Péribonka

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Péribonka
Péribonka
Péribonka vue de la rivière
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Région Saguenay–Lac-Saint-Jean
Subdivision régionale Maria-Chapdelaine
Statut municipal Municipalité
Maire
Mandat
Ghislain Goulet[1]
2017-2021
Démographie
Gentilé Péribonkois, oise
Population 515 hab. (2016)
Densité 4,7 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 46′ 00″ nord, 72° 03′ 00″ ouest
Superficie 10 979 ha = 109,79 km2
Divers
Code géographique 92010
Localisation

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Péribonka

Péribonka est une municipalité canadienne du Québec, située dans la municipalité régionale de comté de Maria-Chapdelaine et la région administrative du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Il est l'un des plus petits villages du Québec.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village est localisé sur la rive nord du lac Saint-Jean à l'embouchure de la Péribonka, face au la parc national de la Pointe-Taillon situé de l'autre côté de la rivière.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom de Péribonka vient du dialecte algonquin, pelipoko (il existe aussi une variante pelipaukau), signifie « rivière creusant dans le sable, où le sable se déplace ».

En 1673, les Jésuites François de Crespieul et Charles Albanel s’y installent officiellement et le toponyme « Péribonka » apparaît pour la première fois sur les cartes en avril 1679. La région est alors parcouru par de nombreux aventuriers en quête de fourrures et notamment par des coureurs des bois en expédition vers la baie d’Hudson.

Le village de Péribonka a été fondé en 1888 par Édouard Niquet et sa femme, Mélanie Boisvert, ainsi que par Édouard Milot. Le début de cette colonisation est le cadre du roman Maria Chapdelaine de l'écrivain français Louis Hémon qui vécut à Péribonka durant six mois de l'année 1912 où il fut employé comme ouvrier agricole par Samuel Bédard.

Le 19 septembre 1908, Péribonka est érigé en municipalité.

Girouette à l'entrée de la municipalité

Administration[modifier | modifier le code]

Les élections municipales se font en bloc pour le maire et les six conseillers[2].

Péribonka
Maires depuis 2001
Élection Maire Qualité Résultat
2001 Denis Trottier Voir
2005 Gilbert Goulet Voir
2009 Voir
2013 Ghislain Goulet Voir
2017 Voir
Élection partielle en italique
Depuis 2005, les élections sont simultanées dans toutes les municipalités québécoises

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1991 1996 2001 2006 2011 2016
635588538541464515

Personnalités liées[modifier | modifier le code]

De nombreux personnages ont vécu à Péribonka. En voici une liste non-exhaustive.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Musée Louis-Hémon[modifier | modifier le code]

Le Musée Louis-Hémon, fondé en 1938, rassemble des documents relatifs à Louis Hémon et présente des œuvres d'art ayant pour sujet Maria Chapdelaine[3].

Le Musée Louis-Hémon comporte trois bâtiments. Premièrement, le pavillon Maria-Chapdelaine abrite une exposition temporaire durant la saison estivale. Le second bâtiment est la Maison Samuel-Bédard. Celle-ci est le site patrimonial et le témoin du séjour de Louis Hémon en 1912, puisque Louis Hémon a habité dans cette maison pendant son séjour à Péribonka. La maison est l'une des rares maisons de colons à exister encore aujourd'hui, au Québec. Elle s’inspire d’un modèle très populaire à l’époque qui est la maison-grange, l'exemple-type de la maison de colon. Le troisième bâtiment est le pavillon contemporain qui abrite des expositions diverses, en lien avec Maria Chapdelaine, Louis Hémon, la littérature, etc. La fameuse sculpture Femme et Terre de Ronald Thibert (communément appelée L'Hymen à Maria) siège devant ce pavillon.

En 1934, le réalisateur français Julien Duvivier y a tourné un Maria Chapdelaine avec Jean Gabin dans le rôle de François Paradis et Madeleine Renaud dans celui de Maria Chapdelaine[4].

En juin 2006, Interaction Qui rend hommage à l'écrivain breton Louis Hémon en installant le Tacon-Site de l’Écriture dans le cadre de la Grande marche des Tacons-Sites et affirme  la mission du Musée Louis-Hémon comme lieu de création et d'échange privilégiant l'oralité, la lecture et l'écriture d'expression française[5]. Cet événement confirme que la communauté de Péribonka est dépositaire du marqueur identitaire fondé sur le rayonnement et la singularité du patrimoine littéraire de la région Saguenay—Lac-Saint-Jean.

Le complexe touristique siège sur un grand terrain de 2 kilomètres carrés, à mi-chemin entre les villages de Péribonka et de Sainte-Monique de Honfleur, avec, en plus des trois bâtiments, une halte routière sur le bord de la rivière Péribonka. La véloroute des bleuets traverse également le site.


Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Traversée internationale du lac Saint-Jean[modifier | modifier le code]

Depuis près d'un demi-siècle, Péribonka est le point de départ de la traversée internationale du lac Saint-Jean qui voit les nageurs affronter les vagues du lac Saint-Jean en direction de Roberval.

Hébergement[modifier | modifier le code]

La municipalité est le site de la seule auberge de jeunesse au lac Saint-Jean : l'« Auberge Île du Repos ». Elle est située à proximité de Sainte-Monique, face à la Pointe-Taillon et dispose de 6 chalets (chambres et dortoirs), d'un restaurant, ainsi que d'une salle de spectacles qui accueille de nombreux artistes de la scène québécoise.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gouvernement du Québec, « Élection municipale 2013 : Candidatures et résultats pour Péribonka », Affaires municipales, Régions et Occupation du territoire, 3 novembre 2013 (dernière mise à jour)
  2. « Liste des municipalités divisées en districts électoraux », sur DGEQ (consulté en janvier 2018)
  3. Musée Louis-Hémon
  4. « Maria Chapdelaine (1934) », sur imdb.com (consulté le 10 janvier 2018)
  5. « Tacon-Site de l'Écriture », sur sagamie.org (consulté le 14 décembre 2017)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jérôme Gagnon, Péribonka. un petit village au grand destin, Péribonka, Municipalité de Péribonka, 2009, 253 pages.

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Sainte-Jeanne-d'Arc Saint-Augustin Rose des vents
Dolbeau-Mistassini N
O    Péribonka    E
S
Sainte-Monique