Padoux

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Padoux
Padoux
Église, mairie et écoles.
Blason de Padoux
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Vosges
Arrondissement Épinal
Intercommunalité Communauté d'agglomération d'Épinal
Maire
Mandat
Bruno Huguenin
2020-2026
Code postal 88700
Code commune 88340
Démographie
Gentilé Padousiens, Padousiennes
Population
municipale
507 hab. (2018 en diminution de 2,12 % par rapport à 2013)
Densité 26 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 16′ 51″ nord, 6° 34′ 14″ est
Altitude 330 m
Min. 296 m
Max. 366 m
Superficie 19,35 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Épinal
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Bruyères
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Padoux

Padoux ([padu] Écouter, en vosgien de la montagne [pɑdu]) est une commune française située dans le département des Vosges en région Grand Est.

Ses habitants sont appelés les Padousiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Situation géographique de Padoux.

La commune de Padoux est située entre Épinal et Rambervillers, mais fait cependant partie du canton de Bruyères, à 20 km du chef-lieu. Situé sur la ligne de partage du bassin de la Meurthe et de celui de la Moselle, arrosé par un affluent de la Mortagne, le Padozel, c’est un pays de transition où réussissent à la fois les cultures de montagne et celles de la plaine lorraine. Le sol est formé d’un mélange de calcaire et d’argile et contient très peu de silice. Il constitue ce que l’on appelle localement des terres blanches et des terres rousses ; ces dernières sont plus particulièrement favorables à la culture des céréales et surtout du blé.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Padoux est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Épinal, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 118 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (53,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (54 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (51,5 %), prairies (25,8 %), terres arables (17,7 %), zones urbanisées (2,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,4 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Padoux est signalé en 1594 et 1710 comme dépendant du bailliage d'Épinal. En 1751, il relevait du bailliage de Châtel.

En 1790, la commune est incluse dans le canton de Rambervillers.

L'église, la mairie et les écoles ont été construites en 1880.

Le , Jean-Paul Sartre est arrêté par les Allemands à Padoux. Il servait dans l'armée française comme soldat météorologiste[8], probablement au sein du 69e régiment d'infanterie, ou au moins avec lui, dont la 6e compagnie a été arrêtée en pleine forêt sans avoir pu combattre.

La légende dit que les gens de Padoux partageaient des pâturages avec les habitants de Rambervillers. Les Padoselliens ne chassaient pas avec grande efficacité les loups de leur forêt. Cette négligence entraîna la perte pour les Rambuvetais de douze bêtes à cornes. Une décision de justice favorable à Rambervillers imposa à Padoux de restituer douze têtes de bétail. Prenant au pied de la lettre ce jugement, les Padoselliens vinrent déposer douze têtes de veaux tranchées aux portes de Rambervillers. La tête de veaux de Rambervillers était née, et Padoux fut affublé du nom de "Padoux les loups".

En 1900, Paul Démolis, instituteur a rédigé une monographie de Padoux conformément aux directives reçues pas sa hiérarchie[9].

Démographie[modifier | modifier le code]

Salle des pompes.
Presbytère.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[11].

En 2018, la commune comptait 507 habitants[Note 3], en diminution de 2,12 % par rapport à 2013 (Vosges : −2,43 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
560583592599719788792857801
1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
809812801700666627600616591
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
548483452452424406414393383
1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015 2018 -
376397429435457502512507-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie.

Mairie[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[14]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1811 1834 Joseph Georges Cuny    
1834 1840 Jean Dominique Lecomte    
1840 1841 François Colignon    
1841 1860 Jean-Claude Jeanpierre    
1860 1871 Joseph Balland    
1871 1880 Jean Baptiste Cendre    
1880 1885 Joseph Constant Lecomte    
1885 1896 Joseph Santenoise    
1896 1906 Constant Lecomte    
1906 1911 Émile Cunin    
1911 1929 Elblin    
1929 1953 Louis Fringand    
1953 1956 Louis Martin    
1953 1956 Gabriel Villemin   Décédé en cours de mandat
1956 1971 Alphonse Vauthier    
1971 1983 Noël Luc    
1983 1995 Marc Mouge    
1995 2008 Michel Belcourt DVD  
2008 En cours
(au 2020)
Bruno Huguenin    
Gargouille.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Padoux fut une des communes fondatrices de la communauté de communes de l'Arentèle-Durbion-Padozel dont elle a été membre de 2003 à 2013.

Depuis le 1er janvier 2014 elle est intégrée à la communauté de communes Bruyères - Vallons des Vosges[15].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Église Sainte-Libaire.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Sainte-Libaire de Padoux a été construite de 1847 à 1850 dans le style néo-gothique. Elle a été dotée d'un orgue neuf, construit par Jean-Nicolas Jeanpierre, en 1851-53[16].
  • La mairie-école des garçons et l'école de filles-école enfantine datent de la même époque dans le style éclectique.
  • Chapelle du cimetière et ses ex-voto.
  • Tombe du colonel Villemin au cimetière (enfant de Padoux, devenu officier de carrière et qui s'est distingué pendant la Première Guerre mondiale).
  • Restes d'une église du XVIIe siècle.
  • Croix de carrefour au sud du village.
  • Un "guéhoir" est toujours présent au "centre" du village. Ce bassin possède de part et d'autre deux pentes en petits pavés qui permettaient aux chevaux de se baigner. À proximité, un bâtiment couvert a accueilli de 1965 à 1995 des congélateurs individuels proposés en location aux habitants.
  • La salle De Gaulle à la Basse-Ville a successivement accueilli une salle de spectacle et de bal, un cinéma, puis un atelier de confection de prêt-à-porter.
  • Au Grêlé, le château d'eau est caché sous une butte de terre.
  • La Foire à la bête d'embouche a été relancée par Alphonse Vauthier, ancien maire de Padoux. Cette foire aux bestiaux qui a lieu le lundi de Pâques attire une foule de badauds et de commerçants. Elle a fêté le sa 50e édition.

Patrimoine végétal et arboricole[modifier | modifier le code]

La forêt de Padoux, riches en champignons (girolles) comporte des ruines d'anciens hameaux notamment celles du lieu-dit les Rayeux.

Par ailleurs, l’intérêt écologique des mardelles de la forêt de Padoux lui vaut d’être inscrite, depuis 1995, à l’inventaire des Espaces Naturels Sensibles (ENS) du département des Vosges. Dans le cadre de cette politique, la commune de Padoux s'est engagée dans la préservation des mares en signant, en 2006, une convention de gestion avec l’Office national des forêts et le Conservatoire des sites lorrains.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean-Nicolas Jeanpierre (1811-1873), facteur d'orgue réputé, y construisit l'orgue de l'église.
  • Jean-Paul Sartre (1905-1980), soldat dans un poste de sondages météorologiques, y fut capturé par les Allemands le avec son unité militaire[17].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Contre-émanché ondé d'or et d'azur au loup de sable en chef et au cerf couché de gueules en pointe.
Commentaires : Ce blason est utilisé par la commune depuis novembre 2016.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Monographie de Padoux en 1900 et avant 1900, par Paul Démolis, instituteur.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Presbytère.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Épinal », sur insee.fr (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. Service historique de la défense.
  9. [1].
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  14. Site personnel.
  15. Recueil des Actes Administratifs 2013 - Arrêté préfectoral n° 1251/2013 du .
  16. Association d’Étude pour la Coordination des Activités Musicales (ASSECARM), Orgues Lorraine Vosges, Metz, Éditions Serpenoise, , 677 p. (ISBN 2-87692-093-X), p. 438 à 442
    Présentation de l'orgue de l’église Sainte-Libaire
    .
  17. Christophe Perrin, « Sartre ou la fausse question de l'humanisme », Archives de Philosophie, vol. 73, no 2,‎ , p. 297 (ISSN 0003-9632 et 1769-681X, DOI 10.3917/aphi.732.0297, lire en ligne, consulté le ).