Rue des Pyrénées

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20e arrt
Rue des Pyrénées
Image illustrative de l’article Rue des Pyrénées
La rue des Pyrénées vue du carrefour avec la rue de Belleville ; au fond la place des Grandes-Rigoles.
Situation
Arrondissement 20e
Quartier Belleville
Père-Lachaise
Charonne
Début 67, cours de Vincennes
Fin 92, rue de Belleville
Morphologie
Longueur 3 515 m
Largeur 20 à 48 m
Historique
Création 28 juillet 1862
Dénomination 1er février 1877
Ancien nom Rue de Puebla
Géocodification
Ville de Paris 7897
DGI 7904

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Rue des Pyrénées
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La rue des Pyrénées est une rue plantée d'arbres dans le 20e arrondissement de Paris, qui traverse les quartiers de Belleville, du Père-Lachaise et de Charonne. Il s'agit de la deuxième plus longue rue de la capitale après la rue de Vaugirard.

Situation et accès[modifier | modifier le code]

La rue des Pyrénées est une voie publique située dans le 20e arrondissement de Paris. Elle part du cours de Vincennes et monte vers le nord-nord-ouest, d'abord en pente douce puis en pente plus accentuée. Elle traverse principalement les carrefours formés avec la rue d'Avron, la rue de Bagnolet, puis la place Gambetta et la rue de Ménilmontant. Elle se termine au croisement avec la rue de Belleville.

Elle a une longueur de 3 515 mètres qui se répartissent sur 401 numéros d'immeubles. Sa largeur varie entre 25 m au niveau des rues de Lagny et de la Plaine et 48 m à son débouché sur le cours de Vincennes.

Ce site est desservi par les stations de métro Porte de Vincennes, Maraîchers, Gambetta, Jourdain (à proximité) et Pyrénées.

La ligne de bus 26 (Gare Saint-Lazare / Nation - Place des Antilles) emprunte la rue des Pyrénées sur toute sa longueur.

La ligne de bus 64 (Place Gambetta / Place d'Italie), créée en avril 2007, emprunte la rue des Pyrénées de la place Gambetta au cours de Vincennes.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Son nom est inspiré de la chaîne de montagnes entre la France et l'Espagne.

Historique[modifier | modifier le code]

La rue des Pyrénées au tout début du XXe siècle. Le tramway est l'ancêtre du (BUS) RATP 26.

Cette voie est ouverte par un décret du 28 juillet en absorbant une partie de la rue de Puebla, dont l'avenue Simon-Bolivar et une partie de l'avenue Secrétan en sont d'autres vestiges[1]. Elle porte son nom actuel par un arrêté .

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire[modifier | modifier le code]

  • Appartement des parents de Gilbert Montagné, où il naît prématurément en 1951[2].
  • Nos 2-16 : le lycée Hélène-Boucher borde la rue des Pyrénées à son début. Entrée principale cours de Vincennes.
  • No 5 : église Saint-Gabriel.
  • No 18 : dépôt de bus Lagny de la RATP, reconstruit en sous-sol en 2012-2015.
  • No 20 : immeuble Le Garance, construit entre 2012 et 2015, livré en août 2015, couvrant 11 197 m2 au sol : 29 840 m2 de bureaux, un collège (9 classes), une crèche (66 places), un dépôt de bus (184 véhicules) et un jardin privatif de 2 600 m2. Coût global : 180 M€ HT. Le ministère de l'Intérieur y a installé sur 26 000 m2 quatre de ses directions et trois services regroupant 1 400 agents. L'inauguration a lieu le 12 janvier 2016 par Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur.
  • No 40 : école élémentaire et collège Lucie-Faure.
  • No 70 : ancien Splendid Cinéma (1909).
  • No 84 : Direction générale de l'aviation civile (DGAC).
  • No 97 : école maternelle.
  • No 165 : square Henri-Karcher, petit et escarpé, pittoresque avec son escalier rustique serpentant jusqu'au sommet de la butte adossée au Père-Lachaise.
  • No 185 : église réformée de Béthanie, fondée par Sully Lombard en 1904.
  • No 190 : ancien dispensaire Jouye-Rouve-Taniès, construit en 1903-1904[3] par l'architecte Louis Bonnier pour soigner les « maladies de la poitrine » (dont la tuberculose). L'édifice est inscrit sur la liste des Protections de la ville de Paris[4].
  • No 234 : la planque de Jean-Marc Rouillan et Nathalie Ménigon, recherchés pour leur appartenance au groupe Action directe, est découverte par la police le 27 mars 1980[5].
  • Nos 242-244 : passage des Soupirs, perché au sommet d'une volée d'escaliers, étroit et pavé, c'est un passage typique de Ménilmontant.
  • No 248 : bureau central des Postes, édifice représentatif de l'architecture des années 1930 construit par Paul Bessine en 1934. À l'intérieur figurent deux sujets en céramiques de Sèvres réalisés par Ossip Zadkine en 1937.
  • No 250 : plaque commémorative en hommage à Marie-Thérèse Fleury, posée en 1988 à l'intérieur du bureau de poste.
  • No 268 : 68 communards sont tués le , lors de la Semaine sanglante, sur une barricade immortalisée par une célèbre photo[5]. Un exemplaire de cette photographie anonyme, intitulée La Barricade du boulevard Puebla, est conservée au musée d'art et d'histoire de Saint-Denis (93)[6].
  • Nos 291-293 : école primaire.
  • Nos 292-294 : place du Guignier. Autrefois impasse du Guignier, elle est devenue avec l'ouverture de la rue des Pyrénées une petite place triangulaire charmante et villageoise, bordée de petites maisons. Des arbres, un banc, un réverbère à l'ancienne meublent la place, ainsi qu'un remarquable édicule en pierre des Egouts de Paris, récemment restauré.
  • Nos 298-300 : immeuble de rapport formant un angle, construit en 1911 par l'architecte Constant Coursimault.
  • Nos 313-315 : la villa de l'Ermitage et la cité Leroy.
  • No 354 : collège Françoise-Dolto. Quelques-uns de ses élèves ont tourné dans Entre les murs, film de Laurent Cantet, Palme d'or au Festival de Cannes 2008.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Félix Rochegude, Promenades dans toutes les rues de Paris par arrondissements : origines des rues ; maisons historiques ou curieuses ; anciens et nouveaux hôtels ; enseignes, vol. XXe arrondissement, Hachette, (lire en ligne), p. 9.
  2. Gilbert Montagné, interviewé par Régis Le Sommier, « Gilbert Montagné voit la vie en rose », Paris Match, semaine du 30 novembre au 6 décembre 2017, p. 114-119.
  3. Notice biographique de Louis Bonnier.
  4. Notices no  00061299 et 00066076, sur la base Mistral, ministère de la Culture.
  5. a et b « Quand la colère monte… à Ménilmontant », sur parisrevolutionnaire.com, (consulté le 23 décembre 2014).
  6. www.histoire-image.org.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]