Nicolas Babin

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Nicolas Babin
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Nicolas Babin en 2018
Naissance (52 ans)
Nationalité Drapeau de la France Française
Profession
Activité principale
Ex Directeur général de Sony Europe, département Robotique, puis Ex Directeur Communication et Marketing
Ex Directeur Général du groupe Actiplay
Ex-Directeur marketing et directeur des solutions digitales mondiales de Neopost
Cofondateur de GamFed
Cofondateur de MirambeauAppCare
Fondateur de Babin Business Consulting
Membre du conseil d'administration de Maxicoffee
Membre du conseil d'administration de Commanders Act
Conjoint
Sara E. Ashworth

Nicolas Babin, né le , est un entrepreneur et homme d'affaires français, spécialisé dans la ludification, l'innovation technologique et les technologies numériques. Il a notamment été Directeur chez Sony Europe de la robotique[1], de la communication et du marketing produit.

Formation et début de carrière[modifier | modifier le code]

Nicolas Babin a fait ses études à l'École supérieure des ingénieurs commerciaux de Bordeaux en sciences informatiques[2]. Il est titulaire d'un master Sales-marketing[3]. En 1989, il entame sa carrière pour BNP Paribas, alors Banque nationale de Paris et habite alors à San Francisco[3]. En 1992, il décide de quitter ce groupe pour prendre la direction des succursales française et allemande de Atwork Health Systems[3]. Il rejoint par la suite la société Cats Software, basée à Palo Alto, en 1994, dont il a notamment permis l'introduction au NASDAQ en 1995[4], avant de devenir plus tard le directeur général de Cats EMEA à Londres[3].

Entrepreneuriat dans l'industrie du numérique[modifier | modifier le code]

De 1997 à 2008 : la période Sony[modifier | modifier le code]

Nicolas Babin entre chez Sony en 1997, d'abord au service Cartographie numérique (Etak), dont il devient le directeur[3].

En 2001, alors qu'il est basé à Bruxelles et qu'il est directeur européen du département robotique de Sony[5], il participe au lancement de AIBO, le premier robot à l'intelligence artificielle destiné au grand public et du développement des futures mises à jour de ce robot[6],[7],[8]. En 2004, il devient le directeur interne et externe de la communication pour Sony Europe et va contribuer à l'innovation et au marketing des nouveaux produits Sony[9],[10]. En 2005, il participe également au lancement de la PlayStation Portable en Europe[11].

En 2006, lors de la polémique du rappel de batteries d'ordinateurs portables présentant un risque d'incendie (des ordinateurs Toshiba, Dell, Lenovo ou Apple étaient composés avec des piles au lithium produites par Sony, piles qui présentaient des risques d'incendie ; Sony a lancé ce qui fut alors la plus grande procédure de rappel de l'histoire)[12],[13], Nicolas Babin était fortement impliqué dans la gestion de la crise[14].

De 2008 à 2017 : innovations technologiques[modifier | modifier le code]

Nicolas Babin quitte Sony en 2008 pour rejoindre AT Internet (entreprise française spécialisée dans la mesure et le calcul des audiences de sites Internet) pour en devenir le directeur du développement international[3]. Il occupera notamment ce poste lors du bug mondial ayant désactivé Google en 2009 ou lors de la décision de Microsoft d'autoriser d'autres navigateurs sur leurs machines[15],[16]. En 2010, Nicolas Babin est nommé directeur général du groupe ConcoursMania[2], actuellement groupe Actiplay, spécialisé dans le jeu concours et le marketing[9]. Il participe notamment à l'introduction en bourse du groupe ConcoursMania en 2010[4], ainsi qu'à son développement en Europe[17].

Il rejoint en 2013 le groupe Neopost, une entreprise concevant et fabriquant des machines spécialisées dans l'affranchissement du courrier[18], en tant que directeur du business development, poste qu'il occupe jusqu'en 2017[3].

Nicolas Babin est également membre du conseil d'administration de plusieurs grandes entreprises, comme Commanders Act (depuis 2011[19]), Maxicoffee (depuis 2012[20]) ou GamFed (depuis 2013[21]) ; une société qu'il a fondée en 2012 afin de développer la ludification devenue à ses yeux une véritable industrie, afin de « contribuer au rayonnement et à la structuration » de ce marché[22].

De 2017 à nos jours : innovations, applications et conseil[modifier | modifier le code]

En mars 2017, Nicolas Babin fonde sa propre société Babin Business Consulting[23], spécialisée en conseils marketing, innovation et business development qu'il préside depuis et dans laquelle il dispense des conseils à des entreprises en France et à l'étranger[24].

Nicolas Babin est également cofondateur ainsi que contributeur de DiabiLive[25],[26], une application permettant aux diabétiques de mieux gérer leur maladie, grâce à un système de suivi de la nourriture et de l'exercice, et surtout de mieux réagir en cas de crises[27]. Il est également le responsable du développement à l'international de cette application[28],[29], notamment aux États-Unis, où elle attend l'autorisation de la Food and Drug Administration pour y être rendue disponible[27], mais également au Japon[30]. Diabilive a notamment gagné le Concours Lépine en 2016[31], ainsi que le prix spécial « Innovations » du Consumer Electronics Show en 2018[32],[33].

Il est de plus situé en tête du classement mondial des gourous de la gamification de mars 2018[24],[34].

Autres activités professionnelles[modifier | modifier le code]

Nicolas Babin donne également des conférences liées à son domaine d'activité dans les écoles supérieures de Bordeaux et de ses environs, comme par exemple à Epitech (où il donne des conférences sur le thème du marketing ou de la ludification)[35] ou à Kedge Business School, ainsi que dans des lycées professionnels comme l'établissement Saint-Jean Bosco[36].

Lors du salon spécialisé consacré au Big data à Paris en , Nicolas Babin participe notamment aux questions liées à la transparence des données[37].

Lors de la troisième édition de la semaine digitale de Bordeaux de 2013, Nicolas Babin intervient en tant que conférencier afin d'aborder la gamification[38].

En août 2017, il forme avec sa femme une société spécialisée dans l'immobilier à Bordeaux[39].

Nicolas Babin rédige également des articles pour les sites internet Gladiacteur et IndieWatch, spécialisés dans le marketing et le jeu[40],[41].

Vie personnelle et engagements[modifier | modifier le code]

Nicolas Babin est issu d'une famille originaire de Varennes-en-Argonne. Son grand-père, Jean Babin, était le recteur de la région[42]. Il a notamment permis la création d'un collège à Varennes. Nicolas Babin défend à son tour ce collège en 2017 (collège portant désormais le nom de Jean Babin)[43], lorsque ce dernier est menacé de fermeture, déclarant que « détruire ce collège, cela serait faire mourir la ville »[42].

Nicolas Babin épouse Sara E. Ashworth[39]. De cette union naquirent deux enfants, Jean et Philippe[42].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Sony Entertainment robot AIBO makes debut in European retail », sur Protext, distribution of press releases in the Czech Republic, Berlin, (consulté le 26 janvier 2018)
  2. a et b « Nicolas Babin est nommé directeur général de Groupe ConcoursMania. », sur Les Echos, (consulté le 26 janvier 2018)
  3. a b c d e f et g Stéphanie Marius, « Nicolas Babin est promu marketing director, global director digital solutions de Neopost. », sur E-marketing, (consulté le 25 janvier 2018)
  4. a et b (en) « Nicolas Babin », sur Bloomberg News (consulté le 26 janvier 2018)
  5. (en) Benny Har-Even, « Sony’s AIBO Gains New Colours and New Tricks », sur Trusted Reviews, (consulté le 26 janvier 2018)
  6. (en) Jonathan Goddard, « Sony Aibo: Clever doggy », sur Metronews, (consulté le 26 janvier 2018)
  7. (en) « Sony's AIBO entertainment robot gets its skates on », sur Communiqué de presse de Sony, Londres, (consulté le 26 janvier 2018)
  8. « LES CHERCHEURS N'EN FINISSENT PAS DE FAIRE LE CLONE », sur Stratégies, (consulté le 26 janvier 2018)
  9. a et b Gaël Olivier-Lacamp, « Nicolas Babin, directeur général du groupe ConcoursMania », sur Stratégies, (consulté le 25 janvier 2015)
  10. (en) Bill Robinson, « HP and Sony battle for domination of digital entertainment » [« Hp et Sony en guerre pour la domination du marché des loisirs informatiques. »], sur The Register, (consulté le 26 janvier 2018)
  11. (en) Victoria Shannon, « Sony chief in Europe aims to restore brand's glitter », sur New York Times, (consulté le 29 janvier 2018)
  12. (en) Yuri Kageyama, « Sony Apologizes for Battery Recall » [« Sony s'excuse pour le rappel des batteries »], sur Washington Post, (consulté le 26 janvier 2018)
  13. Christophe Alix, « Batteries Sony, un rappel massivement multi-marques », sur Libération (journal), (consulté le 26 janvier 2018)
  14. (en) Michael D. Watkins, Clayton M. Christensen, Kenneth L. Kraemer et Michael E. Porter, Harvard Business Review Leadership Library: The Executive Collection, Harvard Business Review Press, , 3280 p. (lire en ligne), p. 72
  15. Benoît Méli, « "Samedi, les visites générées par Google ont chuté de 90 %" », sur Le Journal du Net, (consulté le 26 janvier 2018)
  16. (en) Kevin J. O'Brien, « Europe Drops Microsoft Antitrust Case », sur New York Times, (consulté le 29 janvier 2018)
  17. (en) « Groupe ConcoursMania names Nicolas Babin as Managing Director », sur Groupe ConcoursMania Press Release, (consulté le 26 janvier 2018)
  18. « Le top 20 des influenceurs E-commerce », sur E Commerce Nation, (consulté le 26 janvier 2018)
  19. (en) « About Us », sur Commanders Act (consulté le 25 janvier 2018)
  20. (en) « Company profiles : Maxicoffee », sur Pitchbook (consulté le 25 janvier 2018)
  21. (en) « GamFed Overview », sur Crunchbase (consulté le 25 janvier 2018)
  22. « Naissance de GamFed », sur Communiqué de presse, Bordeaux, (consulté le 25 janvier 2018)
  23. « Dirigeants : Nicolas Babin », sur BFM TV (consulté le 26 janvier 2017)
  24. a et b Nicolas César, « Le Bordelais Nicolas Babin, "gourou" mondial des mécaniques de jeu », sur Sud-Ouest, (consulté le 27 mars 2018)
  25. « Mirambeau App Care », sur So Start Up (consulté le 29 janvier 2018)
  26. Jean-Philippe Déjean, « Mirambeau AppCare appuyé par la Région et Bpifrance », sur La Tribune (France), (consulté le 29 janvier 2018)
  27. a et b (en) Scott Ertz, « DiabiLive Will Help Remove the Greatest Challenge from Diabetes » [« DiabiLive va contribuer à faire disparaître le plus grand défi du diabète »], sur Plughitz, (consulté le 29 janvier 2018)
  28. « Comité stratégique », sur Mirambeau App Care (consulté le 29 janvier 2018)
  29. Jean-Philippe Déjean, « Diabète : après Paris, l'appli Diabilive a été sacrée à Las Vegas », sur La Tribune (France), (consulté le 30 janvier 2018)
  30. « Benoît Mirambeau, première concrétisation », sur La Dépêche du Midi, (consulté le 30 janvier 2018)
  31. Wassinia Zirar, « DiabiLive, l’application de suivi du diabète primée au CES 2018 », sur TicPharma, (consulté le 29 janvier 2018)
  32. Jean-Louis Amella, « Après Lépine, la start-up ! », sur La Dépêche du Midi, (consulté le 30 janvier 2018)
  33. Nicolas César, « Diabète : Diabilive, l’application girondine séduit les Etats-Unis après le concours Lépine », sur Sud Ouest, (consulté le 30 janvier 2018)
  34. (en) Derin Cag, « From Claude Posternak to Fleur Pellerin, These Are the Most Influential Entrepreneurs From France », sur Richtopia (consulté le 2 septembre 2018)
  35. « La gamification en question », sur Epitech, (consulté le 24 janvier 2018)
  36. « Message de Monsieur Nicolas BABIN aux lycéens ! », sur Etablissement Saint Jean Bosco, (consulté le 26 janvier 2018)
  37. Guillaume Mikowski, « Retour sur le salon Big Data Paris 2018 en infographie », sur EMarketing, (consulté le 27 mars 2018)
  38. « Nicolas Babin DIRECTEUR GÉNÉRAL - GROUPE CONCOURSMANIA », sur Semaine Digitale de Bordeaux (consulté le 24 janvier 2018)
  39. a et b « Idalia », sur Le Figaro, (consulté le 26 janvier 2018)
  40. (en) « About Nicolas Babin », sur IndieWatch (consulté le 4 février 2018)
  41. « Nicolas Babin, auteur à Gladiacteur. », sur Gladiacteur (consulté le 30 janvier 2018)
  42. a b et c Frédéric PLANCARD, « Varennes en Argonne : Collège menacé : toujours mobilisés », sur Est Républicain, (consulté le 24 janvier 2018)
  43. « Varennes en Argonne : Quel avenir pour le collège ? », sur Est Républicain, (consulté le 31 janvier 2018)

Liens externes[modifier | modifier le code]