix, Les noms d'origine gauloise: La Gaule des combats, éditions Errance,‎ , 240 p. (ISBN 2-87772-264-3), p. 196
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2012.