Philippe Mathot

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Mathot.

Philippe Mathot
Illustration.
Fonctions
Député français
Élection 28 mars 1993
Circonscription 2e des Ardennes
Législature Xe (Ve République)
Groupe politique UDFC
Prédécesseur Gérard Istace
Successeur Philippe Vuilque
Biographie
Date de naissance (67 ans)
Lieu de naissance Charleville (Ardennes)
Nationalité Drapeau de France Français
Parti politique FNRI, PR, UDF, UMP, PLD, LR, Agir

Philippe Mathot est un homme politique ardennais, député de la Xe législature, vice-président du Conseil général des Ardennes, chef d'entreprises, conseiller ministériel, directeur général de l'Agence pour la création d'entreprises, président de l'Agence de Développement Economique des Ardennes.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille et études[modifier | modifier le code]

Né à Charleville (Ardennes) le , fils de Jacques Mathot et de Marthe Vany. Il est l'aîné de 5 enfants.

Son père, Jacques Mathot, fut un des pionniers de la grande distribution, faisant évoluer l'entreprise familiale succursaliste Docks Ardennais vers la grande distribution (franchises Carrefour). Il fréquente l'École annexe de l'École normale de Charleville, puis le lycée Chanzy où il obtient son baccalauréat scientifique en 1970. Après une année de mathématiques supérieures au lycée Poincaré de Nancy, puis une année de préparation HEC au lycée Louis-le-Grand à Paris, il est reçu au concours de ESCP (École supérieure de commerce de Paris) dont il sort diplômé en 1975.

Cette même année, il épouse Marie-Agnès Massin, médecin dermatologue. Ils ont 4 enfants et 10 petits-enfants.

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Après des stages dans plusieurs entreprises de grande distribution, Philippe Mathot rejoint l'entreprise familiale, d'abord comme acheteur, puis comme directeur d'un centre d'embouteillage de vins, et enfin comme directeur des achats et de la logistique. Membre du conseil d'administration, il participe à la cession des entreprises familiales au groupe Promodès, en plusieurs étapes entre 1981 et 1986.

En 1986 il devient directeur des enseignements et de la formation à la CCI de Charleville-Mézières, et s'investit dans la création du réseau national des écoles de gestion et de commerce.

En 1990 il crée deux sociétés de conseil et de formation professionnelle, qu'il cède en 1993 lors de son élection à l'Assemblée nationale[1].

D'octobre 2005 à décembre 2010, il est directeur général de l'Agence pour la création d'entreprises (APCE)[1]. L'APCE est alors un des premiers opérateurs internet de l'État, avec 20 millions de visiteurs distincts/an. En 2010, le Gouvernement lui confie un rapport visant à rendre plus efficaces les multiples dispositifs et opérateurs du champ de la création et de la transmission d'entreprises. Dans ce rapport remis à Hervé Novelli, Philippe Mathot préconise, pour plus d'efficacité et pour augmenter le service rendu aux créateurs d'entreprises, d'intégrer l'APCE dans la sphère OSEO-CDC et de faire participer les Régions à la gouvernance. Mais ce rapport suscite la méfiance du Conseil de l'Agence, désireux de maintenir à tout prix l'autonomie de l'APCE, sans tenir compte des contraintes de la RGPP. Philippe Mathot décide de mettre un terme à ses fonctions début 2011.

De janvier 2011 à mai 2014, Philippe Mathot est consultant, et apporte son expertise en matière de développement économique aux dirigeants d'organisations professionnelles. Il intervient auprès du Conseil Supérieur de l'Ordre des Experts-Comptables pour mettre en place avec les banques et CDC-Entreprises des instruments de financement à destination des entreprises. Il participe aux travaux du Comité de Coordination des dispositifs publics de soutien aux entreprises dirigé par René Ricol, Commissaire Général à l'Investissement.

Parcours politique[modifier | modifier le code]

En 1974, Philippe Mathot s'engage en politique pour la campagne de Valéry Giscard d'Estaing. Il milite ensuite au sein des Républicains indépendants puis du Parti républicain. Il mène sa première campagne électorale en 1992 aux élections cantonales de Monthermé (Ardennes), et le score réalisé dans ce canton historiquement communiste lui permet de recevoir l'investiture UMP-UDF pour les législatives de 1993.

En mars 1993, il est élu député de la deuxième circonscription des Ardennes. Il est président de la commission d'enquête sur les inondations (1994), puis de la mission d'information sur l'industrie automobile (1997). Membre de la commission des Affaires étrangères, il rapporte le texte instituant le Fonds européen d'investissement, et fait partie de la délégation française à l'assemblée générale des Nations unies. En 1996, Alain Juppé, Premier ministre, le nomme parlementaire en mission sur la réforme des aides à la création d'entreprises. Lors de la dissolution de 1997, il est battu au second tour dans une élection triangulaire l'opposant au PS et au FN[2].

En 1995 il est tête de liste RPR-UDF aux élections municipales à Charleville-Mézières. En mars 2001, il enlève au PS le canton de Charleville-La Houillère. En mars 2004, il devient vice-président du conseil général des Ardennes, délégué aux affaires économiques. Dans cette fonction, il met en place un plan favorisant l'investissement dans l'artisanat. Il milite pour que le département des Ardennes se dote d'une stratégie économique basée sur un grand projet identifié, et il s'engage pour une réforme profonde de la carte d'implantation des collèges favorisant l'égalité des chances. La majorité départementale refusant cette évolution, il décide de ne pas se représenter en 2008[3].

De 2003 à 2005, Philippe Mathot est conseiller auprès de Renaud Dutreil, ministre de la Fonction publique et de la Réforme de l’État puis ministre des PME, du commerce, de l'artisanat et des professions libérales[1]. À ce titre il a été vice-président délégué du Comité d'orientation de l'initiative économique locale (CODIEL) et il a animé les Comités d'initiative économique locale.

En 2013, Philippe Mathot se réinvestit dans la vie politique au sein de l'UMP et du Parti libéral démocrate (France) (PLD). Il est élu conseiller national Les Républicains en janvier 2015. Il participe activement à la campagne de Bruno Le Maire lors des primaires de 2016.Il démissionne des Républicains après les présidentielles, et soutient le gouvernement d'Edouard Philippe. Début 2018, il rejoint AGIR-La Droite Constructive et en devient délégué pour les Ardennes.

Il est président-fondateur de l'Agence de Développement Economique des Ardennes en avril 2014, et quitte cette fonctions en avril 2018 estimant sa mission de mise en place accomplie dans le cadre du Schéma Régional de Développement, d'Innovation et d'Internationalisation de la Région Grand Est.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Philippe Mathot est chevalier de la Légion d'honneur.

Il est Paul Harris Fellow du Rotary International, et titulaire de la médaille d'honneur (bronze) du Conseil supérieur de l'Ordre des experts-comptables.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c « Philippe Mathot », Les Échos,‎ (lire en ligne)
  2. http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/trombinoscope/VRepublique/legis10/mathot-philippe-30111952.asp
  3. « CANTONALES / Philippe Mathot ne défendra pas son siège », L'Union,‎ (lire en ligne)