Richard D. Winters

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Richard D. Winters
Richard D. Winters en 2004.
Richard D. Winters en 2004.

Naissance
New Holland (Pennsylvanie)
États-Unis
Décès (à 92 ans)
Hershey (Pennsylvanie)
États-Unis
Origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Allégeance Emblem of the United States Department of the Army.svg Armée de terre des États-Unis
Grade Army-USA-OF-03.svg Major (commandant)
Années de service 19411953
Conflits Seconde Guerre mondiale
Distinctions Distinguished Service Cross ribbon.svg Distinguished Service Cross

Bronze Star Medal ribbon.svg Bronze Star (2)
Silver Star ribbon.svg Silver Star (prise des canons le 6/6/1944) Purple Heart ribbon.svg Purple Heart
United States Army and U.S. Air Force Presidential Unit Citation ribbon.svg Presidential Unit Citation (One OLC)
American Defense Service ribbon.svg American Defense Service Medal
National Defense Service Medal ribbon.svg National Defense Service Medal
European-African-Middle Eastern Campaign ribbon.svg European-African-Middle Eastern Campaign Medal
World War II Victory Medal ribbon.svg World War II Victory Medal
Army of Occupation ribbon.svg Army of Occupation Medal
Croix de guerre 1939–1945 stripe bronsepalme.svg Croix de guerre (France) avec palme
French Liberation Medal ribbon.png Médaille de la France libérée
Oorlogskruis with Palm.jpg Croix de guerre (Belgique) avec palme
B Commed 40-45.jpg Médaille commémorative de la guerre 1940-1945
Army Good Conduct Medal ribbon.svg Good Conduct Medal
Combat Infantry Badge.svg Combat Infantryman Badge
US Army Airborne basic parachutist badge.gif Parachutist Badge

Famille Richard (père)
Edith (mère)
Ethel (épouse)
Tim (fils)
Jill (fille)

Le Major Richard D. Winters né le 21 janvier 1918 à New Holland (Pennsylvanie), et mort le 2 janvier 2011 à Hershey (également en Pennsylvanie)[1],[2], est un officier de l'Armée des États-Unis et un vétéran de la Seconde Guerre mondiale. Durant ce conflit, il commanda la Easy Company du 506th RIP (Parachute Infantry Regiment), 2e bataillon, de la 101e division aéroportée.

Avec la Easy Company, Richard Dick Winters fut parachuté en Normandie aux toutes premières heures du jour J, combattit à travers la France, la Belgique, les Pays-Bas et finit par entrer en Allemagne. Plus tard lors de la Seconde Guerre mondiale, Richard Dick Winters accéda au commandement du 2e bataillon. À la fin du conflit il fut libéré de ses obligations militaires, retourna à la vie civile et travailla dans le New Jersey.

En 1951, pendant la guerre de Corée, Winters fut rappelé par l'armée et servit brièvement en tant qu'organisateur du régiment et officier de formation à Fort Dix dans le New Jersey. Ainsi, il ne fut pas envoyé en Corée. Libéré de ses obligations militaires, il exerça différents métiers avant de créer sa propre entreprise spécialisée dans la vente de produits de la ferme.

Winters est cité dans de nombreux livres et est représenté par Damian Lewis dans la mini-série américaine Frères d'armes (Band of Brothers) produite en 2001 par Tom Hanks et Steven Spielberg. Il a été un invité régulier de l'Académie militaire des États-Unis à West Point. Il prit sa retraite en 1997. Il décède le 2 janvier 2011.

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Né le 21 janvier 1918 à Lancaster en Pennsylvanie, diplômé du Franklin Marshall College, Richard Dick Winters s'engage dans l'armée en 1941.

Service militaire[modifier | modifier le code]

Durant les entraînements de base, Winters est intrigué par son officier d'instruction qui fait un discours explicatif d'une heure sur un fusil qu'il croyait tenir dans ses mains alors que ce n'était pas le bon. C'est également durant ses classes que Winters apprend l'existence des troupes aéroportées. Il décide aussitôt de se porter volontaire pour les Airborne troops dont il ne connaissait pas l'existence au moment de son engagement, tout comme une grande partie des Américains à l'époque.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Richard D. Winters durant sa formation de parachutiste au camp d'entraînement de Toccoa (Géorgie) en 1942.

Il est affecté à la Easy Company du 506th RIP (Parachute Infantry Regiment) durant l'été 1942 en tant que chef de section aux terrains d'entraînement de Toccoa en Géorgie. Les relations entre Winters et son supérieur direct, le capitaine Herbert Sobel, ne sont pas au beau fixe et pour éviter des tensions qui pourraient nuire au bon déroulement des opérations[réf. nécessaire], Sobel est transféré dans un autre régiment et remplacé par le lieutenant Thomas Meehan III (en)

En Normandie, Meehan, nouveau commandant de la Easy Company, est tué le jour J. Par la force des choses Winters devient le commandant en exercice de la Easy Company. Il s'impose à ce poste et l'état-major de la division, au fur et à mesure du développement des combats en Europe, décide de l'élever progressivement en grade. Richard D. Winters accède au grade de major à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Winters a été un officier très proche de ses hommes, n'hésitant pas à se porter en tête des assauts, analysant de manière rapide et efficace les situations. L'assaut qu'il a organisé et commandé le Jour J près du manoir de Brécourt durant la bataille de Normandie où une quinzaine de parachutistes l'emporta contre une batterie de quatre obusiers de 105 mm servis par 50 artilleurs de la Wehrmacht[3], est de nos jours étudié, commenté et enseigné à l'école américaine des officiers de West Point pour son étonnante efficacité. De même il n'hésita pas à ne pas appliquer des ordres qu'il jugeait inutiles, comme à Haguenau en Alsace, où Winters s'est abstenu de mettre sur pied une patrouille de combat en dépit des ordres reçus.

Il monta en grade tout au long de la guerre et reçut au printemps 1945 le galon de major, équivalent au grade de commandant en France. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, il quitte l'armée et retourne vivre dans sa ville natale.

Honneurs[modifier | modifier le code]

En 2010, une pétition circula pour obtenir du Congrès qu'il accorde au major Winters la plus haute distinction militaire américaine pour ses hauts faits d'armes, la Médaille d'Honneur du Congrès, ce qui n'a pas été fait.

Depuis 2012, à Sainte-Marie-du-Mont (Manche), un monument représente, avec son accord, le lieutenant Richard D. Winters le 6 juin 1944, symbolisant ainsi tous les jeunes officiers débarqués en Normandie le jour J [4]. C'est à l'initiative du réalisateur Tim Gray[5]. C'est grâce à un appel aux dons pour réunir les 200 000 $ nécessaires à la création de l’œuvre, que la statue a pu être inaugurée pour le 68e anniversaire du débarquement. Elle est l’œuvre du sculpteur Stephen Spears qui s'était déjà illustré en 2008 en réalisant un autre monument à Utah Beach, en mémoire des troupes de l'United States Navy[6].

Le monument Winters est érigé dans la zone où, loin de son objectif initial, son parachute lui a fait toucher la terre normande le 6 juin 1944, entre la plage d'Utah Beach et le village de Sainte-Marie-du-Mont.

Une polémique est née entre la famille de Winters et un comité d'Ephrata, à la suite de la volonté de ce dernier d'ériger dans cette localité qui a vu naître Winters, une réplique de la sculpture de Spears. Or, Winters, toujours empreint d'une grande modestie et humilité, n'avait que difficilement accepté de prêter ses traits à celle édifiée en Normandie, et à la seule condition qu'elle rende un hommage collectif et non individuel. Pour la fille du disparu, une réplique à Ephrata, sortie du cadre historique normand, n'aurait plus du tout la même symbolique et irait à l'encontre même des souhaits et de l'homme qu'était Winters[7].

Œuvres de fiction[modifier | modifier le code]

La série télévisée Frères d'armes (Band of Brothers) est basée sur les souvenirs de guerre des vétérans de la Easy Company, de 1942 à 1945. L'acteur Damian Lewis interprète le rôle de Richard D. Winters.

Le jeu vidéo Brothers in Arms D-Day (PSP) reprend également son personnage (dans certaines missions).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2011/01/10/AR2011011006268.html
  2. http://www.wgal.com/r/26420961/detail.html
  3. Winters parle de canons de 88 mm, il y a peut-être confusion avec une batterie située de l'autre côté de Sainte-Marie-du Mont citée par S.L.A Marshall, celle-ci a été enlevée par le 1er bataillon du 506th PIR composé de plus de 190 hommes, l'exploit de la Easy ayant été minimisé. Devant Marshall, Winters a présenté les faits en termes qui n'avaient pour but que de « mettre en valeur la qualité de l'enseignement militaire qu'il avait reçu », il regretta sa modestie.
  4. http://www.sfgate.com/world/article/France-Statue-honors-D-Day-s-junior-U-S-officers-3616022.php
  5. http://www.timgraymedia.com/?page_id=3618
  6. http://www.reporterherald.com/ci_19784701
  7. http://lancasteronline.com/news/daughter-of-the-late-major-richard-d-winters-balks-at/article_44b611aa-5334-5972-a92b-bf2b95ae9a6f.html