Ministère du Temps libre

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Ministère du temps libre)
Aller à : navigation, rechercher

Le ministère du Temps libre était un ministère français qui fit partie en 1981 des innovations du premier gouvernement de Pierre Mauroy, entérinant en cela la volonté du président de la République nouvellement élu, François Mitterrand.

Les années 1930, Léo Lagrange et le Front populaire seront les sources d’inspiration de ce « Temps libre ».

André Henry sera ce ministre du Temps libre. Né en 1934 dans les Vosges, il est entré à l’école normale d’instituteurs de Mirecourt en 1951, puis rejoint le Syndicat national des instituteurs, dont il devient le secrétaire permanent en 1969. En 1974, il est nommé à la tête de la Fédération de l'Éducation nationale, en remplacement de James Marangé. C’est donc à un ancien instituteur, proche des œuvres laïques périscolaires qu’est confié cette mission « de conduire par l'éducation populaire, une action de promotion du loisir vrai et créateur et de maîtrise de son temps ».

Ce nouveau ministère prend directement la responsabilité des administrations du tourisme, de la jeunesse et des sports auquel fut adjoint une nouvelle direction « du loisir social, de l’éducation populaire et des activités de pleine nature ».

Soumis à la fois à l’improvisation qui présidait à l’installation du nouveau pouvoir, mais en même temps issu de toute une réflexion menée préalablement par la gauche, ce ministère au nom étrange a tenté de faire bouger « les choses » dans le domaine du loisir social et créateur de liberté.

Son organisation tricéphale (André Henry, le ministre, Edwige Avice, sa ministre déléguée à la Jeunesse et aux Sports, et François Abadie, son secrétaire d'État au tourisme) n’a pas facilité sa mise en place et son organisation.

Toutefois en écho permanent à l’action de Léo Lagrange, André Henry a entrepris de mobiliser son administration au service d’un idéal qui très vite s’est heurté à une quadruple difficulté : des médias hostiles et sarcastiques à l’appellation du temps libre, une organisation administrative peu favorable à l’innovation, des associations méfiantes et des réalités économiques qui prirent rapidement le dessus à toute considération sociale. C’est ainsi que les grandes espérances soulevées par ce nouveau ministère et les trop nombreuses questions qu’il posait prirent fin en avril 1983 en même temps que le ministère du Temps libre.

Il reste néanmoins de cette période, outre le foisonnement de questions et d’interpellations qui ne purent trouver de réponses satisfaisantes, la création du chèque vacances dont bénéficient aujourd’hui plus de cinq millions et demi de Français.

Cabinet[modifier | modifier le code]

Henry Grolleau (Inspecteur Jeunesse et sport) dirigea le cabinet composé de :

  • Chef de cabinet : Christiane Bahry, puis Jean-Claude Champin ;
  • Conseillers techniques : Henri Alexandre, Joël Bourque, Michel Roland Charvot, Catherine Dany, Jean Pelletier, Georges-Bernard Renouard et Max Salomon.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Joffre Dumazedier, « Le ministre du temps libre n’est pas le père Noël », Les Cahiers de l’animation, no 35,‎ , p. 1–15 (ISSN 0291-8404)