Nicolas Régnier (peintre)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Nicolas Régnier et Régnier.
Nicolas Régnier
Self-Portrait with a Portrait on an Easel 1623-4 Nicolas Regnier.jpg

Nicolas Régnier, Autoportrait au chevalet (1623-1624),
Cambridge (Massachusetts), Fogg Art Museum.

Naissance
Décès
Activité
Maître
Mouvement
Saint Sébastien (vers 1620), Saint-Pétersbourg, musée de l'Ermitage.

Nicolas Régnier, ou Regnier ou Niccolò Renieri, né à Maubeuge vers 1591 et mort à Venise en 1667, est un peintre baroque des Pays-Bas espagnols influencé par le caravagisme qui a peint une grande partie de son œuvre en Italie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Dormeur réveillé par une jeune fille tenant une mèche, Stockholm, Nationalmuseum.

Régnier naît à Maubeuge ; il a pour demi-frère Michel Desoubleay alias Michele Desubleo, lui aussi futur peintre[1]. Dès 1601, il se rend à Anvers auprès d'Abraham Janssens, qui l'initie déjà au nouveau naturalisme italien[1].

Période romaine[modifier | modifier le code]

Il se rend à Rome vers 1615, où il suit alors l'enseignement de Bartolomeo Manfredi[2] et entre sous son influence dans le cercle caravagesque[1], auprès de Valentin de Boulogne, Claude Vignon ou encore Nicolas Tournier. Il s'emploie d'abord à imiter fidèlement son maître. Sa lecture de la peinture de Manfredi est brillante et sensuelle, s'attachant à rendre la richesse des parures et tenues dans les portraits qu'il réalise[3].

Il gravit peu à peu les échelons de l'Académie de Saint-Luc, et devient le protégé du marquis de Giustiniani[1]. Il rencontre également Simon Vouet, lui aussi versé dans le caravagisme, qui influence l'œuvre de Régnier et lui permet d'élaborer une peinture plus précieuse (La Diseuse de Bonne Aventure, musée du Louvre), et davantage tournée vers un classicisme d'emprunt, que Régnier trouve également dans l'œuvre de Guido Reni[1].

Période vénitienne[modifier | modifier le code]

Pour des raisons encore inconnues, il quitte Rome vers 1625 et se rend à Venise, où il ajoute à ses activités de peintre celles de marchand d'art et de collectionneur[1]. Sans pour autant cesser sa production, dont la période vénitienne sera la plus prolixe, son talent semble alors essouffler, et, sous l'influence de la peinture émilienne, arbore un caravagisme plus doux, dans des tableaux historiques et mythologiques, ainsi que dans des commandes religieuses et des portraits. Sa palette s'adoucit, tout en conservant une grande variété de tons ; la touche rapide est également typique de cette influence vénitienne[4]. Les toiles de Régnier sont alors empreintes d'une certaine emphase décorative et gestuelle, peuplées de jeunes filles éplorées, somptueusement vêtues.

Famille[modifier | modifier le code]

Nicolas Régnier a quatre filles, Angelica, Anna, Clorinda et Lucrezia, toutes artistes peintre et élèves de leur père. Clorinda épouse le peintre italien Pietro della Vecchia et Lucrezia Daniel van den Dyck[5].

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Allemagne[modifier | modifier le code]

États-Unis[modifier | modifier le code]

France[modifier | modifier le code]

Grande-Bretagne[modifier | modifier le code]

Hongrie[modifier | modifier le code]

Italie[modifier | modifier le code]

Lettonie[modifier | modifier le code]

Russie[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Francesco Rossi, « REGNIER, Nicolas », sur Institut royal du Patrimoine artistique.
  2. Certaines toiles ont parfois été attribuées aux deux peintres[réf. souhaitée].
  3. a et b Lachi 2006, p. 117.
  4. Lachi 2006, p. 127.
  5. Stefano Ticozzi, Dizionario degli architetti, scultori, pittori, intagliatori, 1832, p. 233.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Annick Lemoine, Nicolas Régnier (alias Niccolo Renieri) ca. 1588-1667 : Peintre, collectionneur et marchand d'art, Arthena, (ISBN 9782903239374).
  • Chiara Lachi, La grande histoire de l'art : Le baroque et le classicisme, vol. 8, Le Figaro, , 430 p. (ISBN 2-35091-072-5).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :