Wolfsschanze

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Wolfsschanze
Wolfsschanze, Gierloz, Poland 2.jpg

Ruines (photographiées en ).

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La Wolfsschanze (en français : « la Tanière du Loup ») était le nom de code désignant le principal Quartier général d’Adolf Hitler pendant la Seconde Guerre mondiale. Il était situé dans les bois près du hameau de Forst Görlitz (aujourd'hui Gierłoż), non loin de Rastenburg (alors en Prusse-Orientale, désormais Kętrzyn en Pologne).

Il consistait en un ensemble de blockhaus et de maisons en rondins aux toits recouverts d'herbe situés dans une épaisse forêt, le tout protégé par plusieurs cercles de fils de fer barbelés, de champs de mines et de positions défensives. Il était desservi par un aérodrome situé dans le voisinage.

Histoire[modifier | modifier le code]

Position sur une carte actuelle de l'Europe.
Position sur une carte actuelle de la région polonaise.
Remise de décorations par Hitler à la Wolfsschanze, .

À la suite d'une décision prise à l’automne 1940, ce Quartier général est construit en 1941 par l'organisation Todt, en prévision du lancement de l’opération Barbarossa, l'invasion de l'Union soviétique commencée en  ; mais son agrandissement n'a jamais été achevé, les travaux ne s'arrêtant qu'au début de , soit quelques jours avant la prise par les Soviétiques de la ville d’Angerburg, située à une distance de 15 km.

Hitler vient pour la première fois à la Wolfsschanze dans la nuit du , le lendemain du déclenchement de Barbarossa. Il la quitte définitivement le . En tout, il y aura passé plus de huit cents jours durant les trois années et demie de cette période.

C'est dans ce complexe qu'a lieu l’attentat du contre Hitler ; la bombe dissimulée dans une serviette[a], déposée par le colonel Claus von Stauffenberg dans une salle de conférence, tue[b] trois officiers : les généraux Korten et Schmundt — des proches collaborateurs du Führer — et l’Oberst Brandt[c]. Un sténographe est également tué. Les vingt autres personnes présentes dans la salle sont blessées à des degrés divers dont le Führer, qui ne l'est que légèrement. En outre, les dommages causés à la salle de conférence sont très importants.

Le complexe est détruit et abandonné par les Allemands le lors de la retraite de la Wehrmacht face à l'avancée soviétique. L'Armée rouge en prend possession deux jours plus tard.

Bien que sévèrement endommagé par la démolition allemande, le site reste au XXIe siècle un lieu de visite populaire. Il n'a été entièrement déminé qu'en 1955. Un monument commémoratif, dédié aux membres du complot contre Hitler, y a été érigé.

Structures[modifier | modifier le code]

Construit au milieu d'une forêt protectrice et situé à l'écart des principales routes, le complexe occupait une superficie de 6,5 km2 divisée en plusieurs zones.

La plus importante, la Sperrkreis 1 (« zone de sécurité 1 »), dans laquelle se trouvaient le bunker du Führer et des abris en béton pour les membres de son premier cercle comme Göring, Bormann, le chef de l’OKW Keitel et le chef des opérations de l’OKW, Jodl. Cette zone abritait en tout dix bunkers, tous camouflés et protégés par deux mètres de béton armé. Hitler logeait au nord-ouest de cette zone. Les bunkers de Hitler et Keitel possédaient des pièces permettant la tenue de conférences militaires.

La Sperrkreis 2 (« zone de sécurité 2 ») comprenait des baraquements militaires et des hébergements pour plusieurs ministres importants du Reich[1] et aussi pour le bataillon de protection de Hitler, la Führer Begleit Brigade.

La Sperrkreis 3 (« zone de sécurité 3 ») assurait la sécurité extérieure du complexe, avec des bâtiments pour les gardes et des troupes spéciales de sécurité, le tout protégé par des champs de mines.

Non loin se trouvaient des installations pour les équipes opérationnelles de la Wehrmacht ; des quartiers généraux de l'armée étaient situés plusieurs kilomètres au nord-est du complexe. Toutes ces installations étaient desservies par un aérodrome et des voies de chemins de fer. Au plus haut de son activité, environ 2 000 personnes vivaient et travaillaient à la Wolfsschanze, dont vingt femmes.

Plan du complexe[modifier | modifier le code]

Map of Wolf's Lair.jpg

Légende : en marron foncé, les routes ; en rouge, les bâtiments en maçonnerie classique ; en marron clair, les bâtiments classiques renforcés par du béton ; en bleu, les abris construits en béton seul.

  1. Locaux résidentiels de Hitler et de son garde du corps
  2. Gardes du corps et service de sécurité
  3. Groupes électrogènes
  4. Bunkers
  5. Dr Otto Dietrich, chef du service de presse du Reich
  6. Baraquement contenant la salle de conférence, lieu de l’attentat contre Hitler le 20 juillet 1944
  7. Service de police
  8. Abri anti-aérien pour les visiteurs
  9. Gardes du corps de Hitler
  10. Sténographes
  11. Sécurité, Johann Rattenhuber (chef de la garde de Hitler), Högl (chef du service de police), services des postes
  12. Télex
  13. Garages
  14. Train
  15. Cinéma
  16. Centrale de chauffe
  17. MM. Morell, Bodenschatz, Hewel, Voss, Wolff, Fegelein
  18. Intendance
  19. Martin Bormann, secrétaire personnel de Hitler
  20. Abri anti-aérien de Bormann
  21. Aides de camp de Hitler et personnel de la Wehrmacht
  22. Mess II
  23. General Alfred Jodl, chef des opérations au Haut Commandement de la Wehrmacht (OKW)
  24. Réserve d’eau contre l'incendie
  25. Bureau du ministère des Affaires étrangères
  26. Dr Fritz Todt, ensuite Albert Speer
  27. Caserne (bataillon de protection de Hitler)
  28. Abri anti-aérien équipé de canons anti-aériens et de mitrailleuses sur le toit
  29. Mess I
  30. Nouveau salon de thé
  31. Generalfeldmarschall Wilhelm Keitel, chef du Haut Commandement de la Wehrmacht (OKW)
  32. Ancien salon de thé
  33. Reichsmarschall Hermann Göring, commandant en chef de la Luftwaffe
  34. Abri anti-aérien de Gôring équipé de canons anti-aériens, de mitrailleuses et de projecteurs
  35. Délégation du Haut Commandement de la Luftwaffe
  36. Délégation du Haut Commandement de la Marine
  37. Bunker et canons anti-aériens
  38. Voie ferrée reliant Rastenburg à Angerburg

Galerie de photographies[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Sacoche servant au transport de documents, l'équivalent d’un grand cartable.
  2. Sur le coup ou dans les trois mois qui suivent l'attentat, des suites des blessures acquises.
  3. C'est le colonel Brandt qui a probablement sauvé la vie de Hitler en déplaçant la serviette de Stauffenberg de l'autre côté d’un pied de table massif.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ribbentrop et Todt, puis le successeur de ce dernier : Speer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]