Syndicat général de l'Éducation nationale CFDT

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis SGEN)
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Syndicat général
de l’Éducation nationale et
de la Recherche publique
Logo de l’association
Cadre
Forme juridique Organisation syndicale de salariés
Fondation
Fondation 1937
Fondateurs Guy Raynaud de Lage, François Henry (d), Paul Vignaux
Identité
Siège Paris
Structure Fédération de syndicats
Secrétaire générale Catherine Nave-Bekhti
Trésorier Vincent Bernaud
Secrétaire général adjoint Franck Loureiro
Affiliation CFDT
Affiliation européenne Comité syndical européen de l’éducation
Affiliation internationale Internationale de l'Éducation
Publication Profession Éducation
Slogan S'engager pour chacun
Agir pour tous
Site web http://www.sgen-cfdt.fr

Le Syndicat général de l’Éducation nationale (SGEN-CFDT[1]) est un syndicat français créé en 1937 comme organisation affiliée alors à la CFTC, qu'il a contribué à « laïciser » et « déconfessionnaliser » par sa participation au courant Reconstruction avant le congrès tenu à Paris en novembre 1964 qui a transformé la CFTC en CFDT.

Il est aujourd'hui une fédération de syndicats au sein de la CFDT qui rassemble tous les personnels (titulaires, contractuels ou vacataires) :

Le SGEN-CFDT est membre du Comité syndical européen de l'éducation et de l'Internationale de l'éducation.

À noter : les personnels de la formation et de l'enseignement privés en France disposent de leur propre fédération de syndicats au sein de la CFDT : il s'agit de la « FEP-CFDT »[2].

Organisation[modifier | modifier le code]

Le SGEN-CFDT a la particularité de rassembler tous les personnels des ministères et établissements concernés, quel que soit leur métier ou leur statut, dans un même syndicat :

Outre ses publications internes destinées aux militants et responsables, le SGEN-CFDT publie un mensuel intitulé Profession Éducation[3].

La secrétaire générale du SGEN-CFDT est depuis le 2 décembre 2016 Catherine Nave-Bekhti, professeure de sciences économiques et sociales. Elle succède à Frédéric Sève (2012-2016) et Thierry Cadart (2007-2012), aujourd'hui membres de l'exécutif confédéral de la CFDT et à leur prédécesseur Jean-Luc Villeneuve, aujourd'hui président de l'Iréa, Institut de recherches, d'études et d'animation et vice-président de l’HIMASE (association pour l’histoire des militants associatifs et syndicaux de l’éducation)[4].

Les syndicats SGEN-CFDT « géographiques »[modifier | modifier le code]

Le SGEN-CFDT est désormais organisé en syndicats académiques intercatégoriels et interprofessionnels « de la maternelle à l'université », qui se sont substitués à une organisation départementale ou infradépartementale en vigueur depuis la fédéralisation de 1983[5]. Il existe en outre un SGEN-CFDT de l'administration centrale du MEN et du MESRI.

Dans les départements d'outre-mer

Dans les départements d'outre-mer les syndicats concernés sont associés à la Fédération SGEN-CFDT par des protocoles d'accord :

Le SGEN-CFDT dans la recherche publique[modifier | modifier le code]

Le SGEN-CFDT Recherche EPST est un syndicat membre du SGEN-CFDT qui concerne tous les personnels des établissements publics à caractère scientifique et technique dont le CNRS, l'INSERM, l'INRIA, l'INED, l'Institut Pasteur et l'IFSTTAR qui regroupe depuis le l'INRETS et le LCPC.

Le syndicat se revendique inter-catégoriel, national, décentralisé et fédéré ; dans son action, il propose de privilégier la négociation et le dialogue. Il se donne pour objectifs la défense individuelle et collective des personnels, l'information et la formation des adhérents, ainsi que l'action professionnelle et interprofessionnelle. Ses revendications, en vue de négocier des accords collectifs, visent à défendre l'éthique au travail et à peser sur les orientations de la politique dans le domaine de la recherche.

Les personnels de l'Institut de recherche pour le développement (IRD, ex ORSTOM) ont leur propre syndicat affilié au Sgen-CFDT : le STREM (syndicat des travailleurs de la recherche extra-métropolitaine) qui a recueilli 44,5 % des voix aux élections professionnelles de décembre 2014[6].

Le SGEN-CFDT de l'étranger[modifier | modifier le code]

Le SGEN-CFDT de l'étranger est issu du regroupement du secteur « étranger-coopération » du SGEN et des associations spécifiques constituées dans les années 1960 par des membres et sympathisants de la CFDT en Algérie (Association générale professionnelle des coopérants culturels et techniques, AGEP) et au Maroc (AGEN, Association générale de l'Éducation nationale au Maroc). Son champ de syndicalisation couvre aujourd'hui les personnels des établissements d'enseignement homologués par le ministère français de l'Éducation nationale (Agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE), Mission laïque française (MLF), Office scolaire et universitaire international au Maroc (OSUI)[7], Association franco-libanaise pour l'éducation et la culture (AFLEC), autres écoles à programme français) et de recherche (Écoles françaises à l'étranger, IFRE) français à l'étranger et personnels détachés ou recrutés localement dans les établissements culturels : instituts et centres culturels français, Alliance française, etc.). Il inclut également, même si leur nombre a décru dans des proportions très importantes, des « experts techniques internationaux » du secteur éducatif, héritiers des « assistants techniques » ou « chefs de projet » relevant de l'ancien ministère de la Coopération et des spécialistes détachés par les ministères chargés de l'Éducation nationale et de l'Enseignement supérieur et de la Recherche dans des services de coopération et d'action culturelle d'ambassades de France et l'administration centrale du ministère chargé des Affaires étrangères (direction générale de la Mondialisation). En France, il a eu des sections au Centre international d'études pédagogiques, au Bureau pour l’enseignement de la langue et de la civilisation françaises à l’étranger (BELC) et au Centre de linguistique appliquée de Besançon (CLA). Ces sections sont désormais rattachées au SGEN-CFDT de l'académie d'implantation.

Le SGEN-CFDT dans les collectivités d'outremer[modifier | modifier le code]

Jusqu'au milieu des années 2000, le SGEN-CFDT de l'étranger était également compétent pour les fonctionnaires de l'Éducation nationale française en poste dans les anciens territoires d'outre-mer français (Mayotte, Nouvelle-Calédonie, Polynésie française et Wallis-et-Futuna), mais ce domaine est désormais confié aux organisations professionnelles locales associées à la CFDT comme A TIA I MUA en Polynésie, la Confédération intersyndicale de Mayotte (CISMA) ou l'Union des syndicats des ouvriers et employés de Nouvelle-Calédonie (USOEN).

Le syndicat national des médecins de l'Éducation nationale[modifier | modifier le code]

Le syndicat national des médecins de santé publique de l'Éducation nationale (SNAMSPEN), créé en 1965 et membre de l'union confédérale des médecins salariés de France, est affilié au SGEN-CFDT depuis le 17 décembre 2015, renforçant ainsi le pôle santé/sociaux de la fédération[8].

Représentativité[modifier | modifier le code]

Lors des élections professionnelles de 2014 au comité technique de l’Éducation nationale[9], lesquelles fixent désormais la représentativité syndicale, le SGEN-CFDT récolte 8,9 % des voix, et obtient un élu. Il est toujours nettement distancé par la FSU (6 élus) et l’UNSA (4 élus) et est désormais dépassé par FNEC FP - Force ouvrière (2 élus), qui obtient 13,5 % des suffrages. Le SGEN-CFDT demeure le troisième syndicat chez les enseignants et les personnels d'inspection, mais il recule à la quatrième place en incluant les administratifs.

Dans l'enseignement supérieur et la recherche, il conserve en 2014 sa seconde place au comité technique des personnels enseignants titulaires et stagiaires de statut universitaire CTU (derrière la FSU) et sa troisième place au comité technique ministériel de l'enseignement supérieur et de la recherche CTMESR (derrière l'UNSA et la CGT)[10].

Histoire du SGEN[modifier | modifier le code]

Le SGEN a été fondé en 1937 par trois universitaires : Guy Raynaud de Lage, François Henry et Paul Vignaux. Refusant de rejoindre la CGT récemment réunifiée, les fondateurs du SGEN le font adhérer à la CFTC même si, dès l'origine, le SGEN est statutairement laïque.

Paul Vignaux et des militants du SGEN furent les principaux animateurs de la tendance Reconstruction qui revendiquait la déconfessionnalisation de la centrale chrétienne. En 1964, c'est chose faite puisque la majorité de la CFTC vote la transformation en CFDT.

Le SGEN est souvent considéré comme un laboratoire pédagogiste de l'Éducation nationale. On lui doit entre autres l'invention du concept de zone d'éducation prioritaire. Il milite pour la suppression des notes dans le primaire et au collège et la mise au place de l'évaluation par compétence. Il est favorable à la disparition des épreuves terminales du brevet des collèges.

Secrétaires généraux[modifier | modifier le code]

Le SGEN-CFDT est dirigé par un secrétaire général. Il compte également un président entre 1944 et 1947, l'historien et résistant Émile Coornaert (1886-1980).

Les congrès du SGEN-CFDT[modifier | modifier le code]

Graphisme[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'organisation écrit son sigle Sgen-CFDT
  2. http://www.fep.cfdt.fr
  3. « Profession Éducation ».
  4. http://irea-sgen-cfdt.fr/Villeneuve
  5. http://www.cfdt.fr/portail/sgen/vous-accompagner-/nous-contacter/annuaire-des-sgen-cfdt-rec_117299
  6. http://blog.sgen.net/campus/attachments/article/149/Le%20STREM%20vous%20remercie%20de%20votre%20confiance.pdf
  7. L'OSUI est la dénomination locale de la MLF au Maroc.
  8. « LE SNAMSPEN REJOINT LA CFDT »,
  9. http://cache.media.education.gouv.fr/vote_electronique/2014/pdf/TMXXXXXXNAT.pdf
  10. http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid84477/resultats-des-elections-professionnelles-2014-dans-l-enseignement-superieur-et-la-recherche.html
  11. Les 80 ans du Sgen-CFDT, 1937-2017, Sgen-CFDT, 2017
  12. http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2012/12/07122012Article634904613989331691.aspx
  13. Bineta Ndiaye, « Catherine Nave-Bekhti, nouvelle secrétaire générale du Sgen-CFDT », sur SGEN-CFDT,
  14. École et Éducation, février-mars 1947, pp. 3 à 5
  15. École et Éducation, avril 1948 (n° 34), pp. 10 à 16
  16. École et Éducation, mai 1949, pp. 9 à 23
  17. J.-F. Launay, « Sgen-CFDT : 1982 la fédéralisation à Forges-les-eaux »,
  18. « Textes adoptés au congrès du SGEN-CFDT – Brest 11-15 mai 1998 », sur SGEN-CFDT.
  19. « 7e congrès fédéral, Libourne mai 2001 », sur SGEN-CFDT.
  20. « 8e congrès fédéral – Illkirch 10-14 mai 2004 », sur SGEN-CFDT.
  21. « 9e congrès fédéral – Mons-en-Barœul 21-25 mai 2007 », sur SGEN-CFDT.
  22. Congrès "technique" permettant notamment le report d'un an du 10e Congrès ordinaire.
  23. « 10e congrès fédéral – Décines 21-25 mai 2012 », sur SGEN-CFDT.
  24. Muriel Bernard, « Franck Loureiro (SGEN-CFDT) : “Les réformes scolaires sont plutôt bonnes, mais mal expliquées” », sur Le Dauphiné, .

Liens externes[modifier | modifier le code]