Sabri al Banna

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Sabri al Banna
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Sabri al-Banna (arabe : صبري البنا), né en à Jaffa (Palestine) et retrouvé mort le à Bagdad, plus connu sous son nom de guerre Abou Nidal (arabe : أبو نضال, "le père de la lutte"), était un terroriste palestinien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Son père est un exportateur d'oranges aisé marié à 14 femmes. En 1948, année de la création de l'état d'Israël, sa famille se réfugie à Naplouse. Sabri al-Banna y pratiquera un temps le métier d'enseignant. Dans les années 1970, il est électricien e Arabie saoudite, puis rejoint le Fatah de Yasser Arafat. En 1974, il rompt avec Arafat qu'il juge traître à la cause palestinienne et créer le Fatah-Conseil Révolutionnaire (FRC), connu également sous le nom d'Organisation Abou Nidal[1].

Attentats[modifier | modifier le code]

Le département d'État des États-Unis qualifie le Fatah-CR d' « une des organisations terroristes les plus dangereuses du Proche-Orient »[1].

Sabri al-Banna est à l'origine de dizaines d'attentats contre des représentations diplomatiques d'Israël. Le , un commando de l’organisation activiste palestinienne Abou Nidal tente d'assassiner l'ambassadeur israélien à Londres, Shlomo Argov, le blessant grièvement, ce qui déclencha l'opération Paix en Galilée[2].

Durant les années 1980, il est accusé d'avoir organisé plusieurs attentats[1] :

On lui attribue également l'assassinat d'Abou Iyad le , numéro 2 et financier de l'OLP[2].

Ses attentats auraient causé la mort de près de 900 personnes[1].

En 1999, il est chassé de la Libye, et s'installe en 2000 à Bagdad, y possédant un bureau et protégé par un garde du corps.

Suspicions autour de son décès[modifier | modifier le code]

Il est retrouvé mort dans son domicile à Bagdad le . Sa mort remontait à trois jours. Selon la police irakienne, Sabri al-Banna se serait suicidé, mais on soupçonne les autorités irakiennes de l'époque de s'être débarrassées d'une personnalité gênante[4]. Selon des sources anonymes reprises par l'AFP, Sabri al-Banna était atteint de leucémie et se serait suicidé. Plusieurs journaux affirment que son corps aurait été retrouvé criblé de balles[2],[1]. Mohammed al-Banna, son frère, dénonce une fausse rumeur et affirme que son frère est toujours en vie[3].

Les services français restent cependant suspicieux vis-à-vis de l'annonce de cette mort, car ils y voient l'opportunité pour George W. Bush de légitimer ses frappes sur une Irak "nid du terrorisme"[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e « Le terroriste Abou Nidal se serait « suicidé » », sur Leparisien.fr,‎
  2. a, b et c Christophe Ayad, « Abou Nidal mort d'un terroriste », sur Libération.com,‎
  3. a, b et c « Décès Abou Nidal », sur Ina.fr,‎
  4. (en) « U.S. welcomes news of Abu Nidal's death » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), août 2002, sur CNN, consulté le 29 août 2009