Wolfsschlucht I

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Maquette du village de Brûly aménagé comme Ravin du loup en juin 1940

Wolfsschlucht I (« gorge ou Ravin du loup ») est le nom de code utilisé par les Allemands pour désigner le grand quartier général durant la campagne de France de juin 1940. Dans la région du Brûly-de-Pesche où il se trouve (dans la Fagne belge), il est communément appelé « Abri d'Hitler ».

Un second « Ravin du loup » (Wolfsschlucht II) est construit plus tard à Margival dans l’Aisne (France).

Localisation[modifier | modifier le code]

L’abri d’Hitler est caché dans le bois à proximité du petit village isolé de Brûly-de-Pesche à une dizaine de kilomètres de la frontière française. Le village est une vaste clairière au milieu de la grande forêt d'Ardenne. C'est l'un des vingt quartiers généraux du Führer (Führerhauptquartiere ou FHQ), qu'Adolf Hitler fait construire en Allemagne et en Europe occupée pour être proche des fronts militaires.

L'état-major de l'armée de terre se trouvait à Chimay à une dizaine de kilomètres au nord-ouest du village.

Carte des différents Führerhauptquartiere

Histoire[modifier | modifier le code]

Construction[modifier | modifier le code]

Brûly-de-Pesche, comme 27 villages et villes des alentours, est vidé de ses 119 habitants. La construction de l’abri est achevée en un mois par 200 hommes de l'Organisation Todt employés du 25 mai au 6 juin 1940. On y construit trois chalets de style bavarois (un est réservé à Hitler, un autre, surnommé le Kasino sert de mess et le troisième d'état-major), deux bunkers de 7 × 7 m contenant une salle de 2 × 3 m (un troisième bunker n'est pas achevé) dans le sous-bois. Hitler donne à l’ensemble le nom de Wolfsschlucht (« Ravin du loup »).

Les bâtiments du village sont investis et transformés : l'église devient une salle de cinéma et la partie haute de son clocher est démontée et remplacée par une citerne d'eau. Hitler y regarde et censure les films d'actualité. C’est également dans l’église qu'est préparé l’acte de capitulation de la France signé à Compiègne le .

L'école sert de salle des cartes et de logement pour Wilhelm Keitel et Alfred Jodl. Une petite piste d'atterrissage est aménagée à Regniowez. L'estaminet sur la place publique, rebaptisé Wolfspalast, est le siège du service de presse d'Otto Dietrich. Le presbytère accueille les aides de camp. Une ferme à proximité de la place sert de Kommandantur.

À proximité des chalets sont également construit une piscine et un oratoire en forme d'oméga. On retrouve également une fontaine dédiée à Saint-Méen dont la légende veut que l'eau guérisse des maladies de la peau.

1 des 2 bunkers de l'abri d'Hitler

Présence d’Hitler[modifier | modifier le code]

La zone, interdite aux civils, est gardée par 26 officiers, 185 sous-officiers et 750 soldats. L’arrivée d'Hitler le 6 juin 1940 est tenue secrète pour garantir sa sécurité. Son petit avion atterrit à Regniowez, un village au-delà de la frontière française, à une dizaine de kilomètres au sud du Brûly-de-Pesche. Il est présent au Wolfsschlucht I du 6 au 17 juin, du 19 au 25 juin ainsi que le 27 juin, date à laquelle il quitte le Brûly-de-Pesche pour Tannenberg et n'y revient plus. Les bunkers proprement dits ne seront jamais occupés.

Musée[modifier | modifier le code]

Depuis 1981 l’abri d’Hitler est propriété de la commune de Couvin. Deux des trois chalets sont reconstruits à l'identique et abritent un musée de la Résistance.

Galerie photos[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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