Philippe Mathot

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Philippe Mathot
Illustration.
Fonctions
Député français
Élection 28 mars 1993
Circonscription 2e des Ardennes
Législature Xe (Ve République)
Groupe politique UDFC
Prédécesseur Gérard Istace
Successeur Philippe Vuilque
Biographie
Date de naissance (69 ans)
Lieu de naissance Charleville (Ardennes)
Nationalité Drapeau de la France Français
Parti politique FNRI, PR, UDF, UMP, PLD, LR, Agir

Philippe Mathot est un homme politique ardennais, député de la Xe législature, vice-président du conseil général des Ardennes, chef d'entreprises, conseiller ministériel, directeur général de l'Agence pour la création d'entreprises, président de l'Agence de développement économique des Ardennes.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille et études[modifier | modifier le code]

Né à Charleville (Ardennes) le , est le fils de Jacques Mathot et de Marthe Vany. Il est l'aîné de 5 enfants. Son père est un des pionniers de la grande distribution, faisant évoluer une entreprise familiale succursaliste Docks Ardennais vers la grande distribution (franchises Carrefour). Jacques Mathot est ainsi à l'origine en 1970 du premier hypermarché du département des Ardennes, à Villers-Semeuse[1],[2].

Philippe Mathot est reçu au concours de ESCP (École supérieure de commerce de Paris)[1] dont il sort diplômé en 1975. Cette même année, il épouse Marie-Agnès Massin, médecin dermatologue.

Parcours en entreprise[modifier | modifier le code]

Philippe Mathot rejoint l'entreprise familiale de distribution[1]. Il est recruté par Promodès en 1979[1]. Après une première expérience à la tête d'une chaîne de magasins, de 1982 à 1986, il crée en 1990 deux sociétés, dans le domaine du conseil d'une part et de la formation professionnelle d'autre part, qu'il cède en 1993 lors de son élection à l'Assemblée nationale[3].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

En 1974, Philippe Mathot s'est engagé en politique depuis 1974, pour la campagne de Valéry Giscard d'Estaing à la présidence de la République française. Il milite ensuite au sein des mouvements politiques soutenant l’action de Valéry Giscard d'Estaing, les Républicains indépendants puis le Parti républicain. Il mène sa première campagne électorale en 1992 aux élections cantonales de Monthermé (Ardennes), et le score réalisé dans ce canton historiquement communiste lui permet de recevoir l'investiture UMP-UDF pour les législatives de 1993. En , il est élu député de la deuxième circonscription des Ardennes[4]. Il participe à la commission des affaires étrangères, et à différentes missions d'informations et commissions d'enquête, dont une commission d'enquête parlementaire sur les aides à l'emploi[5]. Il perd son mandat en 1997 lors de la dissolution décidée par Jacques Chirac : « En 1997, je me suis retrouvé abandonné de tous. Ayant été mandataire social, je n'avais ni indemnités chômage ni couverture sociale. Sans le soutien moral et financier de ma femme, je plongeais », explique-t-il. Les anciens élus giscardiens ne sont pas en odeur de sainteté au sein du mouvement de Jacques Chirac, le RPR, qui domine la droite française, et veut la restructurer à son avantage : les autres mouvements de droite en France cherchent en conséquence le positionnement adéquat, d'autant que le Front National prend de l'importance à l'extrême-droite. Charles Millon vient chercher Philippe Mathot pour être le candidat dans les Ardennes de son mouvement La Droite aux nouvelles élections législatives. Il est battu au second tour dans une élection triangulaire l'opposant au PS et au FN.

En 1995, il est toutefois tête de liste RPR-UDF aux élections municipales à Charleville-Mézières, mais est battu au premier tour. Il recrée une entreprise privée de conseil, la société Philippe Mathot SA, spécialisée dans les missions à caractère économique et de développement local, qu'il anime de 1997 à 2000[3].

En 1998, il est écarté de la liste officielle de la droite aux élections régionales françaises de 1998. Il se présente aux élections cantonales organisées dans la même période, sur le canton de Renwez (en Ardennes toujours), un canton précédemment détenu par le parti présidentiel de Jacques Chirac, le RPR, mais est battu par le candidat divers gauche, Gérard Drumel[6]. En 1997, il est candidat à la présidence du Parti républicain, mais le poste se joue en définitive entre Alain Madelin et Gilles de Robien. Alain Madelin l'emporte et donne à ce Parti républicain une nouvelle appellation, le parti Démocratie libérale[7].

En , Philippe Mathot enlève au PS le canton de Charleville-La Houillère. En , il devient vice-président du conseil général des Ardennes, et délégué aux affaires économiques[3]. Dans ces fonctions, il tente de trouver un repreneur pour l'entreprise des Ateliers Thomé-Génot, mais cette tentative se solde également par un échec, malgré les aides publiques[8]. La majorité départementale refusant certaines de ses propositions, il décide de ne pas se représenter en 2008[9].

Nouveau parcours dans des agences de l'Etat ou en ministère, et en entreprise[modifier | modifier le code]

De 2003 à 2005, Philippe Mathot devient conseiller auprès de Renaud Dutreil, ministre de la Fonction publique et de la Réforme de l’État puis ministre des PME, du commerce, de l'artisanat et des professions libérales[3]. D' à , il est aussi directeur général de l'Agence pour la création d'entreprises (APCE)[3].

De à , Philippe Mathot est de nouveau consultant, en matière de développement économique, auprès de dirigeants d'organisations professionnelles. Il intervient ainsi auprès du Conseil Supérieur de l'Ordre des Experts-Comptables pour mettre en place avec les banques et CDC-Entreprises des instruments de financement à destination des entreprises. Il participe aux travaux du Comité de Coordination des dispositifs publics de soutien aux entreprises dirigé par René Ricol, Commissaire Général à l'Investissement.

Dans le domaine politique, en 2013, Philippe Mathot se réinvestit au sein de l'UMP et du Parti libéral démocrate (France) (PLD). Il est élu conseiller national Les Républicains en . Il participe activement à la campagne de Bruno Le Maire lors des primaires 2016 de la droite en vue de l'élection présidentielle. Il démissionne des Républicains après les présidentielles[10], et soutient le gouvernement d'Édouard Philippe. Début 2018, il rejoint Agir et en devient délégué pour les Ardennes.

Il est président-fondateur de l'Agence de Développement Economique des Ardennes en , et quitte cette fonctions en [11].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Philippe Mathot est chevalier de la Légion d'honneur.

Il est Paul Harris Fellow du Rotary International, et titulaire de la médaille d'honneur (bronze) du Conseil supérieur de l'Ordre des experts-comptables.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d Yann Verdo, « Philippe Mahot », Les Échos,‎ (lire en ligne)
  2. « À Villers-Semeuse, Cora fête ses 50 ans », L'Ardennais,‎ (lire en ligne)
  3. a b c d et e « Philippe Mathot », Les Échos,‎ (lire en ligne)
  4. « Philippe Mathot », sur le site de l'Assemblée Nationale
  5. « Philippe Mathot. Historique. Anciens mandats et fonctions à l'Assemblée nationale. Anciennes fonctions et missions auprès du Gouvernement », sur le site de l'Assemblée Nationale
  6. « Ardennes (18) », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  7. Vanessa Schneider, « Madelin drague large à droite. Il a été élu hier président du PR, rebaptisé Démocratie libérale », Libération,‎ (lire en ligne)
  8. Bertrand Bissuel, « Le cauchemar sans fin de la PME Thomé-Génot », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  9. « Cantonales / Philippe Mathot ne défendra pas son siège », L'Union,‎ (lire en ligne)
  10. « L’Ardennais Philippe Mathot démissionne de LR après la nomination d’Édouard Philippe à Matignon », L’Union,‎ (lire en ligne)
  11. « Philippe Mathot quitte l’agence de développement économique des Ardennes », L’Union,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]