Saint-Auvent

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Saint-Auvent
La chapelle du sanctuaire Notre-Dame-de-la-Paix.
La chapelle du sanctuaire Notre-Dame-de-la-Paix.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Haute-Vienne
Arrondissement Rochechouart
Canton Rochechouart
Intercommunalité Communauté de communes Ouest Limousin
Maire
Mandat
Bruno Grancoing
2014-2020
Code postal 87310
Code commune 87135
Démographie
Gentilé Auventais, Auventaises
Population
municipale
972 hab. (2014)
Densité 29 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 48′ 23″ nord, 0° 55′ 57″ est
Altitude Min. 194 m – Max. 348 m
Superficie 33,46 km2
Localisation

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Saint-Auvent (Sent Auvenç en occitan) est une commune française située dans le département de la Haute-Vienne, en région Nouvelle-Aquitaine. Elle se situe entre le Haut-Limousin et la Charente limousine. Cette commune rurale se trouve dans la parc naturel régional Périgord-Limousin. L'altitude du bourg est de 295 mètres au-dessus du niveau de la mer.

Ses habitants s'appellent les Auventais et les Auventaises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Saint-Auvent en Haute-Vienne.
Communes limitrophes de Saint-Auvent
Cognac-la-Forêt
Rochechouart Saint-Auvent Saint-Cyr
Oradour-sur-Vayres

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint-Auvent, ou « Sent-Auvenç » en langue limousine, est surnommé l’épiscopal, en raison de sa dépendance envers l'évêque. C'était une cure de l’ancien archiprêtré de Saint-Junien, anciennement sous le patronage de Saint Pierre-é-Liens, puis de Saint Auvent par la suite.

Saint Auvent était évêque et mourut en ce lieu en revenant d’un pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. En 1230, son corps fut déterré et placé dans l'église de ce qui devint le centre de la paroisse.

Sous l'Ancien Régime, Saint-Auvent faisait partie de la vicomté de Rochechouart, qui dépendait administrativement de la généralité de Poitiers. En 1603, le vicomte Louis de Rochechouart partagea ses biens entre ses trois fils, René devint comte de Saint-Auvent et baron de Montmoreau. Le nouveau comté ainsi créé regroupait Saint-Auvent, Marval, Milhaguet, Saint-Martin-de-Jussac, une petite partie de Saint-Junien (dont le Petit Saint-Auvent), l'étang de la Pouge et l'est de la forêt de Rochechouart. René fut comte jusqu'en 1632. Lui succéda son fils Jean, puis, en 1695, Jean II qui meurt sans enfant en 1709. Il laissa ses biens à sa sœur Anne de Rochechouart, mariée à Isaac Perry, marquis de la Chauffie (à Pressignac)[2] .

Une autre église existait auparavant au lieu-dit Romevieille à Saint-Auvent. Cette dernière fut réunie en 1558 avec l'église paroissiale.

Le château de la commune date du XIIe siècle. Il était à l'origine possédé par la famille de Rochechouart, issue des vicomtes de Limoges. Il est aujourd'hui devenu propriété privée.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Saint-Auvent 87.svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi : Parti : au premier d'argent à deux lions à la queue léopardée de gueules l'un sur l'autre, au chef de sable ; au second fascé ondé d'argent et de gueules.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 2014 Christian Groleau[3] indépendant  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 972 habitants, en augmentation de 4,18 % par rapport à 2009 (Haute-Vienne : 0,36 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 861 2 119 1 877 1 954 1 951 1 941 1 893 1 913 2 002
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 906 1 828 1 804 1 719 1 727 1 810 1 794 1 884 1 833
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 871 1 905 1 824 1 532 1 414 1 352 1 236 1 164 1 041
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
1 013 924 777 813 817 837 917 947 972
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château[8] : bâti sur un promontoire granitique au milieu d’un parc de trois hectares, il surplombe les vallées de la Gorre et du Gorret. Aujourd’hui propriété privée, il est un centre artistique ouvert à l’art contemporain. Depuis 1996, ont lieu chaque année, durant tout le mois d'août, les Rencontres du château de Saint-Auvent.
  • La maison de pays.
  • L'étang de la Pouge.
  • Le puits à balancier du village de la Berthe.
  • La voie gallo-romaine (voie d'Agrippa) et son pont antique.
  • Notre-Dame-de-la-Paix, souvent nommée la Grotte, lieu de pèlerinage catholique. Copie de la grotte de Lourdes, elle doit son existence à l’abbé Paul Elias. Ce clerc avait fait un vœu avant la Seconde Guerre mondiale : si tous les hommes de Saint-Auvent revenaient vivants, avec eux il creuserait un rocher pour la remercier. Il existe aussi un pèlerinage des gens du voyage qui se tient tous les ans le lundi de Pâques[9].
  • Dolmen de Chez Moutaud[10]
  • Menhir de Chez Moutaud[10]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • L'abbé Paul Elias, né à Cussac (Haute-Vienne) en mars 1897, fut curé de Saint-Auvent de 1938 à 1955. Il décède d'ailleurs en 1955. Pendant l'occupation, il fut un résistant actif et cacha chez lui trois juifs un pendant un an et demi un autre durant quatre mois, et enfin un instituteur, pendant quatre mois[réf. nécessaire]. Ce sont ces trois personnes qui ont demandé que ce dernier soit inscrit au Yad Vaslem. L'abbé Elias a donc été élevé au titre de Juste (à titre posthume) et son nom en tant que curé de Saint-Auvent est inscrit au jardin de Yad Vashem.

Anecdotes[modifier | modifier le code]

  • On trouve les inscriptions suivantes sur les deux cloches de l'église :
    • Sit Nomen Domini Bendictum. Parrain : saint Auvent patron de la paroisse ; marraine Notre Dame Auxiliaire de Saint François de Salles. Martial–Joseph Cheyron, curé. Gravelat Lagasne, maire. Martin frères, fondeurs, 1801.
    • Sit Nomen Domini Bendictum. Parrain : saint Auvent patron de la paroisse ; Maxime de Fredy, parrain sous le patronage de Saint François de Salle. Marraine, Marie Clémence, comtesse de la Guéronnière. Comte de Fredy, maire, curé M. Deluret. Fondue par Triadou aîné, à Villefranche, Aveyron, 1876.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire Historique et Géographique de la Haute-Vienne (extraits), André Clerc, in Sauvent-Auvent, tables des mariages (1625-an X), CGHHML, présentation de Saint-Auvent.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Nom des habitants », sur www.habitants.fr (consulté le 7 juin 2011)
  2. André Lecler, Dictionnaire historique et géographique de la Haute-Vienne,
  3. Site officiel de la préfecture de Haute-Vienne - liste des maires (doc pdf)
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. « Château de Saint-Auvent », notice no PA87000020, base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. Pierre Géraudie, « La communauté des gens du voyage a, comme chaque année, rassemblé les siens à Saint-Auvent », le Populaire,‎ (lire en ligne)
  10. a et b « Dolmen et menhir dits de Chez Monteau », notice no PA00100439, base Mérimée, ministère français de la Culture