Paul-Gilbert Langevin

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Paul-Gilbert Langevin

Naissance
Boulogne-Billancourt
Décès (à 52 ans)
Paris
Activité principale Musicologue
Activités annexes Chimie physique
Lieux d'activité Drapeau de la France France
Éditeurs L'Âge d'Homme, La Revue musicale
Formation ESPCI, Faculté des sciences de Paris, Centre universitaire de Vincennes
Maîtres Daniel Charles, Roberto Benzi
Enseignement Faculté des sciences de Paris, Université Pierre-et-Marie-Curie, Société française Anton-Bruckner

Œuvres principales

Paul-Gilbert Langevin est un musicologue français, spécialiste d'Anton Bruckner et de Franz Schubert, né à Boulogne-Billancourt le et mort à Paris le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Paul-Gilbert Langevin est le fils du physicien français Paul Langevin[1] (1872-1946) et d'Éliane Montel (1898-1992), assistante agrégée à la faculté des sciences de l'Université de Paris.

D'abord élève de l'École supérieure de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris[2], dont son père a été le directeur de 1925 à 1946, il n'en sort pas ingénieur et décide donc de compléter sa formation scientifique à la Faculté des sciences de Paris et à l'Université Pierre-et-Marie-Curie, par un diplôme d'études supérieures en chimie physique sous la direction de René Freymann[3]. Il est aussi en contact avec le physicien Herbert Überall[4], qui a passé sa thèse sous la direction d'Hans Bethe.

Mais c'est la musique classique qui devient très rapidement sa passion notamment à la suite de l'écoute radiophonique de symphonies d'Anton Bruckner pendant son adolescence et de la rencontre du jeune chef d'orchestre prodige Roberto Benzi[5]. Après sa formation scientifique, il décide de faire une thèse à l'université de Vincennes sous la direction de Daniel Charles sur la musique autrichienne du XIXe siècle et particulièrement sur Anton Bruckner et la période qu'il qualifie d'ethnoromantisme.

Langevin mène alors de front une carrière de physicien en enseignant à la Sorbonne puis à l'Université Pierre-et-Marie-Curie (créée dans les années 1960), et une carrière de musicologue. Il rencontre alors ceux qui seront ses collègues réguliers : Harry Halbreich, Gustav Kars, Éric-Paul Stekel, Pierre Balascheff, Pierre Vidal, Marc Vignal.

Il a de fréquents contacts avec des chefs d'orchestre, notamment Éric-Paul Stekel[6], le fils du psychanalyste Wilhelm Stekel[7], et Florian Hollard[8], le fils du résistant Michel Hollard[9]. Le père de Michel, Auguste Hollard, était chimiste, professeur à l'ESPCI et un collègue de Paul Langevin.

Il est ami depuis l'enfance avec Luce Eekman, la fille du peintre Nicolas Eekman[10]. Il est aussi proche du socialiste Louis Mermaz[11], un de ses camarades de lycée, et sans doute aussi du radical socialiste Pierre Mendès France.

Il crée la Société française Anton-Bruckner, ainsi que la revue L'Harmonie du monde, et écrit des ouvrages de référence sur la musique classique du XIXe siècle, édités dans la collection « La Revue musicale » des éditions Richard Masse ou aux éditions L'Âge d'Homme. Il est aussi actif comme critique musical dans de nombreuses revues dont Le Monde de la musique, dirigé par sa collègue Anne Rey, ainsi que Culture française (1957), L'Harmonie du Monde (1957-1961), Les Lettres françaises (1961-1970), Le Guide du concert et du disque (1960, 1962, 1973), Le Typophone (1964, 1965), Disclub (Florence, 1966), Les Cahiers musicaux de l'ORTF (1969-1973), Musicalia (Gênes, 1970, 1971), Scherzo (1973), Mitteilungen des Max-Reger-Instituts (Bonn, 1974), Diapason (1974)...

Dès les années 1950, il se passionne pour la musique classique et son interprétation contemporaine. Il écrit livres, monographies et articles, entre autres, à propos d'Anton Bruckner, Franz Schubert, Guillaume Lekeu, Albéric Magnard, Joseph-Guy Ropartz, Charles Koechlin, mais aussi Hugo Wolf, Gustav Mahler, Arnold Schönberg, Franz Schmidt, Ferruccio Busoni[12], Leoš Janáček ou Carl Nielsen.

Paul-Gilbert avait deux demi-frères, Jean et André, et deux demi-soeurs, Madeleine et Hélène, qui étaient les enfants de Paul Langevin et de Jeanne Desfosses. Comme sa nièce Noémie Langevin, la fille de Jean, a épousé Yves Koechlin[13], le fils du compositeur Charles Koechlin[14], il leur rend visite de temps en temps et en profite pour travailler sur l'œuvre du compositeur, à propos duquel il rédige des études[15] ainsi que des catalogues. On pourra se reporter à l'article sur Anton Bruckner, apogée de la symphonie, ainsi qu'à l'article sur la Symphonie transfigurée, pour avoir une présentation du musicologue par lui-même.

En 1979, il épouse Anne-Marie Desbat. Il est le père de deux enfants, Paul-Éric Langevin[16], diplômé en mathématiques et en linguistique, né en 1979, et Isabelle Langevin, kinésithérapeute, née en 1983. Atteint d'un cancer du rein, il meurt le . Il est enterré au Cimetière du Montparnasse.

Une majeure partie des livres de musicologie de sa collection personnelle a été déposée par son fils à la médiathèque de la Cité de la Musique en 2003, où elle est conservée au sein d'un fonds à son nom[17].

Publications[modifier | modifier le code]

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Monographies[modifier | modifier le code]

Travaux inédits[modifier | modifier le code]

  • « Nel Mezzo del Cammin, Poèmes d'enfance et de jeunesse » (1946-1966)[20],[21].
  • « Symphonie transfigurée », récit dramatique en quatre mouvements et deux époques, destiné à l'adaptation cinématographique (1966-1968).
  • « Franz Schubert, le symphoniste retrouvé ».
  • « Franz Schubert, la vérité du symphoniste ».
  • « Franz Schubert, à la recherche du symphoniste ».
  • « Dix ans de chroniques schubertiennes ».
  • « Anton Bruckner, essais et chroniques (1976-1984) ».

Ouvrages collectifs[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

  • Musicothèque de Paul-Gilbert Langevin[22]
  • Fonds de documentation de Paul-Gilbert Langevin[23],[24]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Anton Bruckner, apogée de la symphonie, par Paul-Gilbert Langevin, éditions L'Âge d'Homme, Lausanne, 1977, page de couverture.
  2. ESPCI Paris, photos de promotion des anciens élèves de l'école, sur le site internet de l'ESPCI.
  3. René Freymann, sur le site internet de la Bibliothèque nationale de France.
  4. Dédicace à Herbert Überall, dans le recueil Wave Motion, Intelligent Structures and Nonlinear Mechanics, World Scientific Publishing, 1995.
  5. robertobenzi.com, site officiel du chef d'orchestre Roberto Benzi.
  6. Éric-Paul Stekel, sur le site internet de la Bibliothèque nationale de France.
  7. Wilhelm Stekel, sur l'Encyclopédie de l'Agora.
  8. Florian Hollard, sur le site du Who's who.
  9. Michel Hollard, le français qui a sauvé Londres, par Florian Hollard, éditions Le Cherche-midi, 21 avril 2005.
  10. nicolaseekman.com, site officiel du peintre graveur Nicolas Eekman.
  11. Il faut que je vous dise : Mémoires, par Louis Mermaz, éditions Odile Jacob, septembre 2013.
  12. Ferruccio Busoni et son œuvre symphonique, par Paul-Gilbert Langevin, sur le site rodoni.ch.
  13. Le GUMS, 1948-1955, une association dans l'air du temps, série d'articles de Michel Pinault, sur le site internet du GUMS.
  14. koechlin.net, site internet de la famille Koechlin.
  15. Musiciens de France, sur le site musiquecontemporaine.fr.
  16. Interdisciplinarité, site internet de Paul-Éric Langevin.
  17. Médiathèque de la Cité de la Musique, Paris.
  18. Étude par résonance magnétique nucléaire d'actions intermoléculaires, sur le site Bibliowiki.
  19. Bibliographie de l'auteur, sur le site Amazon.
  20. Poèmes d'enfance et de jeunesse, sur le site Interdisciplinarité.
  21. Poèmes d'enfance et de jeunesse, sur le site Bibliowiki.
  22. Musicothèque de Paul-Gilbert Langevin, sur le site Bibliowiki.
  23. Fonds de documentation de Paul-Gilbert Langevin, sur le site Bibliowiki.
  24. Fonds de documentation de Paul-Gilbert Langevin, sur le site web Interdisciplinarité.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]