Microids

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Microids
logo de Microids

Création 28 décembre 1988
Dates clés 2003 : Fusion avec MC2 et Wanadoo Editions
2007 : Relance du label
2009 : Rachat par Anuman Interactive
Fondateurs Elliot Grassiano
Personnages clés Stéphane Longeard (CEO)
Elliot Grassiano (COO)
Forme juridique SA à conseil d'administration
Siège social Paris[1]
Drapeau de France France
Direction Stéphane Longeard
Activité Edition de logiciels
Produits Jeux vidéo
Société mère Microids
SIREN 332 456 185
Site web www.microids.com

Chiffre d'affaires comptes non disponibles

Microids (anciennement Microïds) est une entreprise française de développement et d'édition de jeux vidéo, spécialisée dans les jeux d'aventure. Créée en 1984 par Elliot Grassiano[2], elle est depuis 2009 l'une des marques de la société française Anuman Interactive.

L'entreprise, qui porta un temps le nom de MC2-Microïds après sa fusion avec MC2 en 2003, possède un catalogue fourni de jeux vidéo, dont les franchises Syberia et Still Life.

Historique[modifier | modifier le code]

1984 : Fondation[modifier | modifier le code]

Microïds est créée en 1984 par Elliot Grassiano. Au départ simple société de développement de jeux vidéo, elle étend ses activités à l'édition et à la distribution à partir de 1995. Elle est à l'origine de jeux tels que 500cc Grand Prix (1986), Rising Lands (1997), Corsairs (1999), L'Amerzone (1999), Les Fourmis (2000) ou Syberia (2002). L'entreprise est également le distributeur français des produits de Brøderbund Software, comme le jeu Prince of Persia en 1989[3],[4].

Établie à Vélizy-Villacoublay, dans les Yvelines, Microïds ouvre un studio de développement à Montréal au Canada en (Microïds Canada Inc.). L'entreprise ouvre également des filiales de distribution à Milan en Italie en 1999 (Microïds Italia), à Londres au Royaume-Uni (Microïds Ltd) et en France (Microïds Distribution France) en 2000. Au début des années 2000, Microïds réalise 70 % de son chiffre d'affaires à l'export et emploie plus de 125 personnes à travers le monde, dont 75 à l'étranger[5].

Le , Microïds doit faire son entrée sur le Nouveau marché de la Bourse de Paris[5]. Mais finalement, elle décide de renoncer face à l'environnement boursier défavorable. Au printemps 2001, elle fait une levée de fonds de 7,5 millions d'euros[6],[7].

2003 : Fusion avec MC2[modifier | modifier le code]

En 2003, Emmanuel Olivier crée une nouvelle société appelée MC2 (en). Le but de l'opération est de fusionner avec Microïds pour sauver cette dernière de la liquidation judiciaire. Le nouvel ensemble créé le prend le nom de MC2-Microïds (ou MC2 Entertainment). En septembre de la même année, la compagnie fait l'acquisition de Wanadoo Edition, filiale de Wanadoo (France Télécom). Wanadoo devient alors propriétaire de 12 % du capital de MC2[3],[8],[9]. En 2004, le groupe emploie 150 personnes à travers le monde, dont 95 à Montréal[10].

En , Ubisoft fait l'acquisition de Microïds Canada, le studio de développement canadien de MC2-Microïds. L'accord compte la cinquantaine de salariés du studio et exclut les différentes propriétés intellectuelles du groupe[11]. La même année, la filiale italienne, Microïds Italia, se sépare du groupe et devient Blue Label Entertainment[12]. La branche britannique, Microïds Ltd, ferme à son tour.

2007 : Relance en tant que label[modifier | modifier le code]

En , Emmanuel Olivier et l'équipe de son studio Index+ relancent le label Microïds pour une activité de création et de production de jeux vidéo. La société possède son siège social à Montrouge, près de Paris, et a également un studio à Montréal. Elle édite les jeux des studios de développement Tetraedge Games, Kheops Studio, Game Consulting et White Birds Productions sous les marques Microïds Montreal et Microïds Paris[13],[14],[15].

Le , Microïds fait l'acquisition des droits de propriété intellectuelle du catalogue de Cryo Interactive ainsi que de ses marques telles que Atlantis, Égypte ou Versailles[3].

Le 9 décembre 2008 la société est dissoute[16].

2009 : Rachat par Anuman Interactive[modifier | modifier le code]

Le , l'éditeur français Anuman Interactive annonce le rachat de Microïds et de toutes ses licences. L'opération est effective au [17],[18].

En 2012, le fondateur de la société, Elliot Grassiano, réintègre le groupe en tant que VP Microïds Unit et supervise le développement des jeux de la marque, tels que Dracula 4 : L'Ombre du dragon et Syberia III[3],[19].

Le , Anuman Interactive annonce avoir acquis les droits de la licence Agatha Christie pour la réalisation de jeux vidéo adaptés des œuvres de la romancière. Les jeux seront édités par le label Microïds[20],[21].

En 2019, le label Microïds est renommé Microids sans tréma par Anuman Interactive.

En décembre 2020, dans le cadre du renforcement de sa stratégie d'expansion et de développement, Microids lance une nouvelle structure de distribution. Intitulée Microids Distribution France, elle permet à l'éditeur de travailler directement avec les différents acteurs du réseau de distribution français.

Liste des jeux[modifier | modifier le code]

La société édite essentiellement des jeux d'aventure sous la marque « Microïds »[22]. Elle édite également des jeux vidéo d'autres genres sous la marque « Microïds - Games for all »[23].

Microïds possède plusieurs franchises dans son catalogue, certaines qu'elle a créée, d'autres qu'elle a rachetée :

Logos[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Societe Anuman Interractive », sur la page d'Anuman Interractive sur le site Societe (consulté le 4 février 2016).
  2. « fiche d'identité de l'entreprise disparue », sur www.societe.com (consulté le 6 juillet 2019)
  3. a b c et d « La société », sur le site de Microïds (consulté le 3 février 2016).
  4. Tortochot, Design(s) : de la conception à la diffusion, Éditions Bréal, , 219 p. (ISBN 2-7495-0189-X, lire en ligne).
  5. a et b « Microids : Introduction au Nouveau Marché de la Bourse de Paris le 2 novembre 2000 », sur edubourse.com, (consulté le 4 février 2016).
  6. « Microïds lève 7,5 millions d'euros en attendant la Bourse », sur 01net, (consulté le 4 février 2016).
  7. « Microids », sur le site des Échos, (consulté le 4 février 2016).
  8. Estelle Dumout, « Jeux vidéo: Wanadoo Edition cédé à son ancien dirigeant », sur ZDNet, (consulté le 3 février 2016)
  9. « Wanadoo cède ses activités jeux off-line à MC2 Entertainment », sur le site de l'AFJV (consulté le 3 février 2016).
  10. « Bundle up for a journey to Syberia » (version du 18 juin 2004 sur l'Internet Archive).
  11. « En bref: Ubisoft acquiert les activités montréalaises de MC2-Microids », sur le site du Devoir, (consulté le 4 février 2016).
  12. (it) Simone Gerevini, « Inizia l'avventura di Blue Label Entertainment », sur videogame.it, (consulté le 4 février 2016).
  13. « L'éditeur français Microïds revient aux affaires », sur jeuxvideopc.com, (consulté le 4 février 2016).
  14. « Emmanuel Olivier et les fondateurs d’Index+ relancent Microïds », sur le site de l'AFJV, (consulté le 4 février 2016).
  15. « MC2-Microïds », sur mobygames.com (consulté le 4 février 2016).
  16. annonce numéro 1306 page 56 du bodacc du 9 décembre 2008
  17. Nourdine Nini, « Microïds racheté par le français Anuman », sur Gameblog, (consulté le 4 février 2016).
  18. « Anuman Interactive annonce le rachat de Microïds », sur Jeuxvideo.com, (consulté le 4 février 2016).
  19. Emmanuel Forsans, « Anuman Interactive et Benoit Sokal confirment Syberia III », sur le site de l'AFJV, (consulté le 4 février 2016).
  20. Logan, « Anuman acquiert la licence Agatha Christie », sur jeuxvideo.com, (consulté le 4 février 2016).
  21. Emmanuel Forsans, « Anuman Interactive acquiert la licence Agatha Christie pour la production de jeux d'aventure sous le label Microïds », sur le site de l'AFJV, (consulté le 4 février 2016).
  22. « Microïds », sur anuman-interactive.com (consulté le 4 février 2016).
  23. « Microïds - Games for all », sur anuman-interactive.com (consulté le 4 février 2016).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]