Royaume du Kongo
Kongo dia Ntotila
| Statut | Royaume, empire |
|---|---|
| Capitale | Mbanza-Kongo (Palais du Kongo) |
| Langue(s) | Kikongo et Portugais |
| Religion |
Religion Kongo Catholicisme au Kongo (en) |
| Monnaie | Nzimbu et Lubongo (Libongo, Mbongo), Mpusu |
| 1526 | Alphonse Ier du Kongo échoue à mettre fin aux ingérences portugaises. |
|---|---|
| 1622 | Bataille de Mbumbi |
| 1623 | Bataille de Mbanda Kasi |
| 1665-1709 |
Bataille d'Ambuila Guerre civile du Kongo |
| 1670 |
Bataille de la Rivière Mbidizi Bataille de Kitombo |
| 1709 | Réunification du Kongo |
| 1857 |
Le Kongo devient vassal du Portugal Guerre de succession entre Alvare XIII du Kongo et Pierre VI du Kongo. |
| 1884-1885 | Conférence de Berlin |
| 1913-1914 | Révolte du Kongo |
| 1914 | Le Portugal abolit le titre de roi du Kongo. L’élection d’Alvare XV du Kongo en 1915 permet la restauration du titre |
| 1922 à 1955 | Règne du Roi Dom Pedro VII (John Lengo) |
Entités suivantes :
Le royaume du Kongo ou royaume du Congo était un royaume mais aussi un empire[1] de l'Afrique centrale, situé dans ce qui est actuellement les territoires du nord de l'Angola, dont le Cabinda, du sud de la république du Congo, de l'extrémité occidentale de la république démocratique du Congo et du sud-ouest du Gabon. À son apogée, il s'étendait de l'océan Atlantique jusqu'à l'ouest de la rivière Kwango à l'est, et du fleuve Congo jusqu'au fleuve Loje au sud.
Il fut l'un des premiers États d'Afrique à avoir adopté le christianisme par l'intermédiaire de sa famille royale sous influence portugaise à la fin du XVe - début du XVIe siècle.
Géographie
[modifier | modifier le code]Lors de la découverte de la région par les Portugais, le Kongo ne forme qu'un seul État exerçant une hégémonie sur une vaste région située entre le plateau de Benguela, les plateaux Batéké et jusqu'à la mer au-delà du Kwango. Les frontières suivent la rive du fleuve Congo et son expansion s'effectue vers le sud[2]. Le royaume est très peuplé et les auteurs évoquent une démographie estimée entre 2 et 8 millions d'habitants[3].
Selon certains chroniqueurs européens, dont Duarte Lopez en 1591 et Giovanni Cavazzi Antonio de Montecuccolo en 1667, à l'époque du premier contact avec les Portugais, le royaume du Kongo devait avoir une étendue de plus de 300 000 km2. Une grande partie du Sud-Ouest de la république démocratique du Congo, du Nord de l'Angola, du Sud de la république du Congo et du Sud-ouest du Gabon composaient cet État.
Toutefois, les chroniqueurs européens ont fait beaucoup de confusions dans leurs estimations du territoire d'un pays dont ils ignoraient l'organisation administrative. C'est ainsi que certaines provinces qu'ils rencontrèrent loin de la capitale Mbanza-Kongo devinrent des « royaumes » à part entière sous leur plume. Il s'agit généralement des localités traversées par les voyageurs européens, depuis les ports de la côte atlantique, d'où ils débarquaient, jusqu'à la ville de résidence du Mwene Kongo située à 150 milles dans l'arrière-pays.
« Ainsi, pour tout le département, on comptait sept districts. Ce sont ces districts que les Européens ont pris, tantôt pour des royaumes, comme le Ngôyo, le Kakongo du Kôngo-dya-Mpânzu, tantôt pour des provinces, comme le Nsûndi, le Mbâmba et le Mpêmba du Zyta-Dya-Nza[a] »
Généralement, les chroniqueurs européens réduisent le territoire de Kongo aux seules dimensions de sa province capitale, Zita-Dya-Nza (le « nœud du monde »), dont le chef-lieu était précisément Mbanza-Kongo, où le Mwene recevait les ambassades étrangères. D'ailleurs, l'on sait désormais que l'Angola faisait partie de la fédération Kongo-Dyna-Nza, jusqu'à ce que Paulo Dias de Novais y arrive en 1574 et y organise une sécession.
« Bref, en nous fondant sur ces renseignements fournis par Duarte Lopez via Felippo Pigafetta, renseignements que semblent confirmer la Tradition, nous pouvons avancer que le royaume du Congo s'étendait entre la latitude 1 1/2° nord et la latitude 22° sud, du 24° de longitude est à l'océan Atlantique. Il atteindrait une superficie dépassant les 2 500 000 km2 […][5]. »
Histoire
[modifier | modifier le code]Origines
[modifier | modifier le code]Selon la mythologie
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Selon l’une des versions mythologiques de leur origine, rapportée par Raphaël Batsîkama, l’ancêtre primordial (Nkâka ya kisina) des baKongo serait une dame nommée Nzinga, fille de Nkuwu et épouse de Nimi. La société traditionnelle kongo étant matrilinéaire, à l’instar de tant de sociétés africaines dites bantoues, on conçoit que son aïeul primitif fût nécessairement une femme, sinon réellement, au moins symboliquement.
Nzinga aurait eu trois enfants, deux garçons jumeaux et une fille, respectivement N'vita Nimi, Mpânzu a Nimi et Lukeni Lwa Nimi. Les quatre noms primordiaux de l’ancêtre et de ses enfants tiennent lieu également d’appellations pour les quatre mvila initiaux ; c’est-à-dire les lignages ancestraux des ba-Kongo.
- Les frères et autres collatéraux de Nzinga à Nkuwu ont reçu la fonction de maître des terres ; c'est-à-dire qu'ils se sont spécialisés dans la manipulation des énergies telluriques, notamment en vue d'exécuter les opérations rituelles présidant aux implantations coloniales successives dans le bassin du fleuve Nzadi.
- Vit’a Nimi était l’aîné des enfants Nzinga, on l’appelle également Ma-samba, ou encore Nsaku. Ses descendants sont les ki-Nsaku. À eux sont dévolues les fonctions de médiation aussi bien spirituelle que politique. Héraut, négociateur, diplomate, voire intercesseur auprès des ancêtres.
- Mpânzu-a-Nimi était réputé intrépide, habile de ses mains et excellent agriculteur. C’était également un Ndamb’a Ngolo, c’est-à-dire un excellent mineur.
- Lukeni se distinguait surtout par sa beauté et sa fécondité qui lui donna une nombreuse progéniture, dont elle aurait excellé dans l’éducation. D'où son surnom Mungoyo’a Ntende, c’est-à-dire « la belle aux mille chances ». Elle hérita aussi du nom de sa mère, Nzinga.
Les mvila primitifs auraient occupé d’abord le territoire de Kongo-Dya-Mpangala sous l’autorité spirituelle et politique de Vit’a Nimi. Ils investirent progressivement cette région, une vaste plaine très ensoleillée et riche en minerais, traversée par le fleuve Kwânza (ou Nzadi = Zaïre). Ils y fondèrent diverses agglomérations, notamment Mpangala, Mazinga, Ngoyo, Mpemba, Lwangu, Nsundi, Mbinda, Mbembe, Mbamba, Mpangu.
Selon les historiens
[modifier | modifier le code]Selon les traditions orales recueillies par les missionnaires au XVIIIe siècle, le fondateur du royaume est un conquérant venant soit de l'est, soit du nord, mais dans tous les cas par-delà le fleuve[6]. Dans Historia do reino do Congo (1624), les portugais indiquent que le royaume aurait été fondé au XIIIe siècle[7],[8]. Dapper, missionnaire au XVIIe siècle précise que le royaume du Kongo naît dans la chefferie de Vungu, formé par un père fondateur, Nimi Lukeni[9]. Ces affirmations indiqueraient que les premières organisations politiques se formeraient au nord et nord-ouest du Pool Malebo dèjà vers l'an 1000[8].
Les analyses linguistiques des sources et des dialectes kongo permettent de conclure que les fondateurs sont originaires de la région de Mbanza-Kongo et qu'ils résultent d'une branche du bantou de la côte occidentale provenant d'une migration depuis le Pool Malebo dans le processus des expansions bantoues. Cette migration s'effectue entre le Ve siècle av. J.-C. et le Ve siècle apr. J.-C.[6] Une rupture s'observe après le Ve siècle dans ces phases d'expansion avec une période de longue durée qui provoque des regroupements politiques[10]. Plusieurs chefferies apparaissent. Au XIIIe siècle, l'ouest du bassin du Congo compte trois principales confédérations d'États : les Sept Royaumes du Kongo dia Nlaza (en), absorbés au XVIe siècle par le royaume du Kongo, le Mpemba (en), et enfin la confédération qui forme l'origine du royaume Kongo. Ce dernier repose sur trois chefferies : Vungu (en) (État dirigeant), Kakongo et Ngoyo[11]. Ces royaumes sont repris dans la tradition pour désigner les royaumes suivants : le Kongo, le Loango et un royaume Téké[10].
La constitution du royaume du Kongo se distingue des royaumes voisins en reposant sur l'agglomération et la confédération de plusieurs chefferies et provinces[9]. Le pouvoir du roi kongo, le Manikongo, est d'abord de nature spirituelle, cette autorité lui venant de pouvoirs surnaturels et divinatoires qui lui donnent accès aux ancêtres[12]. L'origine attribuée au Vungu remonte à la tradition enregistrée au XVIIe siècle, cependant, cet État est à l'époque déjà considéré comme un site sacré par Girolamo de Montesarchio[13].
Vers 1375, Nimi a Nzima, souverain de Mpemba Kasi et de Vungu, conclue une alliance avec Nsaku Lau, souverain du royaume de Mbata (en). Nimi a Nzima épouse Lukeni lua Nsanze, la fille de Nsaku Lau[14],[15]. Lukeni Iua Nimi, fils de cette union, lance l'expansion des territoires[16]. Après la mort de Nimi a Lukeni, les souverains qui lui succèdent se réclamèrent de son lignage, prenant le nom de Kilukeni, et régnant sur le royaume du Kongo sans opposition jusqu'en 1567[17].
Hégémonie du Kongo (XVe et XVIe siècle)
[modifier | modifier le code]Christianisation et règne d'Alphonse I
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Au cours de ses voyages le long de la côte africaine dans les années 1480, le navigateur portugais Diogo Cão fut le premier Européen à évoquer un grand empire qui contrôlait le commerce dans la région. Il évoque la présence de trois organisations politiques : le Kongo, le Loango et le « Grand Makoko » (associé au royaume Tio). Cao remonta le fleuve Nzadi ou Zaïre qui était selon lui la voie d’accès vers le royaume du prêtre Jean. En 1483, il rendit visite à Ntinu Nzinga Nkuwu dans sa capitale, Mbanza-Kongo. Le royaume du Kongo était alors à son apogée grâce à la production d’ignames et d’échange de houes et d’armes (et de cuivre transitant par les Batéké) avec les populations de l’intérieur de l’Angola. Le premier contact fut pacifique et certains dignitaires furent emmenés (ou capturés par surprise selon les sources) au Portugal[12],[8],[18].
Des missionnaires catholiques arrivèrent dans la région en 1490. L'année suivante, Nzinga Nkuwu fut baptisé et prit le nom de Ndo Nzuawu (prononciation kongo de Dom João), imité par la famille royale et les proches du pouvoir. À sa mort, les anciens désignèrent un de ses enfants non chrétiens, Mpanzu, pour lui succéder mais son fils aîné, Mvemba-a-Nzinga, baptisé Alfonso ou Ndo Funsu vers 1491, le renversa en 1509[19] et devint « par la Grâce de Dieu » le septième « roi du Congo, de Loango, de Kakongo et de Ngoyo, sur et sous le Zaïre, seigneur d'Ambundo et d'Aquisima[b], de Musunu, de Matamba, de Mulili, de Musuku et des Anziques, de la Conquête, de Pangu, Alumbu, etc. »[20]. Il reçut à cette occasion du roi du Portugal des armes et une bannière d'argent à la croix de saint André alésée de gueules alésée.
Alphonse Ier fait par ailleurs appel à l'un des héraldistes du roi du Portugal afin de réaliser son blason. Celui-ci apparaît aux côtés de ceux du roi de Pologne, d'Écosse ou de Bohème dans un armorial de 1528, témoin du caractère particulier qu'occupe ce royaume catholique hors d'Europe au XVIe siècle[21]. À son apogée, le royaume s'étend sur plus de 200 000 km2 et sa capitale abrite 60 000 habitants[22].
Le christianisme devient officiellement religion d'État sous le règne d'Alphonse Ier qui envoie son fils Lukeni Lua Nzinga étudier au Portugal afin d'y suivre les enseignements religieux. Ce dernier devient en 1518 le premier évêque africain de l'histoire de l'Église catholique moderne sous le nom de Henrique[23]. Il encourage les baptêmes et l'éducation et accueillit des jésuites qui l'aident à ouvrir une école pour 600 élèves[réf. nécessaire]. La capitale du pays fut reconstruite en pierre et renommée São Salvador (Saint-Sauveur)[réf. nécessaire].
Intégration au commerce atlantique
[modifier | modifier le code]Les échanges commerciaux avec les Portugais se développent particulièrement sous le règne d'Alphonse Ier du Kongo. Les premiers échanges portent sur l'exportation du cuivre, de l'ivoire, de tissus de raphia, de peaux de fauves et de miel, mais également les premiers esclaves[24]. Dès 1514, la traite des esclaves s'intensifie et le Manikongo Alphonse Ier tente de mettre en place des monopoles royaux. Cependant, la politique commerciale échoue et la traite est monopolisée depuis Sao Tomé ainsi que les royaumes voisins situés sur la côte[23].
Avec la découverte et l'exploitation du Brésil en 1500 puis le sucre qui y est implanté vers 1540, les Portugais vont intensifier la traite des Noirs déjà pratiquée à une échelle modeste vers Madère. Des marchands portugais traitent directement avec les vassaux du roi et sapaient ainsi le pouvoir central. En 1526, le Manikongo écrivit au roi Jean III, lui demandant de mettre fin à cette pratique[25],[26]. Sa requête reçut une réponse cynique[25] et les relations entre les deux pays s'envenimèrent. En 1542, Alphonse Ier meurt, provoquant un conflit de succession entre ses descendants[27]. Ses successeurs ne parviennent pas à inverser la tendance et limiter les effets de l'incursion européenne, provoquant la diminution de leur influence royale. Leur implication sur le commerce et leur influence environnante, décline au point d'être entièrement isolée en 1561. Des conflits s'ouvrent contre le royaume Tio en 1566 et 1567, amenant le royaume du Kongo à une situation de crise importante[28].
Perte d'influence et déclin progressif
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En 1568, le Kongo fut envahi par les Jaga, un terme désignant un ensemble de population externe au royaume, et sa capitale Mbanza-Kongo détruite[29],[30]. Le roi Alvare Ier du Kongo dut demander de l'aide à Sébastien Ier qui le rétablit en 1571[31]. Cependant, en parallèle, il profite de l'affaiblissement du royaume du Kongo pour établir une colonie portugaise au Luanda en 1575[31]. Paulo Dias de Novais parvient à faire signer un contrat au sein de la cour aristocratique de Ndongo pour autoriser l'établissement de cette colonie dont le nom, Angola, reprend celui du titre royal, Ngola[30]. Un désaccord, en 1579, avec le roi du Ndongo, provoque un conflit qui les oppose aux colons portugais jusqu'en 1671. Durant cette période, les Portugais s'associent à des communautés mercenaires afin de préserver une pression militaire sur la région, ces interactions isolent davantage le royaume du Kongo, séparé par la succession de royaumes indépendant du Ndongo puis de Matamba[32].
De lentes mutations s'opèrent au Kongo malgré la diminution de son influence et de ses territoires. Le royaume parvient toutefois à se maintenir et déjoue même une tentative de colonisation portugaise de son territoire grâce à l'intervention diplomatique du Vatican, mettant en opposition l'Espagne et le Portugal[33]. La dislocation du royaume se poursuit malgré tout avec la perte, en 1636, de Soyo et sa province portuaire[34]. Enfin, la création de nouveau réseaux terrestres pour alimenter le commerce portuaire défavorisent fortement le Kongo qui perd l'essentiel de son attractivité commerciale intérieure, détournée vers Luanda et Loango[35].
Domination portugaise
[modifier | modifier le code]Démembrement du royaume
[modifier | modifier le code]En 1641, Garcia II devient roi du Kongo et s'allie aux Provinces-Unies en guerre contre le Portugal. Les Hollandais occupent l'essentiel de la colonie angolaise jusqu'en 1648. Cette année-là, une importante flotte provenant des colonies brésiliennes les chasse. Cette situation place dès lors le Royaume du Kongo face à un contingent militaire sans plus aucun soutien allié. Le Cassange signe un traité d'amitié avec les Portugais, facilitant dès lors la réinstallation des Portugais et l'implantation de nouvelles missions catholiques[36]. Le roi Garcia II tente de maintenir des relations pacifiques en favorisant les missions catholiques sur son territoire, cependant la situation se détériore à sa succession et Antoine Ier déclare la guerre au Portugal en 1665[37].
En réaction, les colons portugais d'Angola montèrent une expédition contre le royaume pour s'emparer de ses mines. Signe d'un brassage de deux siècles, des Portugais servirent le Manikongo Antoine Ier du Kongo et des Kongos furent alliés aux colons[38]. Les Portugais furent victorieux, le Manikongo décapité et sa tête enterrée dans une chapelle située sur la baie de Luanda au cours d'une cérémonie religieuse, tandis que la couronne et le sceptre du Kongo étaient envoyés à Lisbonne comme trophée. Le métis Manuel Roboredo, auteur et prêtre capucin métis qui avait essayé d'empêcher cette dernière bataille, trouva également la mort[réf. nécessaire]. Une seconde expédition militaire, en 1670, échoue à conquérir le Kongo, cependant les structures du royaume du Kongo sont détruites. La capitale est détruite et son système politique s'écroule. Il faut attendre 1709 pour qu'un Manikongo revienne à Mbanza Kongo[37].
Le royaume du Kongo continua d'exister comme un État fantoche durant deux siècles. Des luttes persistèrent jusqu'aux indépendances, comme celle de la reine Ana Nzinga qui tint en échec les coalitions portugaise, néerlandaise et britannique de 1626 à 1648 et freina l'expansion du commerce des esclaves. Ces sursauts nationalistes prirent parfois une forme religieuse comme lors de la croisade de la prophétesse Kimpa Vita à qui saint Antoine de Padoue aurait ordonné d'unifier et libérer les Kongos. Elle fut condamnée au bûcher en 1706 par le Manikongo à la demande des Portugais[39].
Des fouilles archéologiques réalisées à Ngongo Mbata mettent en lumière un site constituant une halte commerciale importante entre la capitale, Mbanza Kongo, et la région du Kwango. À Mbanza Nsundi, onze tombes du XVIIIe et XIXe siècles comportent plusieurs objets d'origine européennes indiquant que ces objets sont étroitement liés à l'aristocratie et la royauté encore bien après la dislocation du royaume[40].
Assujetissement du royaume (XIXe siècle)
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En 1839, sous la pression britannique, le gouvernement portugais abolit la traite des esclaves au sud de l'équateur. La traite des êtres humains se poursuivit jusque dans les années 1920, d'abord sous forme de traite illégale, puis de travail sous contrat. Un commerce de marchandises remplace la traite des esclaves, d'abord axé sur l'ivoire et la cire, puis s'étend progressivement aux arachides et au caoutchouc. Ce commerce révolutionne l'économie, puis la politique de toute l'Afrique centrale. À la place de la traite des esclaves, largement contrôlée par les autorités étatiques, des milliers, puis des centaines de milliers de roturiers commencent à transporter des marchandises de l'intérieur des terres vers les ports côtiers[14],[41].
Malgré de violentes rivalités et la fracture du royaume, celui-ci continue d'exister indépendamment jusqu'au XIXe siècle. Un conflit de succession oppose Álvaro Ndongo à Pedro Lelo qui remporte la lutte avec le soutien des Portugais. Lorsqu'il fest couronné Pedro V, il prête allégeance et signé un traité de vassalité au Portugal qui obtient une autorité nominale sur le Kongo en 1859[42],[43].
En 1866, invoquant des coûts excessifs, le gouvernement portugais retire sa garnison. Pedro et ses successeurs accordent une grande importance au contrôle des marchés dans le nouveau régime commercial afin de réduire les conflits internes[44].
À la conférence de Berlin en 1884-1885, les puissances européennes se partagèrent l'Afrique ; le Portugal, s'appuyant sur des traités antérieurs signés avec l'empire Kongo, revendiqua une souveraineté sur ses territoires. Léopold II de Belgique reçut, à titre personnel, 2,5 millions de kilomètres carrés qui sont devenus l'État indépendant du Congo. Dans le Nord-Ouest de l'État ainsi formé, une superficie de 500 000 km2 revint à la France (il s'agit du Congo-Brazzaville). En 1914, après une révolte, le Portugal abolit le titre de roi du Kongo ; le titre de roi du Kongo est restauré en 1915. À la suite de la mort du roi Pierre IX du Kongo, Isabel Maria da Gama du Kongo devient régente du Kongo de 1957 à 1962 puis de 1962 à 1975. Après un interrègne de vingt-cinq ans, les autorités traditionnelles ont été restaurées et Afonso Mendes a été désigné chef des autorités traditionnelles de Mbanza Kongo[45],[46],[47],[48],[49].
Historiographie
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Les éléments historiques qui précèdent le XVIe siècle sont complexes à reconstruire du fait que les premières sources contemporaines écrites n'apparaissent qu'après 1500. Les premières traditions orales ne sont retranscrites que vers 1624 et les travaux ultérieurs de Dapper et Cavazzi, entre 1641 et 1667, abordent tardivement des sujets historiques datant de deux à trois siècles après leur rédaction[50]. Comme c'est généralement le cas dans l'historiographie de l'Afrique, une approche pluridisciplinaire permet de compléter et vérifier certaines informations en se reposant sur la linguistique comparée, l'ethnographie ou encore l'archéologie[51].
L'école historiographique spécifique au Kongo se développe à partir du XVIIe siècle et se distingue des autres régions de l'Afrique par la quantité de documentation écrite à son sujet[52].
Le royaume du Kongo a fait l'objet de nombreux travaux historiques à l'époque contemporaine, notamment ceux de Georges Balandier (La vie quotidienne au royaume de Kongo du XVIe au XVIIIe siècle, 1965), de John K. Thornton (The Kingdom of Kongo: Civil War and Transition, 1641–1718, 1983) ou plus récemment ceux de Cécile Fromont sur l'iconographie chrétienne dans le royaume (The Art of Conversion: Christian Visual Culture in the Kingdom of Kongo, 2014). Des fouilles archéologiques, par exemple celles effectuées sur le site de Ngongo Mbata, ont contribué à une meilleure connaissance de cette période (cf. notamment Bernard Clist, Pierre de Maret et Koen Bostoen, Une archéologie des provinces septentrionales du royaume Kongo, 2018).
Société
[modifier | modifier le code]Administration territoriale
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À la fin du XVe siècle, le cœur du royaume comprend six provinces principales : Soyo, Mbamba, Nsundi, Mbangu, Mbata et Mpemba, où se trouve la capitale[53].
Les fondateurs du royaume du Kongo ont conçu leur pays comme un grand cercle ayant quatre secteurs, et pourvu d’un gros noyau. Dans le sens contraire des aiguilles d’une montre, les secteurs sont la façade atlantique à l'ouest ; Kongo-Dya-Mpangala au sud ; Kongo-Dya-Mulaza à l'est ; Kongo-Dya-Mpanza au nord[réf. nécessaire].
Ces secteurs consistent en entités administratives qui sont respectivement ka-Mbamba, ki-Mpemba et ka-Mbangu. Quant au noyau, appelé Zita-Dya-Nza (« nœud du monde »), il avait un statut administratif particulier en tant que province-capitale appelée également Mbanza-Kongo, du nom de la ville où résidait le Mwene, et que les Portugais renommèrent São Salvador. Littéralement, Mbânza (ou Ngânda) signifie chef-lieu ou capitale, en sorte que Mbanza-Kongo se traduit par « capitale du Kongo », tout comme Mbanza-Nsundi signifie « chef-lieu du Nsundi »[réf. nécessaire].
Kambamba, Kimpemba, Kabangu et Mbanza-Kongo formaient une fédération politique nommée Kongo-Dyna-Nza, ou encore Kongo-Dia-Ntotila. Chacune de ces quatre entités comportait sept ki-Nkosi (subdivisions). Chaque Ki-Nkosi comportait plusieurs ki-Mbuku, qui se composaient chacun de nombreux ki-Kayi, lesquels étaient constitués à leur tour de plusieurs ki-Fuku. La capitale de Kongo-Dya-Mpangala se nomme Mbânza Mbamba, celle de Kongo-Dya-Mulaza est Mbânza Mpemba et celle de Kongo-Dya-Mpenza s'appelle Mbânza Mbangu[réf. nécessaire].
Ce modèle d’aménagement territorial va se multiplier au fil des siècles, de manière rhizomique, jusqu’à reproduire quasiment à l’identique sa toponymie dans les autres régions ultérieurement unifiées au foyer initial. Ce processus d’expansion territoriale du foyer kongo aura une structure fondamentalement ternaire, à l’instar des trépieds d’un foyer[réf. nécessaire] :
« Les entités politico-administratives du royaume du Congo iront de triade en triade. Dans chaque triade, disposée toujours en position d’un homme couché dont la tête se trouve au nord, les descendants de Nzinga occuperont toujours le Sud, ceux de Nsaku le Centre, et enfin ceux de Mpanzu le Nord. […] Ces régions ou territoires, selon qu’ils appartiennent aux Nzinga, aux Nsaku ou aux Mpanzu, portent une des dénominations suivantes :
- Nzinga : Mbâmba, Ngôyo, Mazînga, Kinânga, Mbînda, (Kabînda), Mpângala (Kikyângala), etc. (Sud) ;
- Nsaku : Mpêmba, Kakôngo, Mbata, Nsânda, Zômbo, Lêmba, Kiyaka, etc. (Centre) ;
- Mpanzu : Mpangu, Nsundi, Vûngu, Lwângu, Nsôngo, Nsuku, Mpûmbu, Ndôngo, Dôndo, Yômbe, Kibângu, etc. (Nord)[54]. »
Cette originalité et cette complexité structurale de l'organisation du territoire du Kongo surprendront l'intelligence de nombreux étrangers européens, ce qui explique beaucoup d'imprécisions ou erreurs d'appréciation dans les chroniques d'époque, notamment celle de Filippo Pigafetta. Le pays avait une superficie d'environ 2 500 000 km2 au XVIe siècle, soit la moitié de la superficie de toute l'Europe occidentale. On comprend que sa structure confédérale favorisa son dépeçage par les Européens après d'innombrables intrigues sécessionnistes au cours des siècles suivants. Ainsi naquit à partir du XVIIe siècle de cette vaste construction politico-administrative une myriade d'État-nations autonomes sous l'effet des bouleversements engendrés par l'économie négrière atlantique[réf. nécessaire].
Organisation politique
[modifier | modifier le code]Le royaume du Kongo est une monarchie centralisée, dirigée par le manikongo, qui détient une autorité considérable sans pour autant exercer un pouvoir absolu. Le souverain nomme les gouverneurs provinciaux, à l’exception de celui de Mbata, choisi par les notables de la famille Nsaku et confirmé par le roi, et de celui de Soyo, dont la fonction est héréditaire[53]. Les gouverneurs provinciaux, souvent membres de la famille royale, disposent d’un pouvoir important et transmettent des charges subalternes à de petits seigneurs, eux-mêmes supérieurs aux nkuluntu, chefs de village héréditaires. Ils sont chargés de collecter les impôts et tributs dus au roi[53]. À la capitale, le roi s’appuie sur un corps administratif central. Celui-ci comprend notamment le chef du palais, qui fait office de vice-roi, un juge suprême, un receveur d’impôts avec ses trésoriers, un chef de la police et un service de messagers[53].
Le pouvoir royal est sacralisé : le souverain est considéré comme un nzambi mbungu (« esprit supérieur »), distinct du commun des mortels. Par certaines pratiques rituelles, telles que l’inceste avec sa sœur, il devient « sans famille », condition qui lui permet de gouverner toutes les familles du royaume avec impartialité. Ses insignes – couvre-chef, tambour, bracelet en cuivre ou en ivoire, sac des impôts et trône en forme de tabouret carré – symbolisent son autorité et sa singularité. Une étiquette cérémonielle complexe souligne la prééminence du monarque[53].
La succession royale n’est pas strictement héréditaire : en théorie, un collège électoral de neuf à douze membres choisit le successeur. Ce conseil comprend notamment le gouverneur de Mbata (inéligible mais membre de droit), le chef de Soyo et le Kabunga, détenteur d’un droit de veto. Dans la pratique, le fils du souverain défunt qui dispose du plus de soutien politique au moment du décès est souvent confirmé par le collège. Pendant le règne, ce conseil d’État exerce un droit de regard sur la conduite des affaires, en particulier en matière de guerre, de commerce, de nomination des gouverneurs et de déposition du roi[53].
En principe, seuls les descendants de Lukeni Lwa Nzinga, la fille de l'ancêtre-mère primordiale, pouvaient prétendre au poste de Mwene. Les descendants de Vit'a Nimi ayant pour fonction de veiller au respect, entre autres, de cette loi de succession. Par conséquent, après avoir été élu par le Conseil des Sages, un Mwene ne peut être consacré que s'il subit une cérémonie rituelle organisée et présidée par le gardien des principes spirituels et politiques désigné nécessairement parmi la lignée des Nsaku[réf. nécessaire].
C'est ainsi que le premier Mwene Kongo attesté dans les annales traditionnelles s'appelle Nimi'a Lukeni Lwa Nzinga, c'est-à-dire Nimi (du nom de son grand-père) fils de Lukeni et petit-fils de l'ancêtre-mère Nzinga Nkuwu. On voit que les fonctions de reine mère ou d'épouse royale sont cruciales dans les sociétés matriarcales ; elles ne sont guère honorifiques comme cela peut être le cas ailleurs[réf. nécessaire]. Toutefois, cette notion de société matriarcale n'est pas clairement attestée dans la société, et n'est identifiable qu'à la succession royale[55].
L'autorité politique suprême du Kongo-Dyna-Nza pouvait être nommée de diverses manières :
- Ntinu : chef militaire ;
- Mwene : celui qui pourvoit aux besoins du peuple ;
- Mfumu : désigne quant à lui la notion de responsable au sens administratif comme au sens social.

Le cabinet du Mwene comporte divers fonctionnaires, notamment :
- Ma N'Kata, le préposé aux affaires militaires et à la guerre ;
- Né Tuma, le préposé aux armes et à la défense du Kongo ;
- Mbênza Kongo, le préposé aux affaires de la Justice ;
- Ne Mpûngi, chef de la musique du palais ;
- Wavadidi Ntinu, le sculpteur attitré du Ntinu, c'est-à-dire du Mwene.
Cette configuration hiérarchique est reproduite aux échelons inférieurs de telle sorte que chacune des quatre grandes circonscriptions politiques possède ses préposés à la Défense, Justice, etc. tout comme les vingt-huit kinkosi comportent les leurs.
De façon générale, les préfixes Mâ, Mwê ou Nâ, Ne introduisent la notion d'autorité politique et/ou administrative ; c'est-à-dire celle de « chef », « roi », « maître », etc.
Ainsi le :
- Ne-Nkosi est le « roi » d'un ki-Nkosi ;
- Mwê-Mbuku est l'autorité qui administre un ki-Mbuku ;
- Nâ-Kayi est le « chef » d'un ki-Kayi ;
- Mâ-Fuku (ou « Mafouc » dans les chroniques européennes) dirige un ki-Fuku, c'est-à-dire le plus bas échelon administratif de la Fédération Kongo-Dia-Ntotila.
En outre, la personne exerçant l'autorité d'une entité politico-administrative est souvent désignée par le lieu-dit de sa fonction, plutôt que par son propre patronyme. Ainsi le Mâ-Nkosi du Nsundi peut être appelé Ma-Nsundi par ses administrés (ou Mâ-Mbamba pour le Mbamba, Ma-Lwangu pour le Lwangu). De même qu'on appelle l'autorité suprême Mwene Kongo (« Mani Kongo » des chroniques européennes) au lieu d'indiquer son nom propre ; par exemple, Mvemba a Nzinga.
Calendrier
[modifier | modifier le code]Comme dans beaucoup de régions de l'Afrique centrale ou de l'Ouest, un calendrier bâti sur la « semaine » de quatre jours était en vigueur ; trois jours ouvrables et un jour pour le marché :
- « Semaine » = 4 jours ;
- Mois = 7 « semaines » ;
- Année = 13 mois + 1 jour.
Outre celui du marché, il y a un calendrier agricole Kongo qui comporte cinq saisons :
- Kintombo (octobre-décembre) = saison des premières pluies, celle des semailles (ntombo). On la nomme également ma-sanza, « nourriture » ;
- Kyanza (janvier-février) = deuxième saison des pluies, celle de la récolte du vin de palme. On l'appelle aussi mwanga ;
- Ndolo (mars à mi-mai) = dernière saison des pluies ;
- Siwu ou Kisihu (mai-août) = première saison sèche, marquée par les vents froids ;
- Mbangala (mi-août à mi-octobre) = seconde saison sèche, caractérisée par de fortes chaleurs, notamment à partir de juillet. Période des brûlis, mpyaza.
Avec la venue du christianisme, le calendrier chrétien a pris de plus en plus la place de ce calendrier[56].
Monnaie
[modifier | modifier le code]Les coquillages Olivancillaria nana appelés nzimbu, étaient utilisés comme monnaie[57]. Leur production venait d'une pêcherie féminine de l'île de Luanda dont la maison du Manikongo avait l'exclusivité. Les nzimbus étaient calibrés au tamis de façon à constituer des paniers de valeurs, le funda soit mille unités les plus petites, le lukufu valant mille fundas, l'imbonde valant mille lukufus[58]. Le cours du funda était donc de 13,33 francs. Les zimpos ont été peu à peu supplantés par les cauries[59] importés du Zanguebar.
La pièce d’étoffe en raphia (singulier : Lubongo, Libongo, pluriel : Mbongo, également appelé Mpusu) servait aussi de monnaie[60],[61],[62],[63].
Le royaume a également produit des manilles[64].
Arts
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Le royaume du Kongo a connu des formes originales d'art sacré, se traduisant notamment par la production de crucifix (et d'autres figures religieuses) en laiton.
En participant à la traite des esclaves dans l'atlantique, les rituels et cultes issus de la culture kongo se diffusent au sein des différentes colonies américaines. Certains mots d'origine kongo intègrent le portugais ou l'anglais tels que peanut ou zombie. Un rituel vaudou haïtien porte d'ailleurs le nom de Kongo[65].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Kingdom of Kongo » (voir la liste des auteurs).
Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Et le royaume de Loango comme le royaume de Makoko fut depuis le royaume du Kongo de vrais royaumes avec des vrais rois et non des départements de ce dernier[4].
- ↑ Sud de l'actuel Bengo au-delà de la Cuanza, cf. Parc national de Kisama.
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ L'empire Kongo est appelé Kintotila kia Kongo et le Royaume du Kongo est appelé Kongo dia Ntotila, Kongo dya Ntotila et Kongo dia Ntotela
- ↑ Ogot 1999, p. 605.
- ↑ Ogot 1999, p. 605-606.
- ↑ Batsîkama 1999, p. 217.
- ↑ Batsîkama 1999, p. 171.
- Fauvelle-Aymar 2018, p. 326.
- ↑ Études d'Histoire africaine 1972.
- Niane 1985, p. 618.
- Ogot 1999, p. 604.
- Fauvelle-Aymar 2018, p. 327.
- ↑ Thornton 2020, p. 24-25.
- Ndaywel, p. à préciser.
- ↑ John Thornton, « The Origins and Early History of the Kingdom of Kongo, c. 1350-1550 », The International Journal of African Historical Studies, vol. 34, no 1, , p. 89–120 (ISSN 0361-7882, DOI 10.2307/3097288, lire en ligne, consulté le )
- Thornton, « The Origins and Early History of the Kingdom of Kongo, c. 1350–1550 », The International Journal of African Historical Studies, vol. 34, no 1, , p. 89–120 (DOI 10.2307/3097288, JSTOR 3097288)
- ↑ Leander, « Kingdom of Kongo 1390 – 1914 », South African History Online, (consulté le )
- ↑ John Thornton, A History of Central Africa to 1850, New York, Cambridge University Press, , 24–31 p. (ISBN 978-1-107-127159)
- ↑ Thornton, « Elite women in the kingdom of Kongo: historical perspectives on women's political power », The Journal of African History, vol. 47, no 3, , p. 437–460 (DOI 10.1017/S0021853706001812, S2CID 145136736)
- ↑ Fauvelle-Aymar 2018, p. 321.
- ↑ Jean Seillier, Atlas des peuples d'Afrique, La Découverte, , p. 142.
- ↑ Balandier 1965, p. 15.
- ↑ Fauvelle-Aymar 2018, p. 322-323.
- ↑ Fauvelle-Aymar 2018, p. 328.
- Ogot 1999, p. 611.
- ↑ Fauvelle-Aymar 2018, p. 323.
- « Quand le Manikongo Funsu N'zinga Mbemba écrivit au Roi du Portugal pour lui demander de mettre un terme au trafic illegal d'êtres humains » (consulté le )
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- ↑ Fauvelle-Aymar 2018, p. 323-325.
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- Fauvelle-Aymar 2018, p. 325.
- ↑ Ogot 1999, p. 614.
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- ↑ Ogot 1999, p. 616.
- ↑ Ogot 1999, p. 618.
- ↑ Ogot 1999, p. 619.
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- ↑ Ndaywel, p. À préciser.
- ↑ Cros et Misser 2010, p. 123.
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- ↑ M. Yandesa Mavuzi, Histoire et numismatique des monnaies du Congo du XVe siècle à nos jours : Les monnaies du Congo - L’histoire et la numismatique, Weyrich,
- ↑ (en) « Congo, Mbole People, Dot », The Money Museum.
- ↑ Fauvelle-Aymar 2018, p. 333.
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
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- Louis Jadin, Afonso Ier et Mireille Dicorato, Correspondance de Dom Afonso, roi du Congo 1506-1543, Académie royale des sciences d'outre-mer, (lire en ligne)
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- Isidore Ndaywel è Nziem, Nouvelle histoire du Congo, Le Cri, , 744 p..
- Arsène-Francoeur Nganga, Monseigneur Dom Henrique Ne Kinu A Mvemba (1495-1531) : Premier noir évêque de l'église catholique, Saint-Denis (France), Edilivre, , 78 p. (ISBN 978-2-414-21468-6)
- D. T. Niane, Histoire generale de l'Afrique: Vol. IV : L'Afrique du XIIe au XVIe siecle, Unesco, (lire en ligne)
- B. A. Ogot et UNESCO, International Scientific Committee for the drafting of a General History of Africa, Histoire générale de l’Afrique: L'Afrique du XVIe au XVIIIe siècle, UNESCO Publishing, (ISBN 978-92-3-201711-6, lire en ligne)
- John K. Thornton, « The Development of States in West Central Africa to 1540 », dans A History of West Central Africa to 1850, Cambridge University Press, coll. « New Approaches to African History », , 16–55 p. (ISBN 978-1-107-56593-7, lire en ligne)
- (en) Jelmer Vos, Kongo in the Age of Empire, 1860-1913 : The Breakdown of a Moral Order, University of Wisconsin Press, .
- (en) Jelmer Vos, Empire, patronage and a revolt in the kingdom of Kongo, Old Dominion University, .
- (en) Douglas L. Wheeler, Nineteenth-Century African Protest in Angola : Prince Nicolas of Kongo (1830?-1860), Boston University African Studies Center, .
Articles connexes
[modifier | modifier le code]- Liste des manikongos
- Clans du peuple kongo
- Nanga na Kongo
- Instruments de musique Kongo
- Étoffes Kongo
- Civilisations et cultures antiques
- Anciens pays d'Afrique
Intégration dans les empires coloniaux
[modifier | modifier le code]- Empire colonial portugais
- Empire colonial belge
- Empire colonial français
- Empire colonial néerlandais
Liens externes
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- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
