Michel Marmin

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Michel Marmin
MICHEL MARMIN.jpg
Michel Marmin en 2017.
Fonction
Président
Groupement de recherche et d'études pour la civilisation européenne
-
Biographie
Naissance
Pseudonymes
Lucien Chanteloup
Laurence TerryVoir et modifier les données sur Wikidata
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Michel Marmin (né en 1943) est un essayiste, journaliste et scénariste français.

Il est notamment l'auteur d'ouvrages sur le cinéma et la musique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Michel Marmin naît le [1] à Angers (Maine-et-Loire).

Dans les années 1950, il est membre des Éclaireurs de France, expérience qu'il décrit comme « une initiation à l'aristocratisme antibourgeois »[2].

En 1971, il est recruté par la Compagnie française de journaux de Raymond Bourgine[3]. En 1972, il devient critique cinématographique de Valeurs actuelles à la place de Lucien Rebatet[3]. Il conserve cette rubrique jusqu'en 1978[4].

Ami de Gérard Blain, il fut le coscénariste de deux de ses films (Pierre et Djemila, 1986, et Ainsi soit-il, 2000), ce qui fit polémique[5]. Il est diplômé de l'Institut des Hautes Etudes Cinématographiques (IDHEC) et assistant de Pierre Schaeffer au Service de la Recherche de l'ORTF (1966-1972).

Également auteur de recueils de poésie, ce journaliste aux centres d'intérêt très variés, de la philosophie à l'érotisme en passant par le cinéma et la musique, il a évolué vers un rejet de plus en plus marqué des dominations supposées du capitalisme sur la société et sur la création[6].[pertinence contestée]

Également ancien collaborateur du Figaro[réf. souhaitée], il a été rédacteur en chef des encyclopédies publiées par les éditions Atlas[7]. Il a utilisé le pseudonyme « Lucien Chanteloup », ainsi que celui de « Laurence Terry » pour signer « quelques articles féministes »[8].

Nouvelle Droite[modifier | modifier le code]

Se revendiquant quatre « maîtres pour penser » (Alain de Benoist, Henri Gobard, Charles Péguy, Pierre Schaeffer)[9], il est l'une des figures historiques du Groupement de recherche et d'études pour la civilisation européenne.

En 1975, il cofonde Europe-Jeunesse[10], puis l'année suivante les éditions Copernic[4].

Président de la Société Jean-Parvulesco[11], et membre de l'Association des amis de Saint-Loup[12], il a participé au volume Rencontres avec Saint-Loup en 1991[13]).

Après en avoir été secrétaire général adjoint dans les années 1970[14], il est en 1991-92 le président du GRECE[15].

Jusqu'en avril 2007, il fut rédacteur en chef d'Éléments, où il écrit surtout des critiques, cinématographiques et littéraires.

En 1999, il signe pour s'opposer à la guerre en Serbie la pétition « Les Européens veulent la paix »[16], initiée par le collectif Non à la guerre[17].

En 2012, il s'associe au projet « Notre antenne », porté par Gilles Arnaud et Philippe Milliau, qui donne naissance en 2014 à TV Libertés[18].

Il a soutenu la thèse d'une colonisation du Pérou par les Vikings, notamment promue par son proche Jean-Claude Valla[19].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Chemins de Damas et d'ailleurs (préf. Jean-Charles Personne), Auda Isarn, 2018.
  • La République n'a pas besoin de savants, entretiens avec Ludovic Maubreuil, Pierre-Guillaume de Roux, 2017
  • Droite + Gauche (avec Éric Branca), Chronique, 2016.
  • Blondes + Brunes, Chronique, 2016.
  • Victor Hugo pour l’éternité, Chronique, 2012.
  • Napoléon au-delà de la légende, Chronique, 2011
  • Le Service militaire, Chronique, 2008.
  • La Pêche au brochet en Mai 68, Alexipharmaque, 2008.
  • Musiciens d'hier et d'aujourd'hui : Guide de l'amateur de A à Z (en collaboration avec Michèle Delagneau), e-Dite, 2007.
  • Chronique de la correspondance (en collaboration avec Laurent Palet), Chronique, 2006.
  • Chronique de l'année 2006 (en collaboration), Dargaud, 2006.
  • Chronique du timbre-poste français (en collaboration), Chronique, 2005.
  • Chronique de l'année 2005 (en collaboration), Dargaud, 2005.
  • Liber Amicorum Alain de Benoist (direction d'un ouvrage collectif), Les Amis d'Alain de Benoist, 2004.
  • Fritz Lang, Pardès, 2004.
  • Chronique de l'année 2004 (en collaboration avec Bruno Larebière), Dargaud, 2004.
  • Chronique de l'année 2003 (en collaboration), Dargaud, 2003.
  • Chronique de l'année 2002 (en collaboration), Dargaud, 2002.
  • Chronique de l'année 2001 (en collaboration), Dargaud, 2001.
  • Chemins d'ailleurs et de Damas, L'Âge d'Homme, 2000.
  • Le Mai 68 de la Nouvelle Droite (participation à un ouvrage collectif), Labyrinthe, 1998.
  • Nasser, Chronique, 1998.
  • Leclerc, Chronique, 1997.
  • Mermoz, Chronique, 1997.
  • Le Cinéma français. Le muet (avec Philippe d'Hugues, dir.), Atlas, 1986.
  • Le Cinéma français. 1960-1985 (avec Philippe d'Hugues, dir.), Atlas, 1985.
  • Le Cinéma français. 1930-1960 (avec Philippe d'Hugues, dir.), Atlas, 1984.
  • Le Cinéma : grande histoire illustrée du 7e art (dir.), Atlas, 1982.
  • Destin du français. Identité et langage — Propos tétraglossiques, Alfred Eibel, 1979.
  • Faust, Vania, Kaspar et Véronique, Alfred Eibel, 1976.
  • Arno Breker, le Michel-Ange du XXème siècle (avec J. Infiesta), De Nuevo Arte Thor, 1976.
  • Raoul Walsh ou l'Amérique perdue, Seghers, 1970 (réédit. Dualpha, 2003).

Références[modifier | modifier le code]

  1. Notice BnF.
  2. Anne-Marie Duranton-Crabol, Visages de la Nouvelle Droite : le GRECE et son histoire (thèse de doctorat en histoire remaniée), Paris, Presses de la Fondation nationale des sciences politiques, (ISBN 2-7246-0561-6), p. 21.
  3. a et b Duranton-Crabol 1988, p. 35.
  4. a et b Duranton-Crabol 1988, p. 188.
  5. Anne-Claire Cieutat, Michel Cieutat et Philippe Roger, Le Cinématographe selon Gérard Blain, Dreamland, Paris 2002, p. 47-51.
  6. La réponse qu'il fit à une question sur la culture populaire exprime bien son état d'esprit :
    « On voit bien qu'il y eut une « heureuse époque » où il y avait simultanément une authentique culture populaire et une grande culture savante, et que non seulement les deux ne s'excluaient pas, mais se croisaient et se fécondaient, s'enrichissaient mutuellement. Pasolini a admirablement développé ce thème dans ses Écrits corsaires, avec une nostalgie rageuse. Le problème est qu'il n'y a plus du tout de culture populaire, du moins dans le monde occidental, et que l'écart s'est creusé peut-être irrémédiablement entre le divertissement de masse, artistiquement nul et que je qualifierais plutôt d'asservissement de masse, et la culture savante (...)... Ce qui m'empêche cependant de totalement désespérer, c'est que ma petite-fille de 12 ans est émerveillée lorsque je l'emmène à un concert de musique contemporaine. Elle découvre que cette musique dont les sons naissent et se déploient sous ses yeux, si j'ose dire, comme l'univers à son premier jour, est infiniment moins ennuyeuse et infiniment plus belle que celles qui polluent et détruisent les tympans de ses copines... Tout serait à reprendre à l'école... Mais où sont les maîtres d'école ? » (« Entretien avec Michel Marmin », Rébellion, n°31, juillet-août 2008).
  7. Duranton-Crabol 1988, p. 231.
  8. Duranton-Crabol 1988, p. 63.
  9. Duranton-Crabol 1988, p. 59.
  10. Camus et Monzat 1992, p. 266.
  11. Camus et Monzat 1992, p. 401.
  12. Stéphane François (dir. Christian-Marie Wallon-Leducq), Les Paganismes de la Nouvelle Droite (1980-2004), Lille, université Lille-II, (lire en ligne), p. 95.
  13. Jean-Yves Camus et René Monzat, Les Droites nationales et radicales en France : répertoire critique, Lyon, Presses universitaires de Lyon, , 526 p. (ISBN 2-7297-0416-7), p. 68.
  14. Duranton-Crabol 1988, p. 158.
  15. Camus et Monzat 1992, p. 267.
  16. « Liste des personnalités signataires de l'Appel », sur nonguerre.chez.com.
  17. Renaud Dély, « L'extrême droite ratisse large contre les frappes de l'Otan. Le «Collectif non à la guerre» a tenu une réunion proserbe hier soir », sur liberation.fr, .
  18. Abel Mestre et Caroline Monnot, « La télé identitaire, la drôle d’agence de presse et le « soft power » russe », sur droites-extremes.blog.lemonde.fr, .
  19. Stéphane François (préf. Laurent Olivier), Au-delà des vents du Nord : l'extrême droite française, le pôle Nord et les Indo-Européens, Lyon, Presses universitaires de Lyon, (ISBN 978-2-7297-0874-0), p. 208.

Liens externes[modifier | modifier le code]