Écoche

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Écoche
Écoche
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Loire
Arrondissement Roanne
Canton Charlieu
Intercommunalité Charlieu-Belmont Communauté
Maire
Mandat
Jean-Charles Butaud
2014-2020
Code postal 42670
Code commune 42086
Démographie
Population
municipale
548 hab. (2016 en diminution de 1,08 % par rapport à 2011)
Densité 47 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 09′ 42″ nord, 4° 17′ 54″ est
Altitude Min. 373 m
Max. 792 m
Superficie 11,7 km2
Localisation

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Écoche est une commune française située dans le département de la Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes entre Chauffailles et Belmont-de-la-Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

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Écoche se place entre Cours et Chauffailles, à une demi-heure de Roanne et une heure de Saint-Étienne. Écoche est relié au col de la Bûche par une route.

Écoche est une localité du département de la Loire, limitrophe à la fois de celui de Saône-et-Loire au nord et du Rhône au sud. De ce fait, lorsqu'à Cadolon on est entré à Coublanc ou à la Bûche à Cours, on a franchi une de ces frontières qui caractérisent le "millefeuille" français puisque du même pas on a quitté une commune, un canton, un arrondissement, un département et (s'agissant de la Saône-et-Loire, une région, passant de Auvergne-Rhône-Alpes en Bourgogne-Franche-Comté).

Commune de demi-montagne, Écoche l'est d'abord par son appartenance au massif beaujolais dont les terrains cristallins forment son soubassement et ensuite par sa morphologie accidentée même si les altitudes y sont relativement modestes.

La surface de son territoire présente une inclinaison générale du sud vers le nord, les cours d'eau coulant et les reliefs s'abaissant dans cette direction ; le dénivelé est de plus de 400 mètres entre le sud et le nord.

L'hydrographie est représentée à Écoche par le bassin de réception du ruisseau le Pontbrenon dont la source principale peut être repérée à l'extrême sud de la commune sous le col de la Bûche vers 650 m. d'altitude. Le vallon où coule le ruisseau présente un encaissement modéré quoique marquant bien le paysage, ce dont témoigne le nom caractéristique des Grandes Combes donné à ce secteur : au-dessous de la Quichère tandis que les reliefs encadrants se tiennent de part et d'autre autour de 620 m. Le lit du cours d'eau n'est qu'à 570 mètres. Après un parcours de près de quatre kilomètres depuis la Bûche, le ruisseau principal reçoit sur sa gauche, au pied du bourg d'Écoche à une altitude de 410 m un petit tributaire - une "goutte", terme usité dans la région (cf. le lieu-dit la Goutte Michel) - débouchant de son propre vallon dont l'origine se trouve entre le crêt Loup et le Coucou vers 680 m d'altitude.

La disposition des reliefs résulte de la topographie en creux précédemment décrite. C'est en relation avec l'existence des deux vallons que s'organise le relief de la commune. Le "toit" du territoire municipal d'Écoche est représenté par un fort bombement qui culmine dans la partie la plus méridionale de la commune à 791 m d'altitude dans la zone forestière de Fontcharbonnier. Le reste du territoire municipal s'organise selon un double alignement de hautes collines d'orientation méridienne, elles-mêmes fortement boisées, qui entoure la dépression centrale. Ces hauteurs culminent à l'est à 636 m dans le bois du Châtelet et à 598 m à l'ouest au-dessus du village Berthillot puis s'abaissent au nord de part et d'autre du bourg. Cependant l'interfluve entre les deux ruisseaux mentionnés ci-dessus donne lieu lui aussi, au milieu de la commune, à un relief en bosse, moins prolongé que les précédents puisqu'interrompu par la réunion des deux cours d'eau mais d'une altitude encore significative passant de 628 m vers Fonteret à 512 m à Gourlaine avant de plonger au-dessus du confluent.

Dans la partie nord de la commune les deux lignes de hauteurs de l'est et de l'ouest se rapprochent enserrant la vallée du Pontbrenon désormais constitué ; elles perdent de l'altitude mais en se maintenant encore à plus de 450 m au-dessus de l'étang de Cadolon à l'est et à une altitude à peu près égale à l'ouest jusqu'à la limite de la commune de Coublanc tandis que le fond de la vallée est à 375 m à l'endroit où le ruisseau quitte le territoire municipal. Le rapprochement des deux lignes de relief au nord du bourg d'Écoche donne naissance ainsi à un goulot d'étranglement d'ailleurs plus évasé à l'est là où s'est établi le gros hameau de Juin.

Le socle cristallin des Monts du Beaujolais affleure sur la plus grande partie du territoire communal d'Écoche (les 3/4 ouest); il est strié de failles de directions diverses mais avec une prédominance méridienne. Le sud-est montagneux est recouvert de formations altérées et de colluvions quaternaires ainsi que d'argiles et de limons dans le haut vallon du bassin de réception du Pontbrenon sous le col de la Bûche.

L'altitude relativement élevée du sud de la commune et la nature cristalline de ses terrains conjuguent leur effet pour aboutir à un assez fort taux de boisement : avec plus de la moitié de son territoire en forêt, 51 % précisément, Écoche ne le cède de ce point de vue qu'aux communes les plus élevées de la montagne beaujolaise, Ranchal ou Propières et se distingue nettement de deux de ses proches voisines où les bois tiennent une place beaucoup plus restreinte, Saint-Igny-de-Roche avec 16 % et Coublanc 11 %.

Écoche est une commune où l'effondrement du nombre d'habitants avait été un des plus forts de la région entre le milieu du XIXe siècle et le troisième quart du XXe. L'exode rural s'est déclenché tôt dans cette localité géographiquement un peu retirée et a sévi plus fortement que dans maintes communes voisines. Alors que la population avait doublé en 60 ans seulement entre la Révolution et la Seconde République, le maximum démographique fut précocement atteint en 1851 avec 1 816 habitants. Le déclin qui s'ensuivit, longtemps modéré, s'accéléra à partir de la Première Guerre mondiale vidant finalement la commune des 5/6 de sa population puisqu'il ne restait plus que 308 personnes à Écoche en 1975. Fort heureusement depuis 35 ans un net redressement s'est produit aussi rapide qu'avait été l'effondrement et la commune rassemble aujourd'hui 563 personnes.

Comme l'ensemble des communes du nord-est roannais, région de bocage, Écoche connaît une forte dispersion de ses habitants sur le territoire municipal. Le bourg ne rassemble qu'une part restreinte de la population et les écarts sont nombreux. Les plus gros hameaux sont Juin, la Quichère et la Forest. D'autres lieux-dits, groupant parfois un petit nombre d'habitations, sont répartis entre les quatre sections de la commune et ont pour noms le But, la Baise, le village Berthillot, Laval, Fillon, Fonteret, la Croix de la Fin, le Coucou, le Crêt Loup, les Bruyères, le Couvent, Vatron, le Quartier noir.

Le réseau routier desservant la commune est paradoxalement plus développé dans la montagne que dans la vallée. La longue D 45, qui trouve ici son origine au nord de la commune d'Écoche (et se termine à 70 km de là à Saint-Just-en-Chevalet), reste d'abord dans la vallée du Pontbrenon la seule voie routière ; elle forme la rue centrale du bourg puis, profitant de la pente douce de l'interfluve, s'élève progressivement en direction de la commune du Cergne où elle entre après le lieu-dit le Coucou. On peut la considérer comme l'axe central de la commune. Pourtant une autre longue route départementale, la D 39 traverse le territoire municipal (elle part du col de la Rivière Noire à la limite du département de l'Allier et ne se termine qu'entre Saint-Germain-la-Montagne et Saint-Igny-de-Vers). La D 39 développe ses sinuosités dans la partie haute de la commune de la Quichère à la Croix de la Fin sur plusieurs kilomètres. Enfin, une sorte de bretelle, la D 87, se greffe sur la D 45 un peu au-dessus du bourg, croise plus loin la D 39, monte vers le col de la Bûche (680 m d'altitude) reliant ainsi Écoche à Cours dans le Rhône. Aucune ligne d'autocar ne dessert directement la commune mais le service quotidien de Chauffailles à Roanne a un arrêt à Cadolon sur la commune de Coublanc à 2,5 km du bourg d'Écoche.

La gare ferroviaire de Chauffailles sur l'itinéraire Lyon-Paray-le-Monial se trouve à 9 km d'Écoche, celle de Roanne sur la ligne Lyon-Paris est à 31 km.

Écoche est une commune authentiquement rurale. En témoigne le fait que certains services, plus typiquement urbains, en sont absents comme un garage de mécanique automobile et que l'industrie n'y est pas représentée. En revanche le secteur agricole y conserve une place notable avec 10 exploitations, c'est-à-dire nettement plus que dans la majeure partie des communes de taille comparable des environs immédiats surtout si on y ajoute le fait que des parcelles sont cultivées sur son territoire par 3 autres exploitants extérieurs à la commune. L'artisanat est également bien présent, celui du bâtiment avec une entreprise de maçonnerie, une autre de plâtrerie-peinture, une troisième d'électricité. Un ébéniste et un marbrier-graveur, deux scieurs, deux entreprises de travaux forestiers témoignent elles aussi de la vivacité des activités productives à Écoche. Le commerce enfin y a sa place avec un restaurant doublé d'un magasin d'alimentation et une boulangerie tandis qu'une autre entreprise pratique la location de chapiteaux.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Coublanc (Saône-et-Loire) Saint-Igny-de-Roche (Saône-et-Loire) Rose des vents
Mars N Belmont-de-la-Loire
O    Écoche    E
S
Arcinges Le Cergne Cours (Rhône)

Histoire[modifier | modifier le code]

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Une église est au centre du village, construite par les Écochois eux-mêmes. Le monument aux morts est placé devant l'église.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Écoche (Loire).svg

Les armoiries de Écoche se blasonnent ainsi :

D’or à la tête de chevreuil de gueules ; chaussé de sinople en forme de sapin.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001   Jean-Paul Defaye DVD conseiller général
mars 2014 En cours Jean-Charles Butaud[1]    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[3].

En 2016, la commune comptait 548 habitants[Note 1], en diminution de 1,08 % par rapport à 2011 (Loire : +1,73 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9401 0271 1161 3351 3371 5791 7491 7891 816
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 6051 7481 7591 6871 6791 6601 5991 5661 503
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 4701 3861 084879811741643544484
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
402345308353371413506520534
2013 2016 - - - - - - -
560548-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Climat[modifier | modifier le code]

La situation de la commune donne un climat assez particulier. Il est globalement continental mais avec quelques influences froides venant du Massif Central à l'Ouest et des Alpes à l'Est. Les hivers sont ainsi assez froids et les chutes de neiges assez fréquentes entre mi-Décembre et fin Février.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Écoche, association des maires de France (consulté le 13 mars 2015).
  2. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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