Regards citoyens

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Regards citoyens
Logo de l’association
Cadre
Forme juridique Association loi de 1901
But « Proposer un accès simplifié au fonctionnement des institutions démocratiques à partir des informations publiques »
Zone d’influence Drapeau de la France France
Fondation
Fondation 2009
Fondateur Jean-Baptiste Gabellieri, Tangui Morlier, Benjamin Ooghe-Tabanou, Brice Person
Identité
Siège Paris
Méthode Données ouvertes
Membres 30 et + (2014) (11 admins)
Site web Site officiel

Regards citoyens est une association française fondée en 2009 qui vise à promouvoir l'ouverture des données publiques et valoriser les institutions démocratiques françaises en créant des applications web qui se basent sur la réutilisation de données publiques et sont republiées sous la forme de logiciels libres.

L'association est à l'origine de plusieurs projets, en particulier NosDéputés.fr et NosSénateurs.fr.

Présentation[modifier | modifier le code]

L'association est fondée en 2009[1],[2] par Benjamin Ooghe-Tabanou, Tangui Morlier, Brice Person et Jean-Baptiste Gabellieri[2],[3],[4]. En janvier 2011, l'association regroupe une dizaine de bénévoles[5]. Elle se définit elle-même comme une association destinée à « proposer un accès simplifié au fonctionnement des institutions démocratiques à partir des informations publiques »[6]. Elle est par ailleurs perçue comme « une référence de la transparence politique en France »[2].

Carte émise par Regards Citoyens, évaluant l'impact politique du redécoupage électoral en 2009.

En septembre 2009, est lancée l'initiative NosDéputés.fr qui vise le regroupement de l'ensemble des données publiques relatives aux activités de l'Assemblée nationale et en particulier celles de ses députés[7] ; à partir de décembre 2009, le site permet aux internautes de commenter les articles de la proposition de loi émise par le député Jean-Luc Warsmann, traitant de la simplification du droit[8],[Note 1]. Les données ouvertes collectées puis analysées ont également permis l'élaboration d'études indépendantes, par exemple celle relative au découpage électoral[9].

En 2010, dans le cadre du suivi des débats relatifs à Loppsi 2, l'association lance Gazouiller depuis l’hémicycle qui consiste à rendre compte des échanges parlementaires, via Twitter[10]. Ce projet de loi a particulièrement retenu l'attention de l'association, notamment dans ses conséquences inhérentes à l'Open Data[11].

En septembre 2011, est lancé NosSénateurs.fr sur le modèle de NosDéputés.fr[12]. En 2012, l'association couvre l'élection présidentielle en direct, en basant ses publications sur des données ouvertes[13]. En 2013, l'association a également lancé le projet NosDonnées.fr, qui constitue un catalogue librement utilisable de jeux de données ouvertes normalisées au format CSV[14] ; ces jeux de données sont donc librement utilisables pour analyse par les internautes.

En 2014, Regards Citoyens met en ligne le site NosFinancesLocales.fr, qui présente une petite partie des données comptables des communes françaises stockées sur NosDonnées.fr, accessibles à travers une douzaine de cartes. Le site permet entre autres de comparer les données d'une ville avec les moyennes en France, sur une échelle de temps modulable.

En mai de la même année, l'association présente en collaboration avec le médialab de Sciences Po le site LaFabriqueDeLaLoi.fr, qui permet à l'utilisateur d'explorer l'évolution de quelque 290 textes de loi votés tout au long du processus législatif. Il est possible de consulter la chronologie de la navette parlementaire, de voir les modifications votées par les parlementaires à chaque étape, d'y comparer les amendements déposés ou encore de parcourir les interventions à chaque étape de discussion.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cette initiative fut dénommée Simplifions la loi 2.0 par l'association Regards citoyens.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Comment Regards citoyens traque les députés », sur 01net.com, .
  2. a b et c « Publication de patrimoine : les pionniers de la transparence dénoncent "un trompe-l'œil sans intérêt" », Le Point,‎ (lire en ligne).
  3. « 3 ans de Regards Citoyens : entretien avec Benjamin Ooghe-Tabanou », sur data.gouv.fr, .
  4. Guérric Poncet, « "Regards citoyens" révèle les secrets des administrations », Le Point,‎ (lire en ligne).
  5. « Les Big Brothers de l'Assemblée », Le Point,‎ (lire en ligne).
  6. « Qui sommes-nous ? », sur regardscitoyens.org.
  7. Grégory Rozières, « Publication de patrimoine : les pionniers de la transparence dénoncent "un trompe-l'œil sans intérêt" », Le Nouvel Observateur,‎ (lire en ligne).
  8. « La "coproduction législative", ça se passe aussi sur le Web », Le Nouvel Observateur,‎ (lire en ligne).
  9. Thierry Dupont, « Un redécoupage électoral vraiment sur mesure ? », L'Express,‎ (lire en ligne).
  10. Damien Leloup, « Un regard numérique sur la politique », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  11. Damien Leloup, « "Vendre les données publiques, c'est exclure les usages citoyens" », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  12. Marion Brunet, « Les sénateurs plus bavards et frondeurs que les députés », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  13. « L'élection en direct version open data », sur mediapart.fr, Mediapart, .
  14. « NosDonnées.fr : une nouvelle version pour libérer et partager toujours plus de données ! », sur regardscitoyens.org, .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]