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NGC 6451

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NGC 6451
Image illustrative de l’article NGC 6451
L'amas ouvert NGC 6451
Données d’observation
(Époque J2000.0)
Constellation Scorpion[1]
Ascension droite (α) 17h 50m 40,6s[2]
Déclinaison (δ) −30° 12′ 42″ [2]
Magnitude apparente (V) 8,2[3],[4],[5]
Dimensions apparentes (V) 8[3] 7[4] 7,2[5]

Localisation dans la constellation : Scorpion

(Voir situation dans la constellation : Scorpion)
Astrométrie
Vitesse radiale km/s
Distance 3 289 ± 43 pc (∼10 700 al)[6],[7]
Caractéristiques physiques
Type d'objet Amas ouvert
Classe II1p[3] I 2 r[4]
Galaxie hôte Voie lactée
Dimensions 23,4 ± 1,9 al[a]
Âge 136 M a [8],[4]
Découverte
Découvreur(s) William Herschel [1]
Date [1]
Désignation(s) OCL 1035
ESO 455-SC50[3]
Liste des amas ouverts

NGC 6451 est un amas ouvert situé dans la constellation du Scorpion. Il a été découvert par l'astronome germano-britannique William Herschel en 1784[1].

Selon la classification des amas ouverts de Robert Trumpler, cet amas renferme moins de 50 étoiles (lettre p) dont la concentration est moyenne (II) et dont les magnitudes se répartissent sur un petit intervalle (le chiffre 1). La classification de de Lynga est cependant I 2 r, soit ne concentration forte (I), plus de 100 étoiles (r) dont les magnitudes se répartissent sur un intervalle moyen (2). Cependant, Lynga indique aussi que l'amas est composé de 80 étoiles, ce qui est en contradiction avec sa classification[4].

Observation[modifier | modifier le code]

Avec une magnitude visuelle de 8,2, on peut observer l'amas avec des jumelles dont l'ouverture est de 40 à 50 mm ou avec un petit télescope[5].

Localisation de NGC 6451 dans la constellation du Sagittaire.
Position de NGC 6451 par rapport à Gamma Sagittarii.

NGC 6451 est situé à environ 3,3 degrés au nord-ouest de l'étoile Gamma Sagittarii.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Distance, taille et vitesse[modifier | modifier le code]

La base de données Simbad indique une récente mesure de la parallaxe moyenne de l'amas réalisée par le satellite Gaia, soit 0,304 ± 0,004 mas ce qui correspond à une distance de 3 289 ± 43 pc (∼10 700 al)[6]. Simbad indique trois autres distances: 2 770,0 pc[9], 2 076 pc[10] et 2 794 ± 268 pc[11].

La taille apparente de l'amas 7'[4], de 7,2'[5] ou de 8'[3], donc de 7,5 ± 0,5') ce qui, compte tenu de la distance de 3 289 ± 43 pc et grâce à un calcul simple, équivaut à une taille réelle de 23,4 ± 1,9 al.

Simbad indique quatre vitesses très différentes, soit −7,89 ± 6,04 km/s[12], −46,60 ± 4,12 km/s[13], −23,00 ± 8,9 km/s[10] et +5,49 ± 2,5 km/s[14]. La vitesse de cet amas est donc très incertaine.

Métallicité[modifier | modifier le code]

Simbad rapporte deux valeurs de la métallicité, soit +0,01 et +0,457. Selon ces valeurs, le pourcentage d'éléments lourds (plus lourd que l'hydrogène et l'hélium) de cet amas serait compris entre de 102% (100,01) et 286% (100,457) de celui du Soleil.

Âge[modifier | modifier le code]

Webda indique un âge de 136 millions d'années (log10=8,134).

Étoiles[modifier | modifier le code]

NGC 6451 renferme au moins trois étoiles traînardes bleues[15].

Simbad montre aussi un bouton nommé Children. En cliquant sur ce bouton, on atteint une section de cette base de données qui renferme un tableau contenant 552 entrées pour NGC 6451. Cependant, des étoiles (les Children) peuvent apparaître plusieurs fois dans la deuxième colonne du tableau, d'où le nombre de liens bibliographiques qui est supérieure au nombre d'étoiles. La quatrième colonne de ce tableau indique la probabilité que l'étoile appartienne à l'amas. En cliquant sur le titre de cette colonne, on peut classer la probabilité par ordre croissant ou décroissant. En cliquant sur la désignation de l'étoile, on atteint la page de Simbad qui résume ses propriétés.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. dimension = (3289 ± 43 pc) x (3,2616 al/pc) x ((7,5 ± 0,5)/60°) x (3,1416/180) = 23,4 ± 1,9 al.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d (en) Courtney Seligman, « Celestial Atlas Table of Contents, NGC 6450 - 6499 » (consulté le ).
  2. a et b (en) « Results for object NGC 6451 », NASA/IPAC Extragalactic Database (consulté le ).
  3. a b c d et e « Les données de «Revised NGC and IC Catalog by Wolfgang Steinicke», NGC 6400 à 6499 », Site WEB du cours d'astronomie du Cégep de Valleyfield.
  4. a b c d e et f (en) « WEBDA page for open cluster NGC 6451, LYNGACLUST - Lynga Open Clusters Catalog, (Miscellanous (Lynga Info)) » (consulté le )
  5. a b c et d (en) « NGC 6451 - Open Cluster in Scorpius », The Sky Live (consulté le )
  6. a et b T. Cantat-Gaudin et F. Anders, « Clusters and mirages: cataloguing stellar aggregates in the Milky Way », Astronomy & Astrophysics, vol. 633, no A99,‎ , p. 22 pages (DOI 10.1051/0004-6361/201936691, lire en ligne [PDF])
  7. (en) « NGC 6451 -- Open Cluster » (consulté le )
  8. (en) « WEBDA page for open cluster NGC 6451, A site Devoted to Stellar Clusters in the Galaxy and the Magellanic Clouds » (consulté le )
  9. E. Poggio, R. Drimmel, T. Cantat-Gaudin et et all., « Galactic spiral structure revealed by Gaia EDR3. », Astronomy & Astrophysics, vol. 651, no A104,‎ , p. 10 pages (DOI 10.48550/arXiv.2103.01970, lire en ligne [PDF])
  10. a et b A. V. Loktin et M. E. Popova, « Updated version of the `homogeneous catalog of open cluster parameters' », Astrophysical Bulletin, vol. 72, no 3,‎ , p. 257-265 (DOI 10.1134/S1990341317030154, Bibcode 2017AstBu..72..257L, lire en ligne [html])
  11. Wilton Wilton S. Dias, Héktor Monteiro, Aandré Moitinho, Jácques R. D. Lépine, Giovanni Carraro, Ernst Paunzen, Bruno Alessi et Lázaro Villela, « Updated parameters of 1743 open clusters based on Gaia DR2 », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 504, no 1,‎ , p. 356-371 (DOI 10.1093/mnras/stab770, lire en ligne [PDF])
  12. Y. Tarricq, C. Soubiran, L. Casamiquela et Et al., « 3D kinematics and age distribution of the Open Cluster population », Astronomy & Astrophysics, vol. 647, no A19,‎ , p. 15 pages (DOI 10.48550/arXiv.2012.04017, lire en ligne [PDF])
  13. Vijith Jacob Poovelil, G. Zasowski et S. Hasselquist, « Open Cluster Chemical Homogeneity throughout the Milky Way », The Astrophysical Journal, vol. 903, no 1,‎ , p. 18 pages (DOI 10.3847/1538-4357/abb93e, Bibcode 2020ApJ...903...55P, lire en ligne [PDF])
  14. C. Soubiran, T. Cantat-Gaudin, M. Romero-Gómez et et al., « Open cluster kinematics with Gaia DR2 », Astronomy and Astrophysics, vol. 619, no A155,‎ , p. 11 pages (DOI 10.1051/0004-6361/201834020, lire en ligne [PDF])
  15. Félix Llorente de Andrés et Carmen Morales-Durán, « Open clusters: time-scales, core collapse and blue stragglers », American Journal of Astronomy and Astrophysiscs, vol. 9, no 4,‎ , p. 52-66 (DOI 10.48550/arXiv.2211.10915, Bibcode 2022AmJAA...9...52L, lire en ligne [PDF])


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]


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