Rétonval

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Rétonval
Rétonval
La mairie et l'école
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Dieppe
Canton Eu
Intercommunalité Communauté de communes interrégionale Aumale - Blangy-sur-Bresle
Maire
Mandat
Delphine Covin
2014-2020
Code postal 76340
Code commune 76523
Démographie
Population
municipale
195 hab. (2017 en diminution de 1,02 % par rapport à 2012)
Densité 35 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 49′ 15″ nord, 1° 35′ 39″ est
Altitude Min. 140 m
Max. 221 m
Superficie 5,62 km2
Localisation
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Rétonval
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Rétonval

Rétonval est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en région Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Restolval fin du XIe siècle.

Histoire[modifier | modifier le code]

Des vestiges et tuiles romaines ont été découverts sur le territoire communal, ainsi que deux grands bronzes de Vespasien, au lieu dit la Mare-des-Jardins, recueillis vers 1853[1].

En 1821, une ordonnance royale autorisait M. Soulez « à conserver et à tenir en activité la verrerie qu'il possède[2] », et qui, construite vers 1800, remplaçait l'une des plus anciennes du secteur, située au lieu-dit La vieille verrerie et qui remontait à 1475 ou 1493[1].

Le village a été desservi par la ligne de chemin de fer secondaire à voie métrique reliant Amiens - Aumale - Envermeu de 1906 à 1947.

Durant la Seconde Guerre mondiale, deux rampes de lancement de V1 ont été installés par les Nazis dans la commune, en Basse Forêt d'Eu[3],[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve depuis 1926 dans l'arrondissement de Dieppe du département de la Seine-Maritime. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2012 de la sixième circonscription de la Seine-Maritime.

Elle faisait partie depuis 1802 du canton de Blangy-sur-Bresle[5]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est désormais intégrée au canton d'Eu.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était membre de la communauté de communes de Blangy-sur-Bresle, créée fin 2001.

Dans le cadre de l'approfondissement de la coopération intercommunale prévu par la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du , qui prescrit que les intercommunalités à fiscalité propre doivent, sauf exceptions, regrouper au moins 15 000 habitants, celle-ci a fusionné avec sa voisine pour former, le , la communauté de communes interrégionale Aumale - Blangy-sur-Bresle, dont la commune est désormais membre.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Delienne Robert    
    Délienne Françoise    
Les données manquantes sont à compléter.
1995 2001 Francis Marsan    
2001 2014[6] René Cosette SE  
2014[7] En cours
(au 18 janvier 2018[8])
Delphine Covin    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[10].

En 2017, la commune comptait 195 habitants[Note 1], en diminution de 1,02 % par rapport à 2012 (France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
275264354355344354354360363
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
300314307845331379352362372
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
313336349374335339236245223
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
302298247257212190192192197
2017 - - - - - - - -
195--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La mairie-école, construite en 1874 sur les plans de l'architecte Feuilly, et étendue en 1885 puis restaurée après un orage en 1896[12].
  • Église Saint-Laurent, réédifiée à partir de 1611 à son emplacement actuel après un incendie, et restauré aux XVIIIe et XIXe siècles. Le clocher, placé sur le portail, est une tour carrée ajoutée à la fin du XVIe siècle. La nef, moderne au sud, remonte au temps de François Ier pour le côté nord. Le berceau de la nef repose sur une double corniche sculptée, sur laquelle courent une vigne et des animaux.[13],[1].
  • Monument aux morts.
  • Vestiges du manoir au Mont-Gournoy[14]
  • L'ancienne verrerie[15],[16].

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Abbé Cochet, Répertoire archéologique du département de la Seine-Inférieure : rédigé sous les auspices de l'Académique des sciences, belles-lettres et art de Rouen, Paris, Imprimerie nationale, coll. « Répertoire archéologique de la France », , 652 p. (lire en ligne), p. 187, disponible sur Gallica.
  2. « Ordonnance du Roi du 11 juillet 1821 », Bulletin des lois, no 479,‎ , p. 445 (lire en ligne, consulté le 3 novembre 2019), disponible sur Gallica.
  3. « Les 21 sites de l'itinéraire de randonnée historique et de mémoire Read more at http://www.v1histoireetpatrimoine.fr/pages/les-sites-de-l-itineraire.html#D5d2rqmiasTSOsvT.99 », Histoire et patrimoine V1 en vallées de la Bresle et de l'Yères (consulté le 3 novembre 2019).
  4. Norbert Dufour et Christian Doré (préf. Daniel Pégisse), L'enfer des V1 en Seine-Maritime durant la Seconde guerre mondiale, Luneray, Éditions Bertout, , 295 p. (ISBN 2-86743-179-4, lire en ligne), disponible sur Gallica.
  5. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Cynthia Lherondel, « Elections municipales 2014 à Foucarmont et dans les communes voisines : À dix mois des élections municipales, tour d’horizon des maires qui sont prêts à repartir, ceux qui raccrocheront l’écharpe en 2014 et ceux qui n’ont pas encore pris de décision », Le Réveil,‎ (lire en ligne, consulté le 3 novembre 2019) « Le maire René Cosette est clair. Il ne se représentera pas en 2014 : « je prends ma retraite complète l’année prochaine ».
  7. Le Courrier picard, édition d'Abbeville, 2 avril 2014, p. 19.
  8. « Les vœux du maire de Rétonval », Paris-Normandie,‎ (lire en ligne, consulté le 3 novembre 2019).
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  12. « Mairie, école », notice no IA00057370, base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « Église paroissiale Saint-Laurent », notice no IA00057369, base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. « Manoir », notice no IA00057372, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  15. « Verrerie », notice no IA00057484, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  16. « Les verreries de la vallée de la Bresle : Un lock-out », Le Figaro, no 252,‎ , p. 2-3 (lire en ligne, consulté le 3 novembre 2019), disponible sur Gallica.