Nécessité et contingence

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La nécessité et la contingence sont des catégories modales, tout comme la possibilité et l'impossibilité.

Philosophie et logique[modifier | modifier le code]

La nécessité est l'impossibilité pour une chose[Quoi ?] d'être autre qu'elle n'est.[réf. nécessaire]

La contingence, possibilité qu'une chose arrive ou n'arrive pas, s'oppose à la nécessité (est nécessaire ce qui ne peut pas ne pas être).[réf. nécessaire]

Approche logique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Logique modale.

Approche philosophique[modifier | modifier le code]

Selon la définition de Leibnitz : "Est contingent tout ce dont le contraire est possible". Donc, tout ce qui pourrait ou aurait pu ne pas être[1].

La contingence implique l’admission d'une cause indéterminée, n’expliquant pas plus un effet qu’un autre, ne fournissant aucune solution déterminée du problème (...)[2].

La nécessité, selon le Phèdre de Platon[3],[4] reflète l'inexorable ; selon ce dialogue, la nécessité s'oppose au plein gré[5],[6].

Mythologie grecque[modifier | modifier le code]

La Nécessité, en Grec Ananké, est mère des trois Moires[7],[8],[9] :

  • Clotho la fileuse, présidait au passé (de klôthousa : « filer ») ;
  • Lachésis la dérouleuse au présent (de léxis : « prédestination ») ;
  • Atropos la trancheuse au futur (du mot atrepta : « irréversible »).

Enjeux de la contingence par rapport à la nécessité[modifier | modifier le code]

Approche de la logique 
En logique modale, la contingence est la contradiction de la nécessité[réf. nécessaire].

Domaine économique[modifier | modifier le code]

Approche marketing 
Plus l’environnement est instable et complexe, plus il faut adopter une attitude contingente[Quoi ?] dans l’appréciation de problèmes et l’évaluation des solutions.
Théorie de la contingence par rapport aux structures 
Analyse et définition des structures : situation où l’état d’un système est déterminé par la valeur de paramètres internes et externes indépendants, voire contradictoires de ses objectifs. Par extension, théorie qui met en valeur l’aptitude, la capacité à trouver une solution pertinente à un problème donné, en fonction de tous les paramètres internes et externes à l’organisation :
  • Définition : Abandonne le caractère universel des principes de gestion, essaie d’établir une synthèse[pas clair][réf. nécessaire] ;
  • Facteur contingent :
  • Des questions s'imposent quant à l’absence de valeur normative, de modèle concret chez Mintzberg[réf. souhaitée], de problème de l’application au sein de l’entreprise :
    • La contingence en tant que frein à la prise de décision ;
    • L’attitude marketing en tant qu’archétype de la contingence ;
    • Contingence : point d’entrée dans le débat conformité/pertinence.

Chaque entreprise doit s'adapter à son contexte, son environnement. Les théories de la contingence considèrent que les formes d'organisation dépendent des conditions auxquelles elles sont confrontées. Ces conditions constituent ce qu'on appelle les facteurs de contingence. Le fait de prendre en compte une contrainte ou un phénomène de limitation de l’environnement oblige à avoir des solutions différenciées suivant l’évolution (problématique intégration-différenciation).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. André Comte-Sponville, Dictionnaire philosophique, Paris, Presse Universitaire de france, (ISBN 978-2-13-060901-8)
  2. Alfred Fouillée, Esquisse d’une interprétation du monde, 1927
  3. en grec ancien ἀνάγκη, anankè
  4. Brisson et Leroux, p. 1246
  5. 231a
  6. Brisson
  7. Platon, La République [détail des éditions] [lire en ligne] (614b)
  8. Platon, Mythe d'Er le Pamphylien
  9. Brisson et Leroux, p. 1785

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]