Michel Marmin

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Michel Marmin
MICHEL MARMIN.jpg

Michel Marmin en 2017.

Biographie
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Michel Marmin, né le , est un journaliste français.

Il est notamment l'auteur d'ouvrages sur le cinéma et la musique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Michel Marmin naît le [1] à Angers (Maine-et-Loire). Ami de Gérard Blain, il fut le coscénariste de deux de ses films (Pierre et Djemila, 1986, et Ainsi soit-il, 2000), ce qui fit polémique.

Diplômé de l'Institut des Hautes Etudes Cinématographiques (IDHEC) et assistant de Pierre Schaeffer au Service de la Recherche de l'ORTF (1966-1972), Michel Marmin est l'une des figures historiques du Groupement de recherche et d'études pour la civilisation européenne (GRECE) et de la Nouvelle Droite. Jusqu'en avril 2007, cet ancien collaborateur de Valeurs actuelles et du Figaro fut rédacteur en chef d'Éléments (la plus célèbre des revues liées au GRECE), où il écrit surtout des critiques, non seulement cinématographiques, mais aussi littéraires et artistiques. Également auteur de recueils de poésie, ce journaliste aux centres d'intérêt très variés, de la philosophie à l'érotisme en passant par le cinéma et la musique, a évolué vers un rejet de plus en plus marqué des dominations du capitalisme sur la société et sur la création[2].

Dans La Pêche au brochet en Mai 68, il dit d'ailleurs la nostalgie de son « Mai », vécu dans l'enracinement angevin et dont il retient, au-delà des « dérives », une quête d'authenticité et d'affranchissement du mécanisme de l'économie[3],[4]. Il a retracé son itinéraire intellectuel et professionnel dans La République n'a pas besoin de savants, recueil d'entretiens avec Ludovic Maubreuil (2017).

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • La République n'a pas besoin de savants , entretiens avec Ludovic Maubreuil, Pierre-Guillaume de Roux, 2017
  • Droite + Gauche (avec Éric Branca), Chronique, 2016.
  • Blondes + Brunes, Chronique, 2016.
  • Victor Hugo pour l’éternité, Chronique, 2012.
  • Napoléon au-delà de la légende, Chronique, 2011
  • Le Service militaire, Chronique, 2008.
  • La Pêche au brochet en Mai 68, Alexipharmaque, 2008.
  • Musiciens d'hier et d'aujourd'hui : Guide de l'amateur de A à Z (en collaboration avec Michèle Delagneau), e-Dite, 2007.
  • Leclerc, Dargaud, 2005.
  • Fritz Lang, Pardès, 2004.
  • Chemins d'ailleurs et de Damas, L'Âge d'Homme, 2000.
  • Le Mai 68 de la Nouvelle Droite (participation à un ouvrage collectif), Labyrinthe, 1998.
  • Nasser, Chronique, 1998.
  • Leclerc, Chronique, 1997.
  • Mermoz, Chronique, 1997.
  • Le Cinéma français. Le muet (avec Philippe d'Hugues, dir.), Atlas, 1986.
  • Le Cinéma français. 1960-1985 (avec Philippe d'Hugues, dir.), Atlas, 1985.
  • Le Cinéma français. 1930-1960 (avec Philippe d'Hugues, dir.), Atlas, 1984.
  • Destin du français. Identité et langage — Propos tétraglossiques, Alfred Eibel, 1979.
  • Faust, Vania, Kaspar et Véronique, Alfred Eibel, 1976.
  • Arno Breker, le Michel-Ange du XXème siècle (avec J. Infiesta), De Nuevo Arte Thor, 1976.
  • Raoul Walsh ou l'Amérique perdue, Seghers, 1970 (réédit. Dualpha, 2003).

Références[modifier | modifier le code]

  1. Notice BnF.
  2. La réponse qu'il fit à une question sur la culture populaire exprime bien son état d'esprit :
    « On voit bien qu'il y eut une « heureuse époque » où il y avait simultanément une authentique culture populaire et une grande culture savante, et que non seulement les deux ne s'excluaient pas, mais se croisaient et se fécondaient, s'enrichissaient mutuellement. Pasolini a admirablement développé ce thème dans ses Écrits corsaires, avec une nostalgie rageuse. Le problème est qu'il n'y a plus du tout de culture populaire, du moins dans le monde occidental, et que l'écart s'est creusé peut-être irrémédiablement entre le divertissement de masse, artistiquement nul et que je qualifierais plutôt d'asservissement de masse, et la culture savante (...)... Ce qui m'empêche cependant de totalement désespérer, c'est que ma petite-fille de 12 ans est émerveillée lorsque je l'emmène à un concert de musique contemporaine. Elle découvre que cette musique dont les sons naissent et se déploient sous ses yeux, si j'ose dire, comme l'univers à son premier jour, est infiniment moins ennuyeuse et infiniment plus belle que celles qui polluent et détruisent les tympans de ses copines... Tout serait à reprendre à l'école... Mais où sont les maîtres d'école ? » (« Entretien avec Michel Marmin », Rébellion, n°31, juillet-août 2008).
  3. « Ce que j'ai incontestablement le plus aimé, dans les événements de mai 68, du moins tels que je les ai vécus au Service de la Recherche [de l'ORTF], c'est l'espérance évidemment complètement folle de réinventer des relations sociales fondées, non plus sur un ordre mécanique, rationnel, abstrait, et, en un mot, inhumain, mais sur un « désordre » convivial qui aurait eu à mes yeux quelque chose de médiéval dans son caractère essentiellement libertaire et jamais trop humain. » (La Pêche au brochet en mai 68, Alexipharmaque, 2008)
  4. « La pêche au brochet en mai 68. - M. Marmin - Exigence : Littérature », sur www.e-litterature.net (consulté le 10 janvier 2017)

Liens externes[modifier | modifier le code]