Sabri al Banna

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Sabri al Banna
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Biographie
Naissance
Décès
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BagdadVoir et modifier les données sur Wikidata
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Sabri al-Banna (en arabe : صبري البنا), plus connu sous son nom de guerre Abou Nidal (en arabe : أبو نضال, en français : le père de la lutte) est né en à Jaffa (Palestine) et retrouvé mort le à Bagdad. Il est le fondateur du Fatah-Conseil révolutionnaire et est considéré, par le Canada, les États-Unis, l'Union européenne et le Royaume-Uni comme un terroriste palestinien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Son père est un exportateur d'oranges aisé, marié à 14 femmes. En 1948, année de la création de l'État d'Israël, sa famille se réfugie à Naplouse. Sabri al-Banna y pratiquera un temps le métier d'enseignant. Dans les années 1970, il est électricien en Arabie saoudite, puis rejoint le Fatah de Yasser Arafat. En 1974, il rompt avec Arafat, qu'il juge traître à la cause palestinienne et créé le Fatah-Conseil Révolutionnaire (FRC), connu également sous le nom d'Organisation Abou Nidal[1].

Attentats[modifier | modifier le code]

Le département d'État des États-Unis qualifie le Fatah-CR d'« une des organisations terroristes les plus dangereuses du Proche-Orient »[1].

Sabri al-Banna est à l'origine de dizaines d'attentats contre des représentations diplomatiques d'Israël. Le , un commando de l’organisation activiste palestinienne Abou Nidal tente d'assassiner l'ambassadeur israélien à Londres, Shlomo Argov, le blessant grièvement, ce qui déclencha l'opération Paix en Galilée[2].

Durant les années 1980, il est accusé d'avoir organisé plusieurs attentats[1] :

On lui attribue également l'assassinat d'Abou Iyad, le , numéro 2 et financier de l'OLP[2].

Ses attentats auraient causé la mort de près de 900 personnes[1].

En 1999, il est chassé de la Libye et s'installe en 2000 à Bagdad, y possédant un bureau et protégé par un garde du corps.

Suspicions autour de son décès[modifier | modifier le code]

Il est retrouvé mort dans son domicile à Bagdad le . Sa mort remontait à trois jours. Selon la police irakienne, Sabri al-Banna se serait suicidé, mais on soupçonne les autorités irakiennes de l'époque de s'être débarrassées d'une personnalité gênante[4]. Selon des sources anonymes reprises par l'AFP, Sabri al-Banna était atteint de leucémie et se serait suicidé. Plusieurs journaux affirment que son corps aurait été retrouvé criblé de balles[2],[1]. Mohammed al-Banna, son frère, dénonce une fausse rumeur et affirme que son frère est toujours en vie[3].

Les services français restent cependant suspicieux vis-à-vis de l'annonce de cette mort, car ils y voient l'opportunité pour George W. Bush de légitimer ses frappes sur une Irak « nid du terrorisme »[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e « Le terroriste Abou Nidal se serait « suicidé » », sur Leparisien.fr,‎
  2. a, b et c Christophe Ayad, « Abou Nidal mort d'un terroriste », sur Libération.com,‎
  3. a, b et c « Décès Abou Nidal », sur Ina.fr,‎
  4. (en) Jim Clancy et le département d'État des États-Unis, « U.S. welcomes news of Abu Nidal's death » [« Les États-Unis accueillent les nouvelles de la mort d'Abou Nidal »], sur CNN.com,‎ (consulté le 30 mai 2016).