Saint-Igny-de-Roche

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Saint-Igny-de-Roche
Image illustrative de l'article Saint-Igny-de-Roche
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Charolles
Canton Chauffailles
Intercommunalité Communauté de communes du Canton de Chauffailles
Maire
Mandat
Pascal Labrosse
2014-2020
Code postal 71170
Code commune 71428
Démographie
Population
municipale
744 hab. (2013)
Densité 94 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 11′ 33″ N 4° 17′ 48″ E / 46.1925, 4.2966666666746° 11′ 33″ Nord 4° 17′ 48″ Est / 46.1925, 4.29666666667
Altitude Max. 520 m
Superficie 7,94 km2
Localisation

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Saint-Igny-de-Roche est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Igny-de-Roche est une commune de la marge méridionale du département de la Saône-et-Loire dans l'arrondissement de Charolles. Elle faisait partie jusqu'à une date récente de l'ancien canton de Chauffailles et elle est englobée depuis la réforme 2013-2015 dans le nouveau canton éponyme, beaucoup plus vaste. Les communes voisines de Saint-Igny-de-Roche sont au nord-ouest Tancon, au nord-est Chauffailles, au sud-est Coublanc, toutes trois dans le même département de Saône-et-Loire tandis qu'au sud et au sud-est elle est limitrophe de deux communes du département de la Loire soit respectivement Écoche et Belmont-de-la-Loire. Il en résulte que si l'on quitte le territoire de Saint-Igny dans le secteur de Cadolon pour entrer dans une de ces deux dernières communes on traverse le fameux "millefeuilles" administratif français puisqu'on change donc de commune mais aussi d'arrondissement, de département et de région en passant de Bougogne-Franche Comté à Rhòne-Alpes-Auvergne...
Sa situation très excentrée dans son département et dans sa région fait que la commune de Saint-Igny se trouve ainsi séparée par 290 km seulement de la Méditerranée à vol d'oiseau quand Dijon, la capitale régionale, est tout de même à 140 km. Son aire municipale - un peu moins de 8 km2 - est de dimension relativement modeste si on la compare notamment à deux de ses voisines bien plus étendues, Chauffailles et Belmont-de-la-Loire. Sa situation place Saint-Igny-de-Roche dans cette frange, qui le long des rivières Botoret et Sornin, de La Clayette à Charlieu, se trouve au contact de deux régions aux paysages ruraux bien différents, la montagne beaujolaise boisée d'une part et les molles ondulations herbagères du Brionnais d'autre part.

Sur le plan humain et économique elle appartient à la zone d'attraction de la ville de Roanne dont seuls 30 km la séparent et elle tourne ainsi le dos à son petit chef-lieu d'arrondissement Charolles et à Paray-le-Monial. La géologie comme la topographie contribuent à inclure le territoire communal de Saint-Igny-de-Roche dans l'espace géographique des Monts du Beaujolais : cependant, si par la nature des terrains, son appartenance au dit espace est flagrante puisque le socle cristallin affleure sur les 9/10 de sa surface, le relief en est moins révélateur : en effet , seuls les deux tiers de la commune présentent un relief réellement accidenté. Le granit forme le substrat de l'aire communale entière, recouvert d'alluvions récentes seulement dans le fond de la vallée de l'Aron et plus largement, au nord de la commune, sur la rive gauche du Botoret. Si, comme le laisse effectivement apparaître sur place l'observation du relief, l'on fixe la courbe hypsométrique des 400 m comme limite de la zone « montagneuse » celle-ci occupe essentiellement l'est de la commune au nord-est de la vallée de l'Aron. Il s'agit du versant sud-est du Mont des Lards (567 m d'alt., dont le sommet se trouve sur le territoire de Chauffailles) ; on atteint là, dans le secteur du lieudit les Suires, à 521 m d'alt., la cote culminante du territoire communal. On rencontre un prolongement de cette partie accidentée au-delà d'un petit vallon creusé par le ruisseau du Poirier C'est la colline qui domine l'étang de Cadolon et qui s'élève jusqu'à 504 m d'alt. Enfin, à part, au sud-ouest de la boucle de l'Aron la colline de Vert Pré-les Pins, d'élévation plus modeste (448 m d'alt.), que Saint-Igny partage avec Coublanc, complète la zone bossue de la commune. Les points les plus bas de la commune de Saint-Igny-de-Roche se recontrent le long du Botoret (350 m) et de l'Aron (340 m) à l'endroit où, dans les deux cas, le cours d'eau quitte le territoire municipal. La vallée de l'Aron constituant un couloir assez étroit la seule surface plane un peu ample, subhorizontale, s´étend au nord du bourg jusqu'au lit du Botoret. Les eaux courantes de la commune sont drainées par la rivière le Botoret, affluent de rive gauche du Sornin et sous-affluent de la Loire, qui ne fait que longer la commune au nord-ouest, et par son tributaire le ruisseau l'Aron qui accomplit une boucle à travers le sud-ouest du territoire municipal. Ces deux cours d'eau suivent une direction conséquente, en gros de l'est vers l'ouest, en conformité avec la pente générale de toute la région. C'est sur leur interfluve qui constitue une échine surbaissée que s'est installé le bourg de Saint-Ígny. Avec 127 hectares de forêt la commune de Saint-Igny-de-Roche affiche un taux de boisement de 16 % relativement modeste en regard de ce qui existe chez ses immédiates voisines orientales, telle Belmont-del-la-Loire (47 %) et Écoche (51 %) plus engagées dans la montagne beaujolaise. Les hectares boisés se rencontrent naturellement sur les hauteurs sud-orientales (au-dessus de Cadolon) et sud-occidentales de la commune (bois de Vert Pré).

Saint-Igny-de-Roche est facilement reliée à son environnement régional grâce à une route passante, la départementale 83, qui relie Chaufailles, le très proche chef-lieu de canton, distant d'à peine 4 km, à Charlieu dans le département de la Loire distant de 12 km seulement. Cette voie traverse le nord de la commune sur environ 2 km en un tracé pratiquement rectiligne. Au sud du territoire communal une route plus sinueuse et moins fréquentée, la D 81, longe la rive droite de l'Aron dans sa vallée moyenne sur un peu moins d'un kilomètre sur le territoire de la commune ; elle met en relation deux localités du département de la Loire, Belmont-de-la-Loire et Charlieu. Un petit axe routier perpendiculaire aux deux voies précédemment mentionnées parcourt le territoire de Saint-Igny ; il est constitué par la route départementale 201 qui se greffe sur le D 81 à Cadolon, traverse le bourg de la commune, rencontre la D 83 et se prolonge en direction de Tancon, à 3 km de là, par la D 383. De ce fait se trouve constitué, sur l'interfluve entre Botoret et Aron, à la sortie nord-ouest du bourg, un petit carrefour routier à partir duquel sont accessibles les cinq communes voisines de Saint-Igny. Une ligne régulière d'autocar reliant Chauffailles à Roanne dessert quotidiennement le secteur St-Igny-de-Roche- Coublanc avec un arrêt à Cadolon. Un autre élément contribuant à désenclaver la commune est représenté par la proximité de la gare ferroviaire de Chauffailles, située à 5 km seulement du bourg de Saint-Igny-de-Roche, sur la ligne Lyon-Paray-le-Monial. D'autre part, 30 km seulement séparent la commune de la gare de Roanne sur la ligne plus essentielle de Lyon à Paris.

L'évolution de la démographie á Saint-Igny-de-Roche se confond, dans ses grandes lignes mais avec des nuances qui lui sont propres, avec celle de bien des communes rurales françaises. Saint-Igny a connu en effet consécutivement dans ce domaine un siècle d'essor culminant vers 1876, époque où le nombre d'habitants s'élevait à 1221, et ensuite un siècle de déclin de sa population. Or, il se trouve que cet essor initial avait été plus marqué et le déclin qui a suivi moins accentué que dans certaines communautés humaines relevant du rural plus profond (on peut se référer à titre d'exemple à Jarnosse, non loin de là dans la Loire). Effet de l'exode rural lui même lié à la révolution industrielle (et aussi de la saignée représentée par la Première Guerre mondiale) le nombre d'habitants était en effet tombé à peine plus de 500 en 1982, soit une diminution certes de plus de 50 % mais largement plus modérée que celle qu'ont connue certaines de ses voisines (où la perte fut souvent égale aux trois quarts). D'autre part et encore le redressement qui s'est produit plus récemment, au cours des trente dernières années, a donné lieu à Saint-Igny à un accroissement - 35 % - plus fort que dans bien d'autres communes portant la population à 736 personnes, rythme qu'on pourrait lui envier dans les alentours (moins de 20 % à Coublanc en près de 40 ans, entre 1968 et 2006, suivi d'ailleurs d'un tassement de la courbe). Cette dernière particularité trouve notamment son explication dans la proximité existant entre Saint-Igny et la petite ville voisine et chef-lieu de canton, Chauffailles : Dans les cas semblables un transfert de population se produit de nos jours entre la petite agglomération urbaine, dont la population ne s'accroît pas voire décline, et un de ses satellites dont la population augmente, Saint-Igny jouant ici ce rôle. On peut se référer à des cas similaires dans la région tels les rapports existant entre La Clayette et Baudemont, Charlieu et Chandon, Cours-la-Ville et Le Cergne, Thizy et Combre... S'agissant encore de la population il est un domaine où la pérennité est plus grande que dans l'évolution démographique, c'est celui de la répartition de cette population sur le territoire communal. Saint-Igny-de-Roche appartient à une région de demi-bocage où la dispersion est la règle. Dans cette configuration le bourg ne groupe toujours qu'une part restreinte des habitants le reste se dispersant entre de nombreux écarts répartis sur toute l'aire municipale puisque le relief n'est pas assez accidenté pour avoir jamais fait quelque part obstacle au peuplement. Une vingtaine d'écarts habités se partagent donc la répartition de la population de cette commune. Les plus importants sont des hameaux constitués : Arfeuilles et les Tronchères dans la partie Nord du territoire communal, les Pins, les Traives, vers Roche et Cadolon dans la partie Sud. L'habitat est par ailleurs dispersé en multiples lieudits ne rassemblant que quelques maisons le plus souvent assez espacées. Dans la partie la plus élevée de la commune se trouvent, à l'est du ruisseau l'Aron, les Combes, les Lards, le Montet, les Chènerailles, les Louites, les Suires, les Thomachots, enfin les Pins à l'ouest de l'Aron. Plus bas, dans la vallée de l'Aron on rencontre les Crozes au nom révélateur (terme dialectal pour « les creux »), le Poirier, les Dés, Mont Selaige ; dans le secteur du Botoret on rencontre le Pas, Terres de l'Étang, Bois de Vessien, les Bruyères, la Bergerolle, Terre Dessous, Berland, la Garenne, aux Godins,. D'autre part certains noms de lieux s'appliquent en fait à de véritables faubourgs ou quartiers du bourg sans solution de continuité avec l'agglomération centrale tels les Verchères et les Saignes. Enfin, comme ailleurs certaines dénominations s'attachent à des secteurs inhabités aux noms souvent pittoresques comme Paquier des Bourbes, Terre de Malgotte ou les Prends-Sous...

L'agriculture reste dans cette localité rurale une activité économique relativement importante. 12 exploitations se partagent les 559 hectares de la SAU (surface agricole utile) celle-ci représentant 70 % de la surface totale de la commune. La taille moyenne d'une exploitation est donc ici de 46 ha. Comme dans le reste du nord-est roannais à dominante herbagère prairies et prés forment l'essentiel de la mise en valeur des terres, soit 75 %, éclipsant complètement les labours. Le secteur d'activité dit secondaire, industrie et artisanat, occupe une part notable de la population ; l'industrie est représentée aux Traives par une fabrique de moules plastiques, aux Tronchères-les Saignes et à Cadolon par de la mécano-soudure, par de la construction de matériels pour le bâtiment aux Seignes. Le travail du bois fait vivre une menuiserie industrielle aux Traives et une scierie à Cadolon. C'est aussi à l'extérieur du bourg que l'artisanat de production est surtout représenté ; celui du bâtiment comprend dune entreprise de maçonnerie à la Bergerolle, de plomberie-chauffagisme à Mont Selaige et une autre de plomberie et carrelage aux Crozes, de charpente-couverture au Bois de Vessien, de serrurerie-métallerie aux Traives. Le même secteur d'activité comprend une entreprise de terrassement et de construction aux Pins ; secteur complété par un exploitant forestier aux Traives, un paysagiste à Vert Pré, un entrepreneur de travaux agricoles et d'abattage à la Bergerolle. S'y ajoutent un ferrailleur et un réparateur de motocycles à Cadolon. Une entreprise de boulangerie dont la production se vend sur les marchés de la région à son siège aux Pins. L'artisanat d'art est illustré par une poterie située aux Verchères.

En revanche le commerce occupe à Saint-Igny-de-Roche une place relativement restreinte comme il est courant de l'observer de nos jours dans les zones rurales concurrencé qu'il est par les magasins à grande surface qui ne se trouvent jamais très loin... Il est tout de même représenté encore par un café-alimentation au bourg tandis qu'un important commerce de meuble a son hall d'exposition le long de la route départementale 83 (Chauffailles-Charlieu).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Chauffailles Rose des vents
Tancon N Chauffailles
O    Saint-Igny-de-Roche    E
S
Coublanc Écoche (Loire) Belmont-de-la-Loire
(Loire)

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1977 mars 2014 Maurice Boucaud    
mars 2014 en cours Pascal Labrosse    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 744 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
557 333 612 618 672 810 993 1 079 1 114
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 045 1 094 1 093 1 214 1 221 1 188 1 110 1 044 1 029
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
979 940 810 721 764 698 675 555 656
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2008 2010
567 534 528 509 559 578 620 671 730
2013 - - - - - - - -
744 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2008, 2010, 2013.


Liens externes[modifier | modifier le code]

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