American College

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American College
Titre québécois Collège américain
Titre original National Lampoon's Animal House
Réalisation John Landis
Matty Simmons (en)
Scénario Harold Ramis
Douglas Kenney
Christopher Miller
Acteurs principaux
Pays d’origine États-Unis
Durée 109 minutes
Sortie 1978

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

American College ou Collège américain au Québec (National Lampoon's Animal House) est un film américain de John Landis, sorti en 1978.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Basé sur des souvenirs réels de Christopher Miller à propos de la fraternité Alpha Delta Phi de l'université de Dartmouth, le film a pour thème une rétrospective de l'année 1962 à l'université (de fiction) Faber. Il met notamment en scène une rivalité entre deux fraternités : la fraternité Delta, représentant la jeunesse se faisant libertaire et se risquant au désordre puis au chaos, et la fraternité Omega se voulant gardienne de l'ordre mais révélant des allures fascistes, intéressées et sataniques.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Les Deltas
Les Omégas
Les adultes

Box-office[modifier | modifier le code]

Accueil[modifier | modifier le code]

Produit avec un petit budget de 2 700 000 $, American College se révèle être l'un des films les plus lucratifs de l'histoire du cinéma.

Durant sa première fin de semaine d'exploitation, American College engendrera 276 538 $ dans seulement 12 salles de cinéma. Le film rapporta plus de 1 000 000 $ par semaine ce qui fit d'American College le troisième film le plus rentable des États-Unis en 1978. Il rapporta 120 000 000 $ en Amérique du Nord et donc plus de 140 000 000 $ inflation comprise.

Au moment de sa sortie, American College reçut un accueil favorable de la part des critiques et fut considéré comme l'un des dix meilleurs films de 1978. Le critique Roger Ebert donna quatre étoiles sur quatre au film : « Ce film est anarchique, désordonné et rempli d'énergie. Ce film vient nous chercher. Une partie de l'impact du film nous vient de son énergie inépuisable, ce qui est l'un des meilleurs aspects du film. C'est cette énergie qui amène l'humour et qui fait en sorte que les acteurs vont toujours de plus en plus loin dans l'absurde, ce qui rend le film parfait. »

Depuis sa sortie, le film a recueilli une somme de 141 000 000 $ grâce aux seules ventes de vidéos cassettes VHS et de DVD. En 2001, la Bibliothèque du Congrès des États-Unis considère le film comme faisant partie de la culture des États-Unis et le choisit pour faire partie du National Film Registry. American College est premier sur la chaîne Bravo pour les « 100 films les plus drôles ». Le film est trente-sixième d'après l'AFI pour AFI's 100 Years... 100 Laughs, la liste des 100 films les plus drôles.

Influences[modifier | modifier le code]

American College est devenu un incontournable de la culture pop. La musique principale interprétée par les Kingsmen, Louie Louie, en représente le standard et y apparaît trois fois au début du film. Lors de l'intronisation des bizuts Delta, ce sont les paroles supposées obscènes des Kingsmen[5]) qui sont ouvertement reprises par les Delta Tau Chi (ΔΤΧ) (« night and day, I lay her again [...] Ho, Louie louie, I say the wee got to go »). John Belushi (l'un des futurs Blues Brothers et acteur principal du film) interprète aussi ce titre sur la bande originale du film.

La fameuse toge-party (Toga) où est interprété Shout fut popularisée à la suite du film à travers les soirées étudiantes des États-Unis et jusqu'à aujourd'hui encore.

American College est considéré comme le film qui a popularisé le genre gross-out (bien qu'il ait été précédé par plusieurs films qui font maintenant partie de ce genre tel, dans une moindre mesure, American Graffiti) : destiné à un public adolescent, l'humour y est généralement vulgaire et les blagues appuyées. Il inspirera d'innombrables autres comédies telles que Porky's ou Police Academy.

Autres « standards », la musique de Louie Louie ainsi que le principe d'appartenance à des fraternités ou ordres paramaçonniques, comme dans American Party, How High, Admis à tout prix (Accepted), Retour à la fac (Old School)…

Il est souvent cité par Homer dans Les Simpson qui lui voue un culte.

Adaptations télévisées[modifier | modifier le code]

Le film inspira une série télévisée de treize épisodes diffusée sur le réseau ABC intitulée Delta House (en) diffusée de janvier à avril 1979, dans laquelle John Vernon reprend son rôle de doyen malveillant Dean Wormer, Steven Furst dans le rôle de Flounder, Bruce McGill dans le rôle de D-Day et James Widdoes dans le rôle de Hoover. La plupart des épisodes furent écrits par Douglas Kenney, Chris Miller et Harold Ramis. Michelle Pfeiffer y fit une apparition dans ses débuts et Peter Fox incarnait Otter. Le personnage de John Belushi, John « Bluto » Blutarsky, est absent pour cause de service militaire mais son frère « Blotto », joué par Josh Mostel, a été transféré à Faber pour perpétuer la tradition familiale.

Le film a aussi inspiré la série Co-Ed Fever (en), mais cette fois-ci sans la participation d'aucun membre de l'équipe du film. Située dans le dortoir d'un ancien couvent strictement réservé aux filles, Co-Ed Fever a été diffusé pour la première fois sur le réseau CBS le 4 février 1979, mais la série fut supprimée avant la diffusion du deuxième épisode.

NBC, a aussi eu une série inspirée du film : Brothers and Sisters (en). Tout comme CBS, la série ne sera diffusée que durant trois mois.

Les auteurs du film avaient aussi planifié une suite du même genre, The Summer of Love, qui se passerait cette fois-ci en 1967, dans laquelle la Delta House se retrouvait en l'honneur du mariage de Pinto à San Francisco. Le seul membre des Delta qui serait devenu un hippie aurait été Flounder, qui se serait fait appeler Pisces.

Quelque temps plus tard, Chris Miller et John Weidman imaginèrent avec d'autres auteurs de National Lampoon's un autre scénario, mais Universal Studios le rejeta parce que la suite d'American Graffiti n'obtint pas beaucoup de succès. À la mort de John Belushi en 1982, l'idée sombra définitivement.

Éditions DVD[modifier | modifier le code]

Une « édition collector » a été publiée en 2002 avec en bonus un documentaire de 30 minutes réalisé en 1998 : Vingt ans après Animal House, la réunion. Réalisé par le producteur J.M. Kenny elle réunit des membres de l'équipe originale, y compris le réalisateur John Landis, Tim Matheson, Karen Allen, Peter Riegert, Mark Metcalf et Kevin Bacon. Aussi inclus, des notes de production et la bande annonce originale du film.

La Double Secret Probation Edition est sortie en 2003. Elle comprend entre autres un faux documentaire du style « Que sont-ils devenus ? », des anecdotes sur les studios Universal, une vidéo de MxPx, des notes de production et la biographie de toute l'équipe.

Autour du film[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Otter » en VO.
  2. « Boon » en VO.
  3. « Flounder » en VO.
  4. « Fiche American College », sur jpbox-office (consulté le 28 mars 2010)
  5. Investigation du FBI à propos des paroles de Louie Louie par les Kingsmen