Paul-Gilbert Langevin

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Paul-Gilbert Langevin, né le à Boulogne-Billancourt et mort le à Paris[1], est un musicologue français, spécialiste des compositeurs Anton Bruckner et Franz Schubert.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Paul-Gilbert Langevin est le fils du physicien français Paul Langevin[2] et d'Éliane Montel. Il est le demi-frère de Jean Langevin, André Langevin, Madeleine Varloteau et Hélène Solomon-Langevin.

En 1979, il épouse Anne-Marie Desbat (1941-2016), professeur de sciences physiques, sœur de l'architecte Jean-Paul Desbat. Ils auront deux enfants, Paul-Éric et Isabelle.

Parcours[modifier | modifier le code]

Des études de physique le conduisent à une profession universitaire[2], mais c'est la musique classique qui devient sa passion notamment à la suite de sa rencontre en 1951 avec le jeune chef d'orchestre Roberto Benzi et à la suite de l'audition de la 7e symphonie d'Anton Bruckner en 1952[2].

Il mène alors de front une carrière d'enseignant en sciences physiques à la Sorbonne puis à l'Université Pierre-et-Marie-Curie et une carrière de chercheur en musicologie.

En 1957, il crée la Société française Anton Bruckner[3] et la revue L'Harmonie du monde[4].

Il écrit des livres et des articles sur la musique classique du XIXe siècle, notamment sur Anton Bruckner, Franz Schubert, Guillaume Lekeu, Albéric Magnard, Guy Ropartz, Charles Koechlin, mais aussi Hugo Wolf, Gustav Mahler, Arnold Schönberg, Franz Schmidt, Ferruccio Busoni[5], Leoš Janáček ou Carl Nielsen. Il est aussi actif comme critique musical dans des revues, dont Le Monde de la musique.

En 1974, sous la direction de Daniel Charles, il rédige une thèse de doctorat à l'Université de Vincennes intitulée Anton Bruckner (1824-1896), perspective esthétique et étude analytique en relation avec les éditions critiques[6].

En 1977, aux Éditions L'Âge d'Homme, il publie une biographie de référence d'Anton Bruckner, dont le titre est Anton Bruckner, apogée de la symphonie[7].

En 1980, de nouveau sous la direction de Daniel Charles, il rédige une thèse de doctorat d'État intitulée Anton Bruckner et l'ethno-romantisme autrichien : 1824-1896[6].

En 1979 et en 1986, il publie deux ouvrages de musicologie dans la Revue musicale, Musiciens de France et Musiciens d'Europe.

Il décède d'un cancer du rein le et est enterré au Cimetière du Montparnasse.

Publications[modifier | modifier le code]

Ouvrages collectifs[modifier | modifier le code]

Article[modifier | modifier le code]

  • À l'occasion du 150e anniversaire : voici comment découvrir Anton Bruckner, Diapason no 190, octobre 1974, p. 12-16 ; no 191, novembre 1974, p.  16-17.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Relevé des fichiers de l'Insee
  2. a b et c « [Présentation de l'auteur] », dans Paul-Gilbert Langevin, Anton Bruckner, apogée de la symphonie, Lausanne, L'Âge d'Homme, (lire en ligne), rabat de couverture.
  3. « Anton Bruckner et la France », dans Michel Lancelot, Anton Bruckner, l'homme et son œuvre, Seghers, coll. « Musiciens de tous les temps » (no 13), (présentation en ligne).
  4. Paul-Gilbert Langevin (1933-1986), sur le site data.bnf.fr.
  5. Ferruccio Busoni et son œuvre symphonique, par Paul-Gilbert Langevin, sur le site rodoni.ch.
  6. a b c et d « Langevin, Paul-Gilbert (1933-1986) », sur idref.fr.
  7. Un prodigieux Himalaya spirituel, par J.L., Le Monde, 31 janvier 1978.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]