Reilhanette

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Reilhanette
Reilhanette
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Nyons
Intercommunalité Communauté de communes des Baronnies en Drôme Provençale
Maire
Mandat
Martial Bonnefoy
2020-2026
Code postal 26570
Code commune 26263
Démographie
Gentilé Reilhanettois, Reilhanettoises
Population
municipale
145 hab. (2018 en augmentation de 8,21 % par rapport à 2013)
Densité 9,8 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 10′ 11″ nord, 5° 25′ 15″ est
Altitude Min. 512 m
Max. 1 313 m
Superficie 14,78 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Nyons et Baronnies
Législatives Troisième circonscription
Canton de Séderon (avant mars 2015)
Localisation
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Reilhanette

Reilhanette est une commune française située dans le département de la Drôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Reilhanette est située à 18 km au sud-ouest de Séderon (ancien chef-lieu du canton).

Le chef-lieu de canton actuel est Nyons.

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

  • La commune est arrosée par le Toulourenc et l'Anary.
  • Source de la Gour-des-Heures (ruisseau)[1].

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Reilhanette est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4]. La commune est en outre hors attraction des villes[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (83,2 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (85,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (60,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (21 %), zones agricoles hétérogènes (10,9 %), terres arables (5,9 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (2 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • l'Aire-d'Essayes est un quartier attesté en 1891. Il avait été précédemment dénommé Lherre d'Essayes (plan cadastral [non daté]).

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations[modifier | modifier le code]

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[9] :

  • 1300 : Relliana (Valbonnais, I, 56).
  • 1307 : Reyllaniae (Valbonnais, II, 128).
  • 1317 : Reyllania prope montem Brunum (Valbonnais, II, 167).
  • 1362 : Reglannes (compte de R. de Loupy, 66).
  • 1386 : Rillane (choix de docum., 200).
  • 1394 : Relania (archives de la Drôme, E, 3313).
  • 1442 : Relhanie (choix de docum., 283).
  • 1516 : mention du prieuré de la paroisse : prioratus cura de Relianeto (pouillé de Gap).
  • 1606 : mention du prieuré de la paroisse : le prieuré curé de Ralienete (rôle de décimes).
  • XVIIIe siècle : Relianette (inventaire de la chambre des comptes).
  • 1788 : Reillannete (alman. du Dauphiné).
  • 1891 : Reilhanette, commune du canton de Séderon.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

La seigneurie[9] :

  • Au point de vue féodal, Reilhanette était une terre de la baronnie de Mévouillon, premièrement possédée par les barons de ce nom.
  • 1332 : possession des Du Puy.
  • 1418 : la terre passe aux Adhémar.
  • 1429 : passe aux Agoult.
  • 1473 : passe (par mariage) aux Justas.
  • 1517 : passe (par héritage) aux Glandevés.
  • 1570 : passe (par mariage) aux Peyre.
  • 1605 : passe (par mariage) aux Rolland, derniers seigneurs.

Au XIIe siècle, l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon y possédait le prieuré Saint-Hippolyte et trois églises (dont l'église du château et l'église paroissiale) et percevait les revenus attachés à ces trois églises[10].

1560 : le château est détruit par les troupes royales[réf. nécessaire].

Avant 1790, Reilhanette était une communauté de l'élection de Montélimar, de la subdélégation et du bailliage du Buis.
Elle formait une paroisse du diocèse de Gap dont l'église était dédiée à saint Michel et saint Hippolyte et dont les dîmes appartenaient au curé[9].

De la Révolution à nos jours[modifier | modifier le code]

En 1790, la commune est comprise dans le canton de Montbrun. La réorganisation de l'an VIII (1799-1800) la place dans le canton de Séderon[9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendance politique et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter. : depuis la fin du Second Empire
1871   ?    
1874   ?    
1878   ?    
1884   ?    
1888   ?    
1892   ?    
1896   ?    
1900   ?    
1904   ?    
1908   ?    
1912   ?    
1919   ?    
1925   ?    
1929   ?    
1935   ?    
1945   ?    
1947   ?    
1953   ?    
1959   ?    
1965   ?    
1971   ?    
1977   ?    
1983   ?    
1989   ?    
1995   ?    
2001 2008 Francis Aubert    
2008 2014 Jean-François Pierre PS retraité (fonction publique)
2014 2020 Jean-François Pierre   maire sortant
2020 En cours Martial Bonnefoy[11][source insuffisante]    

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Finances locales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[13].

En 2018, la commune comptait 145 habitants[Note 2], en augmentation de 8,21 % par rapport à 2013 (Drôme : +4,05 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
384371394462513498463470462
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
471470468448453395371338337
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
322335296235223171159132122
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
105101103114130119144147134
2017 2018 - - - - - - -
144145-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Services et équipements[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête : le dimanche suivant le [1].

Loisirs[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

En 1992 : céréales, vignes, ovins[1].

La commune est incluse dans la zone de production de plusieurs AOC ou AOP[réf. nécessaire] :

Une possible future IGP Abricot des Baronnies (dossier déposé à l'INAO au printemps 2017, pour une publication attendue en 2020)[réf. nécessaire].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église paroissiale Saint-Michel.
  • Ruines du château[1] (XIIe siècle)[réf. nécessaire].
  • Les « calades » (en cours de réfection depuis une dizaine d’année). Ces calades mènent à l'esplanade du château aménagée en espace scénique et dotée d'une vue exceptionnelle sur les collines de la plaine de Montbrun-Reilhanette et sur les contreforts du mont Ventoux[réf. nécessaire].
  • Église paroissiale Saint-Michel-et-Saint-Hippolyte (XIIe siècle) : sa structure est romane avec une nef en berceau brisé. Sa hauteur au-dessus du maître autel est étonnante pour un édifice de ce type.
En 1599, elle décrite « en fort bon état, bien fermée et garnie de tout ce qui est nécessaire ».
Remaniée sous la Contre-Réforme, elle est dotée de trois autels baroques. Face à l'entrée : l'autel de Saint-Eutrope, patron des « estropiés », présente un reliquaire qui contiendrait un fragment de radius du saint. Il fut - dit-on - d'une grande efficacité et un registre (1698 à 1856) relate de très nombreux miracles[réf. nécessaire].
  • Église (XIXe siècle) : clocher antérieur[1].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

  • Reilhanette est mentionnée dans les livres de Paul-Jacques Bonzon, auteur de la série Les Six Compagnons : le personnage de Tidou est originaire de Reillanette, ancienne orthographe de la commune.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Escutcheon to draw-fr.svg

Reilhanette possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), Reilhanette.
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 26 mars 2021).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 26 mars 2021).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 26 mars 2021).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 26 avril 2021)
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 26 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. a b c et d J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 298.
  10. Guy Barruol, Michèle Bois, Yann Codou, Marie-Pierre Estienne, Élizabeth Sauze, Liste des établissements religieux relevant de l’abbaye Saint-André du Xe au XIIIe siècle, dans L'abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, histoire, archéologie, rayonnement, actes du colloque interrégional tenu en 1999 à l'occasion du millénaire de la fondation de l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, Éd. Alpes de Lumières, Cahiers de Salagon no 4, Mane, 2001, 448 p. (ISSN 1254-9371), (ISBN 2-906162-54-X), p 225-226
  11. http://www.mairesdeladrome.fr/annuaire/
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  16. Association loi 1901 CESAR (Cabinet d'études pour les Structures Agro-alimentaires Régionales), Demande d'Indication Géographique Protégée - Agneau de Sisteron, Maison Régionale de l'Elevage - Route de la Durance - 04100 Manosque, 100 p. (lire en ligne), p.11-p.12.
  17. CAHIER DES CHARGES DE L’INDICATION GEOGRAPHIQUE PROTEGEE « COTEAUX DES BARONNIES » homologué par l’arrêté du 2 novembre 2011, JORF du 17 novembre 2011, , 6 p., p2.
  18. CAHIER DES CHARGES - IGP - Miel de Provence, 12 p. (lire en ligne), p.8.