Philippe Fargeon

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Philippe Fargeon
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Biographie
Nationalité Drapeau : France Français
Naissance (53 ans)
Lieu Ambilly (Haute-Savoie)
Taille 1,73 m (5 8)
Période pro. 1983-1993
Poste Avant-centre
Parcours junior
Saisons Club
1978-1984 Drapeau : Suisse Étoile Carouge
Parcours professionnel 1
Saisons Club 0M.0(B.)
1983-1984 Drapeau : Suisse Étoile Carouge
1984-1985 Drapeau : France AJ Auxerre 000 0(0)
1985-1986 Drapeau : Suisse AC Bellinzone 047 (40)
1986-1988 Drapeau : France Girondins Bordeaux 074 (34)
1988 Drapeau : Suisse Servette FC 012 0(4)
1988-1989 Drapeau : France Sporting Toulon Var 021 0(5)
1989-1990 Drapeau : Suisse Servette FC 025 0(8)
1990-1992 Drapeau : France Girondins Bordeaux 048 0(4)
1992-1993 Drapeau : Suisse FC Chiasso 019 0(3)
1984-1993 Total 246 (98)
Sélections en équipe nationale 2
Années Équipe 0M.0(B.)
1987 Drapeau : France France olympique 002 0(0)
1987-1988 Drapeau : France France 007 0(2)
1 Compétitions officielles nationales et internationales.
2 Matchs officiels.

Philippe Fargeon, né le 24 juin 1964 à Ambilly en Haute-Savoie, est un footballeur français. Il joue au poste de avant-centre du début des années 1980 au début des années 1990.

Formé à l'Étoile Carouge en Suisse, il est, avec les Girondins de Bordeaux, Champion de France en 1987 et vainqueur de la Coupe de France la même année. Durant sa carrière, il alterne les passages entre clubs français et suisses. Il compte 7 sélections en Équipe de France de football et marque 2 buts de 1987 à 1988.

Devenu agent immobilier, il est également conseiller municipal dans la commune du Bouscat, près de Bordeaux.

Biographie[modifier | modifier le code]

Philippe Fargeon débute à la FJEP Ambilly en Haute-Savoie à l'âge de 6 ans puis rejoint à 14 ans, le centre de formation de l'Étoile Carouge en Suisse[1]. À 18 ans, il débute en équipe première en championnat de Suisse de 1re Ligue sous la direction de Gérard Castella[2]. Lors de la saison 1983-1984, le club est promu en Ligue nationale B et Philippe Fargeon est repéré par Guy Roux, l'entraîneur de l'AJ Auxerre[1].

Il rejoint les Auxerrois en tant que stagiaire professionnel, mais ne joue qu'avec la réserve, victime de la concurrence avec Pascal Vahirua, Roger Boli et Patrice Garande. Au bout d'une seule et unique saison, il retourne en Suisse et signe à l'AC Bellinzone, club de ligue nationale B dirigé par le Hongrois Peter Pazmandy. Il réalise alors une saison pleine en marquant vingt-quatre buts des cinquante-huit buts du club en championnat, l'AC Bellinzone terminant alors vice-champion derrière le FC Locarno et est ainsi promu en Ligue nationale A[3]. La saison suivante, Philippe Fargeon continue sur le même rythme et marque dix buts en quinze matchs lors de matchs allers[1].

En décembre 1986, Didier Couécou, directeur sportif des Girondins Bordeaux, le contacte pour renforcer l’attaque bordelaise. Le lendemain de son transfert, il débute en Division 1, dans un match opposant les Bordelais au LOSC, pour le compte de la 20e journée. Associé en attaque à Zlatko Vujovic et à Jean-Marc Ferreri, il ouvre le score à la 21e minute et les Bordelais s'imposent trois buts à zéro[4]. Avant-centre type, Philippe Fargeon marque la seconde partie de la saison de son empreinte en inscrivant quinze buts en dix-huit journées, dont le but du titre lors de la 35e journée face à l'AS Saint-Étienne. Pour René Girard, son coéquipier, « Philippe Fargeon est Marco Berdoll en plus opportuniste. Disons qu'il possède l'opportunisme d'Onnis et le battant de Papin »[5].

En coupe de France, les Girondins retrouvent en finale leur dauphin en championnat, l'Olympique de Marseille, les deux adversaires se retrouvant en finale pour la seconde année consécutive. À la quatorzième minute, Fargeon ouvre le score sur une tête plongeante et les Girondins l'emportent deux buts à zéro réalisant ainsi le premier doublé de leur carrière[6].

Les Girondins réalisent également la même saison un très beau parcours en Coupe d'Europe des Vainqueurs de Coupe et atteignent les demi-finales de la compétition face au Lokomotiv Leipzig. Après une défaite un but à zéro à l'extérieur, les Girondins réussissent à égaliser au match retour et la décision doit se faire aux tirs au but. Après cinq tirs réussis et un échec dans chaque camp, Zlatko Vujovic et Fargeon refusent de tirer le 7e et c'est Zoran Vujovic qui prend ses responsabilités. Son tir est arrêté par le gardien allemand qui ensuite réussit le sien, qualifiant le Lokomotiv[7]. Revenant sur son refus de tirer le tir au but, Philippe Fargeon dit que ce jour-là, « j'ai montré mes faiblesses sur le penalty que j'ai refusé de tirer à Leipzig »[1].

Cette demi-saison exceptionnelle lui ouvre tout d'abord les portes de l'équipe de France olympique avec qui il dispute deux matchs[8]. Il est ensuite appelé en équipe de France A par le sélectionneur Henri Michel pour disputer, le 16 juin 1987, un match dans le cadre des éliminatoires du championnat d'Europe, face à l'équipe de Norvège, une défaite deux buts à zéro. Dans ce match se déroulant à Oslo, il entre en jeu à la 75e minute en remplacement de Carmelo Micciche[9].

La saison suivante, Philippe Fargeon marque treize buts en championnat et les Girondins terminent vice-champion à six points de l'AS Monaco. En coupe d'Europe, il n'inscrit aucun but mais les Bordelais atteignent les quarts de finale de la Coupe d'Europe des Clubs Champions, où ils sont éliminés par le PSV Eindhoven, le futur vainqueur de l'épreuve et ce sans perdre (1-1 à Bordeaux puis 0-0 à Eindhoven).

En équipe de France, Philippe Fargeon est forfait pour le premier match de la saison contre la RFA[10] mais est présent dans le groupe tout le reste de la saison. Il marque son premier but avec les « Bleus », le 14 octobre 1987 face aux Norvégiens, à la 63e minute du match sur un tir croisé à ras de terre des 18 mètres à la suite d'un une-deux avec Éric Cantona[11]. Vainqueur avec les Bleus du Tournoi de France en février 1988, il est sélectionné une dernière fois le 27 avril 1988 face à l'Irlande du Nord et ne retrouve plus ensuite l'équipe de France.

Il n'est pas conservé par les Bordelais pour la saison 1988-1989 et retourne en Suisse où il signe au Servette FC qui veut ainsi attirer le public français. Il ne parvient cependant pas à s'intégrer dans une équipe qui compte déjà comme attaquants Karl-Heinz Rummenigge et John Eriksen[12], il retourne en division 1 en novembre 1988 sous les ordres de Rolland Courbis, au Sporting Club de Toulon où il inscrit cinq buts en vingt-et-un matchs. De retour au Servette pour 1 500 000 francs suisse à la demande de Peter Pazmandy, le nouvel entraîneur, il ne parvient toujours pas à s'imposer et termine la saison en équipe réserve[12].

Philippe Fargeon revient alors à Bordeaux pour la saison 1990-1991. Secoué par les révélations sur le trou financier estimé à 250 000 000 de francs, le club termine dixième en championnat mais est rétrogradé en Division 2 à la suite d'un dépôt de bilan[13]. Il reste au club et participe à la remontée des Girondins en Division 1 puis à la conquête du titre de champion de Division 2 face à l'US Valenciennes-Anzin, sept buts à deux sur les deux matchs. Il part ensuite terminer sa carrière au FC Chiasso, en ligue nationale A. Le club termine onzième sur douze de la phase régulière puis est relégué en Ligue nationale B.

De retour à Bordeaux, il entre à la chambre de commerce et d'industrie comme chargé de mission des relations sport-économie dans la perspective de la Coupe du monde de football de 1998 en France[14] puis en janvier 1999 devient responsable du partenariat sponsoring d'AB Sports[15].

Philippe Fargeon devient par la suite agent immobilier, il est également conseiller municipal (délégué aux sports) dans la commune du Bouscat, près de Bordeaux[16].

Palmarès[modifier | modifier le code]

En club[modifier | modifier le code]

En Équipe de France[modifier | modifier le code]

Distinctions individuelles[modifier | modifier le code]

  • 2e meilleur buteur du championnat de France en 1987 (15 buts) avec les Girondins de Bordeaux
  • 2e meilleur buteur du championnat de Suisse de Ligue Nationale B en 1986 (24 buts) avec l'AC Bellinzone

Statistiques[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous résume les statistiques en match officiel de Philippe Fargeon durant sa carrière de joueur professionnel[17],[18],[19].

Saison Club Pays Championnat Coupes nationales Coupe d'Europe Sélection
Division Matchs Buts Matchs Buts Type Matchs Buts Matchs Buts
1985 - 1986 AC Bellinzone Drapeau de la Suisse Suisse Ligue nationale B 28 24 3 3 - - - - -
1986 - décembre→1986 AC Bellinzone Drapeau de la Suisse Suisse Ligue nationale A 14 10 2 3 - - - - -
décembre→1986 - 1987 Girondins de Bordeaux Drapeau de la France France Division 1 18 15 10 4 C2 4 1 1 0
1987 - 1988 Girondins de Bordeaux Drapeau de la France France Division 1 36 13 1 1 C1 5 0 6 2
1988 - novembre→1988 Servette FC Drapeau de la Suisse Suisse Ligue nationale A 11 4 - - C3 1 0 - -
novembre→1988 - 1989 Sporting Toulon Drapeau de la France France Division 1 16 4 5 1 - - - - -
1989 - 1990 Servette FC Drapeau de la Suisse Suisse Ligue nationale A 22 7 3 1 - - - - -
1990 - 1991 Girondins de Bordeaux Drapeau de la France France Division 1 24 3 - - C3 4 0 - -
1991 - 1992 Girondins de Bordeaux Drapeau de la France France Division 2 20 1 - - - - - - -
1992 - 1993 FC Chiasso Drapeau de la Suisse Suisse Ligue nationale A 19 3 - - - - - - -
Total 208 84 24 13 - 14 1 7 2

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Alex Bourouf, « Philippe Fargeon, Retour sur un météorite du football français venu tout droit de Suisse », sur www.oldschoolpanini.com, (consulté le 24 avril 2011)
  2. Miguel Bao, « L'invité: Gérard Castella », sur www.tsr.ch, TSR, (consulté le 26 avril 2011)
  3. (en) Erik Garin, « Switzerland 1985/86 », sur www.rsssf.com, RSSSF, (consulté le 26 avril 2011)
  4. « Division 1 - 1986-87 (20ème Journée) », sur www.scapulaire.com (consulté le 26 avril 2011)
  5. « Championnat de France 1986/1987 Bordeaux devant l'OM », sur www.om4ever.com (consulté le 26 avril 2011)
  6. « Coupe de France Saison 1986 - 1987 », sur www.fff.fr, FFF (consulté le 26 avril 2011)
  7. Pierre Delaunay, Jacques De Ryswick, Jean Cornu et Dominique Vermand, 100 ans de Football en France, Paris, éditions Atlas, , 376 p. (ISBN 2-7312-0108-8), p. 346
  8. (en) Erik Garin, « France - Olympic - International Results - Details », sur www.rsssf.com, RSSSF, (consulté le 26 avril 2011)
  9. « Norvège 2-0 France », sur www.fff.fr, FFF (consulté le 26 avril 2011)
  10. « RFA 2-1 France », sur www.fff.fr, FFF (consulté le 26 avril 2011)
  11. « France 1-1 Norvège », sur www.fff.fr, FFF (consulté le 26 avril 2011)
  12. a et b Jacques Ducret, « FC Servette l'argent ne fait pas le bonheur », sur www.super-servette.ch (consulté le 26 avril 2011)
  13. « Les années de la chute », sur www.girondins.com (consulté le 26 avril 2011)
  14. « Fargeon: spectaculaire reconversion », sur archives.24heures.ch, 24 heures, (consulté le 26 avril 2011)
  15. « Philippe Fargeon », sur www.strategies.fr, Stratégies, (consulté le 26 avril 2011)
  16. « Le conseil municipal », sur www.mairie-le-bouscat.fr (consulté le 16 mai 2015)
  17. « Fiche de Philippe Fargeon », sur www.pari-et-gagne.com (consulté le 24 avril 2011)
  18. « Fiche de Philippe Fargeon », sur www.footballdatabase.eu (consulté le 24 avril 2011)
  19. « Joueur - Philippe FARGEON », sur fff.fr, FFF (consulté le 16 mai 2015)

Lien externe[modifier | modifier le code]