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NGC 6425

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NGC 6425
Image illustrative de l’article NGC 6425
L'amas ouvert NGC 6425
Données d’observation
(Époque J2000.0)
Constellation Scorpion[1]
Ascension droite (α) 17h 47m 01,7s[2]
Déclinaison (δ) −31° 31′ 46″ [2]
Magnitude apparente (V) 7,2[3],[4]
7,9 dans la Bande B[5]
Dimensions apparentes (V) 10[3],[4]

Localisation dans la constellation : Scorpion

(Voir situation dans la constellation : Scorpion)
Astrométrie
Vitesse radiale −3,26 ± 0,20 km/s km/s [6],[a]
Distance 969 ± 11 pc (∼3 160 al)[7]
Caractéristiques physiques
Type d'objet Amas ouvert
Classe I1p[3] II 1 m[4]
Galaxie hôte Voie lactée
Masse 415 ± 83 M [7]
Dimensions 9,2 ± 0,1 al[b]
Âge 545 +29
−28
a [7]
Découverte
Découvreur(s) John Herschel[1]
Date [1]
Désignation(s) OCL 1033
ESO 455-SC38[3]
IRAS 17437-3131
IRAS 17437-3138[6]
Liste des amas ouverts

NGC 6425 est un amas ouvert situé dans la constellation du Scorpion. Il a été découvert par l'astronome britannique John Herschel en 1834[1].

Selon la classification des amas ouverts de Robert Trumpler, cet amas renferme moins de 50 étoiles (lettre p) dont la concentration est forte (I) et dont les magnitudes se répartissent sur un petit intervalle (le chiffre 1). D'après les données du catalogue Lynga, la classification est de NGC 6425 est II1m, soit une concentration moyenne et de 50 à 100 étoiles. Cependant, toujours d'après Lynga, l'amas est composé de 35 étoiles ce qui est en contradiction avec sa classification[4], ce qui est assez fréquent.

Observation[modifier | modifier le code]

Avec une magnitude visuelle de 7,2, on peut observer l'amas avec de petites jumelles[5].

Localisation de NGC 6425 dans la constellation du Scorpion.
Position de NGC 6425 par rapport à deux étoiles du Scorpion.

NGC 6425 est situé à environ 6,3 degrés au nord-est de l'étoile Shaula (Lambda Scorpii) et 4,2 degrés au sud-ouest de Gamma Sagittarii.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Certaines caractéristiques apparaissent sur la base de données Simbad, mais une publication très récente () basée sur les mesures de la parallaxe par le satellite Gaia a permis une mise à jour importante des données. Les données du « GAIA EARLY DATA RELEASE 3 (GAIA EDR3) »[8] ont également permis aux auteurs (Almeida, Monteiro et Dias) de cette publication d'estimer la masse de 773 amas ouverts, dont celle de NGC 6425 qui est de 415 ± 83 [7].

Distance, taille et vitesse[modifier | modifier le code]

Cet amas est à 969 ± 11 pc du système solaire[7].

La base de données Simbad indique cinq valeurs de la distance: 1 018,59 pc[9], 976,0 pc[10], 777 pc[11], 952 ± 37 pc[12] et 778 pc[13] . La distance moyenne de cet échantillon est de 900 ± 115 pc (∼2 940 al), ce qui est compatible, mais inférieure à la distance proposée par Almeida, Monteiro et Dias[7].

La taille apparente de l'amas 5[3],[4] ou 5,4[5] (5,2 ± 0,2') ce qui, compte tenu de la distance de 1 572 ± 64 pc et grâce à un calcul simple, équivaut à une taille réelle de 7,8 ± 0,6 al.

Cinq vitesses sont aussi indiquées sur la base de données Simbad. Quatre de ces vitesses sont semblables et elles indiquent que l'amas s'approche de nous: −3,35 ± 0,7 km/s[14], −3,50 ± 0,2 km/s[11], −3,126 ± 0,439 km/s[12] et −3,07 ± 0,78 km/s[15]. La vitesse moyenne de cet échantillon est de −3,26 ± 0,20 km/s. La cinquième valeur n'est pas compatible avec les quatre première, car selon celle-ci l'amas s'éloigne de nous, et de plus, avec une valeur de 5,4 ± 12,1 km/s[16], elle est très imprécise.

Métallicité[modifier | modifier le code]

Simbad rapporte deux valeurs de la métallicité, soit -0,030 et 0,16. Selon Almeida et ses collègues, la métallicité de l'amas est égale à 0,050 ± 0,059. Selon cette valeur, le pourcentage d'éléments lourds (plus lourd que l'hydrogène et l'hélium) de cet amas serait compris entre 98% et 129% (100,050 ± 0,059) de celui du Soleil.

Âge[modifier | modifier le code]

Webda et Lynga indiquent un âge de 22 millions d'années (log10=7,347)[17],[4], ce qui est totalement différent des 545 millions d'années proposées par Almeida et ses collègues.

Étoile[modifier | modifier le code]

NGC 6425 renferme au moins une étoile traînarde bleue[18],[19] de type spectral A Be[18].

Simbad montre aussi un bouton nommé Children. En cliqant sur ce bouton, on atteint une section de cette base de données qui renferme un tableau contenant 224 entrées pour NGC 6425. Cependant, des étoiles (les Children) peuvent apparaître plusieurs fois dans la deuxième colonne du tableau, d'où le nombre de liens bibliographiques qui est supérieure au nombre d'étoiles. La quatrième colonne de ce tableau indique la probabilité que l'étoile appartienne à l'amas. En cliquant sur le titre de cette colonne, on peut classer la probabilité par ordre croissant ou décroissant. En cliquant sur la désignation de l'étoile, on atteint la page de Simbad qui résume ses propriétés.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La moyenne et l'écart-type de quatre des cinq valeurs indiquées par Simbad.
  2. dimension = (969 ± 11 pc) x (3,2616 al/pc) x ((10/60)°) x (3,1416/180) = 9,2 ± 0,1 al.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d (en) Courtney Seligman, « Celestial Atlas Table of Contents, NGC 6800 - 6849 » (consulté le ).
  2. a et b (en) « Results for object NGC 6425 », NASA/IPAC Extragalactic Database (consulté le ).
  3. a b c d et e « Les données de «Revised NGC and IC Catalog by Wolfgang Steinicke», NGC 6400 à 6499 », Site WEB du cours d'astronomie du Cégep de Valleyfield.
  4. a b c d e et f (en) « WEBDA page for open cluster NGC 6425, LYNGACLUST - Lynga Open Clusters Catalog, (Miscellanous (Lynga Info)) » (consulté le )
  5. a b et c (en) « NGC 6425 - Open Cluster in Scorpius », The Sky Live (consulté le )
  6. a et b (en) « NGC 6425 -- Open Cluster », Simbad (consulté le )
  7. a b c d e et f Anderson Almeida, Hektor Monteiro et Wilton S Dias, « Revisiting the mass of open clusters with Gaia data », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 525, no 2,‎ , p. 2315-2340 (DOI 10.1093/mnras/stad2291, lire en ligne [PDF])
  8. (en) « GAIA EARLY DATA RELEASE 3 (GAIA EDR3) », ESA
  9. M. Tsantaki, E. Delgado-Mena, D. Bossini, S. G. Sousa, E. Pancino et J. H. C. Martins, « Search for lithium-rich giants in 32 open clusters with high-resolution spectroscopy », Astronomy & Astrophysics, vol. 674, no A157,‎ , p. 21 pages (DOI 10.1051/0004-6361/202244374, lire en ligne [PDF])
  10. E. Poggio, R. Drimmel, T. Cantat-Gaudin et et all., « Galactic spiral structure revealed by Gaia EDR3. », Astronomy & Astrophysics, vol. 651, no A104,‎ , p. 10 pages (DOI 10.48550/arXiv.2103.01970, lire en ligne [PDF])
  11. a et b A. V. Loktin et M. E. Popova, « Updated version of the `homogeneous catalog of open cluster parameters' », Astrophysical Bulletin, vol. 72, no 3,‎ , p. 257-265 (DOI 10.1134/S1990341317030154, Bibcode 2017AstBu..72..257L, lire en ligne [html])
  12. a et b Wilton Wilton S. Dias, Héktor Monteiro, Aandré Moitinho, Jácques R. D. Lépine, Giovanni Carraro, Ernst Paunzen, Bruno Alessi et Lázaro Villela, « Updated parameters of 1743 open clusters based on Gaia DR2 », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 504, no 1,‎ , p. 356-371 (DOI 10.1093/mnras/stab770, lire en ligne [PDF])
  13. N. V. Kharchenko, A. E. Piskunov, S. Röser, E. Schilbach et R.-D. Scholz, « Astrophysical parameters of Galactic open clusters », Astronomy and Astrophysics, vol. 438, no 3,‎ , p. 1163-1173 (DOI 10.1051/0004-6361:20042523, lire en ligne [html])
  14. Y. Tarricq, C. Soubiran, L. Casamiquela et Et al., « 3D kinematics and age distribution of the Open Cluster population », Astronomy & Astrophysics, vol. 647, no A19,‎ , p. 15 pages (DOI 10.48550/arXiv.2012.04017, lire en ligne [PDF])
  15. C. Soubiran, T. Cantat-Gaudin, M. Romero-Gómez et et al., « Open cluster kinematics with Gaia DR2 », Astronomy and Astrophysics, vol. 619, no A155,‎ , p. 11 pages (DOI 10.1051/0004-6361/201834020, lire en ligne [PDF])
  16. C. Conrad, R. -D. Scholz, N. V. Kharchenko et Et al., « A RAVE investigation on Galactic open clusters . II. Open cluster pairs, groups and complexes », Astronomy & Astrophysics, vol. 600, no A106,‎ , p. 15 pages (DOI 10.1051/0004-6361/201630012, Bibcode 2017A&A...600A.106C, lire en ligne [PDF])
  17. (en) « WEBDA page for open cluster NGC 6425, A site Devoted to Stellar Clusters in the Galaxy and the Magellanic Clouds » (consulté le )
  18. a et b J. A. Ahumada et Lapasset, « New catalogue of blue stragglers in open clusters », Astronomy & Astrophysics, vol. 463, no 2,‎ , p. 789-797 (DOI 10.1051/0004-6361:20054590, lire en ligne [PDF])
  19. Félix Llorente de Andrés et Carmen Morales-Durán, « Open clusters: time-scales, core collapse and blue stragglers », American Journal of Astronomy and Astrophysiscs, vol. 9, no 4,‎ , p. 52-66 (DOI 10.48550/arXiv.2211.10915, Bibcode 2022AmJAA...9...52L, lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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